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SOMAGAZ: L’Etat cherche à se désengager


Mauritanie
Samedi 15 Février 2014 - 13:31

L’Etat est-il en voie de revenir sur une option chère à la rectification : la création des sociétés publiques ? Depuis quelque temps, il songe, en effet, à céder ses parts à la SOMAGAZ (67% du capital) et à transformer la SNAT, la société d’aménagement agricole en GIE. Le processus de privatisation de la société de commercialisation de gaz butane a été lancé depuis la fin de l’année dernière dans un flou total. Ce n’est plus une option, mais déjà une décision. L’Etat mauritanien va se désengager de la commercialisation du gaz et cherche désormais acquéreur à ses actions à la SOMAGAZ, une entreprise sous perfusion depuis déjà plusieurs années et qui a perdu une grande part du marché.


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Comme l’exigent les textes réglementaires de l’entreprise, l’Etat, principal actionnaire après avoir hérité la part des Algériens qui s’étaient tout simplement retirés, s‘est adressé d’abord aux actionnaires privés qui détiennent un peu plus de 30% du capital pour les informer de sa décision de vendre ses actions à la SOMAGAZ. Sans donner plus de détails. C‘est-à-dire, explique un actionnaire privé de l’entreprise, qu’il n’a offert aucune information sur la situation d’une société qui donne tous les signes d’une entreprise moribonde qui traîne d’énormes difficultés aussi bien au niveau de son personnel pléthorique, sa situation financière, son outil de production, ses engagements… Il est vrai que le ministère n’a pas apporté de détails supplémentaires sur la situation de la SOMAGAZ.

Une manière sans doute peu élégante pour dissimuler l’état réel d’une société qui traîne toutes les casseroles vides et qui a mauvaise presse dans l’opinion. Face à l’insistance des actionnaires privés, le ministère de tutelle et la direction de la société sont sortis de leur silence pour affirmer qu’ils n’ont jamais fait d’audit pour les installations qui se trouveraient dans un état désastreux à cause de leur vétusté et du manque d’entretien. Sur le plan de la situation financière, un bilan incomplet de l’année 2012 a été dévoilé. En plus de cela, le délai de réception des offres ou réponses des actionnaires fut prolongé de deux semaines qui ont expiré le 14 janvier dernier. Sur les cinq actionnaires privés, trois avaient fait des offres, tandis que deux ont argué du manque d’information et de l’opacité de l’opération pour ne pas faire d’offres. Toutefois, ils précisent qu’ils gardent leur droit de regard… Par rapport aux offres présentées, l’une propose d’acheter les parts de l’Etat à environ cent millions d’ouguiyas.

Ce qui représente à peu près 67% du capital initial de la société : 150 millions ouguiyas. Un capital qui n’a jamais été augmenté depuis la création de l’entreprise nationale de gaz. La deuxième offre, présentée par un opérateur de gaz agissant sous le nom de l’un des actionnaires, s’est limitée à proposer l’achat de cinquante actions à un prix très élevé qui évalue la valeur de la société à des dizaines de milliards ouguiyas. Une manière, dit un actionnaire intéressé, de rendre la vie difficile pour les autres concurrents et faire barrage devant eux. La troisième offre, certainement la plus sérieuse et la plus complète sur le plan technique, est présentée, elle aussi, par un autre actionnaire opérateur dans le secteur. Il détaille un plan d’action à mettre en œuvre qui comporte des investissements chiffrés.

Il évalue la société à 1,3 milliard ouguiya et est prêt donc à verser à l’Etat plus de 800 millions ouguiyas contre ses 67%. Toutes les propositions ont été apportées au boss. C‘est-à-dire le président de la République qui a le dernier mot. Mais selon toute vraisemblance, l’Etat se prépare a lancé un appel d’offres ouvert devant tout le monde. Une affaire qui risque de prendre encore du temps et, surtout, de provoquer du bruit. Beaucoup de bruit…

Ould Bladi

Source:
rmibiladi


              

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