Suicide en direct : Thiam Samba tombe dans le piège de Cheikh Abdallahi Ould Ahmed Babou...


A.O.S.A
Vendredi 21 Octobre 2016 03:26


Depuis que Kaw Touré nous a annoncé sur sa page FB que le débat à la TVM a été arrêté à cause d’une intervention de Samba Thiam, j’ai attendu comme toujours le lien pour  voir l’émission sur internet.  Je pensais assister à un débat houleux où Samba Thiam aurait obligé la TVM à arrêter le direct comme Aziz le fit face à l’impertinent Ould Wodia.

 

Il y a bien eu un débat tendu mais Samba Thiam a fait à la fin une incroyable erreur de communication qui fit le jeu de ses adversaires : un véritable suicide politique après tant d’efforts…

 


D’abord comme l’ont présenté certains amis des FPC, il ne s’agissait pas d’un débat à 4 contre un. Le journaliste de la TVM accusé à tort de s’être impliqué dans les échanges a été très professionnel, très calme, essayant même de sortir Samba Thiam du piège dans lequel il est tombé. Ce journaliste n’a commis qu’un faux pas, celui de donner timidement son impression face à la présentation de monsieur Thiam à propos de la ségrégation dans le milieu scolaire. Il a été impartial pour un journaliste de la TVM face  au président des anciens Flam.

 

Il faut dire que le journaliste n’avait pas besoin de faire preuve d’excès de zèle face au juriste Cheikh Abdellahi Ould Ahmed Babou qui a fini l’émission au bord de la crise de nerfs juste pour énerver le stoïque Samba Thiam et le pousser à la faute. Et c’est réussi !

 


Ainsi Samba avait à sa gauche un juriste courtois jusqu’au bout et qui a même en vain essayé de calmer le juriste hystérique qui leur faisait face avec un monsieur de l’UPR Baba Ould Dermane, exemple parfait de la langue de bois stérile. 

 

Tout ce que le Dermane a dit de correct c’est l’intérêt du dialogue qui a permis à des ennemis politiques de se découvrir amis du dialogue entre gens civilisés. 

 

A part ça, il a versé dans le déni basique avec un air méchant, pas un sourire comme ces civils qui se sentent forts juste parce qu’ils appartiennent au pouvoir. Au moins son français est correct alors que celui des juristes est laborieux indigne de la génération bilingue.

 

Samba Thiam a dominé le débat au chapitre qu’il maîtrise : démontrer que les médias surtout officiels sont dominés par les arabo-berbères. Ainsi il a dit qu’à la TVM les poulars, les soninkés et les oualofs n’ont droit qu’à 30 min à des heures ingrates, tout le reste est aux arabo-berbères. Cela peut être vérifié par chacun.

 

Il a pris l’exemple du bac C où il dit que sur 100 admis il n’y a que 2 négro-mauritaniens et justifie cela par le fait que dans cette série les sciences étant enseignées en français (sic !) les arabo-berbères et les négro-mauritaniens ont les mêmes chances sauf qu’ensuite vu les coefficients attribués aux autres matières en arabe, le négro-mauritanien est pénalisé.

 

Là intervient le  modérateur qui demande pourquoi les négro-mauritaniens ne parlent pas l’arabe qui est enseigné depuis le primaire et pourquoi parlent-ils plutôt français ? Thiam ne dit rien et donne d’autres exemples de recrutements qu’il juge destinés qu’aux maures blancs. Il donne l’exemple du prytanée militaire, polytechnique à Nouakchott. En face personne ne lui répond.

 

Samba Thiam rappelle que c’est le colon qui a rassemblé les maures et les négro-mauritaniens dans ce qui est la Mauritanie car avant le colon il n’y avait que des émirats maures et les royaumes du Fouta du Walo et du Guidimakha. Faisant de cette entité une zone tampon entre le nord arabo-berbère et sud noir africain.

 

Samba Thiam estime qu’aujourd’hui, contrairement à hier, les négro-mauritaniens voient leur culture,  leur droit à l’égalité réduits à la portion congrue.

 

Jusque-là Samba Thiam n’avait pas fait d’erreur et ses arguments pouvaient être discutés par les deux d’en face sans qu’ils ne remportent la partie. C’est ensuite que cela se gâte…

 


En juriste, le Cheikh Abdallahi a bien commencé, fondant son argumentaire sur la constitution de la république islamique de Mauritanie votée par le peuple mauritanien. Il a expliqué que tout le monde a les mêmes droits et rien n’établit dans les textes la discrimination dont parle monsieur Thiam qu’il accuse de parler pour lui-même car il ne représente personne vu que « des millions » de poulars ont voté cette constitution.

 

Thiam Samba a voulu critiquer la constitution mais sans attendre qu’il n’achève sa pensée le juriste se déchaîne en lui interdisant  même de critiquer la constitution car elle s’impose à tous. Argument stupide puisque les gens de l’UPR l’ont discutée comme d’autres pendant le dialogue pour changer cette constitution donc on peut bien en parler.

 

D’ailleurs le journaliste le rappelle, le juriste encaisse mais ne baisse pas les armes car il cherche à énerver Thiam Samba pour qu’il dise une énormité, quelque chose qui va prouver que c’est un raciste né en plus d'être quelqu’un qui ne respecte pas la démocratie.

lire la suite...

chezvlane