Vidéo exceptionnelle : coup d’état de Ould Taya en 1984 !


Médiathèque
Jeudi 13 Décembre 2012 11:13


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Pauvre Mauritanie ! Comme dirait Aznavour « ils étaient tous là ! y avait même le fils maudit ! » ; déjà en 1949, Orwell donna pour titre prophétique à son célèbre roman « 1984 ! ». Tous les ingrédients de la tragédie sont là ! C’était encore l’époque de la simplicité. Les putschistes avaient pour voitures de luxe des Peugeot 504 toutes neuves… Vous les reconnaîtrez tous ! On voit même derrière, la moustache d’Aziz en embuscade…  

Voilà Ould Taya qui parle pour ses frères d’armes ! Il parle un français excellent. Il dit « merci de » et non « merci pour », il faut croire qu’avec le catalysateur qui allait le chasser 21 ans après, ils n’échangeaient pas en français peut-être juste en morse, en braille, en langage des signes ou juste en regards ; de toute façon, ils n’avaient rien à se dire. Le catalysateur devait assurer sa sécurité ; c’était son garde du corps et Taya n’était pas la princesse de Monaco…  

Dans un français charmant, Taya dit merci tranquillement, puis il parle un peu et demande aux gens de vaquer à leurs occupations. Ce qui va suivre, c’est ce qui suivra ensuite quand les cavaliers du changement furent matés, puis quand Taya fut chassé, quand Sidioca fut élu et quand il fut chassé, quand Ely a rendu le pouvoir et quand Aziz l’a pris ; cela continuera avec la chute d’Aziz car c’est un patrimoine culturel que notre art d’applaudir les coups d’état...  

Des vidéos comme celles-ci, la TVM doit en être pleine ! Aziz devrait nous laisser de temps en temps voir les saffagues qui marchèrent dans toutes les régions quand les cavaliers du changement furent matés comme ils commencent à marcher aujourd’hui contre Birame.  

Vient ensuite un noir qui parle en français pour faire les mêmes promesses qu’Aziz en campagne : ce sera la fin de la gabegie ! La fin de la terreur ! On est en 1984 ! Vous connaissez la suite… Ce genre de vidéo doit sortir des placards sinon tout s’oublie, de là l’éternel retour du délire…   A la fin, on entend un jeune inspiré qui déclame une tirade, j’ai rien compris, mais c'est magnifique à entendre, ça donne envie de maîtriser  l'arabe...

Vlane.aosa


Noorinfo