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L’Iran devra assouplir ses contraintes


International
Mercredi 5 Mars 2014 - 10:23

Des gestes concrets sont attendus de Téhéran en matière de libertés publiques.


L’Iran devra assouplir ses contraintes
L’Iran a exécuté au moins 80 personnes depuis le début de l’année, a récemment fait savoir l’Onu qui s’inquiète de ce chiffre qui pourrait même être plus proche de cent, selon des sources fiables. La grande majorité des condamnés à mort le sont pour des motifs liés au trafic de drogue. Prétexte ou non pour réprimer à tour de bras, la question de la drogue connaît une explosion en Iran ces dernières années. Le contexte économique, le manque de perspectives, et la recherche d’un paradis artificiel sont autant d’éléments d’explication. L’Iran voisine aussi l’Afghanistan, premier producteur mondial d’opiacés, dont la production a repris grâce à l’amélioration relative de la situation sécuritaire dans le pays. La peine capitale ne s’est jamais aussi bien portée en Iran - et n’a jamais aussi bien porté son nom, les condamnés étant pendus. "On peut arrêter les exécutions (des trafiquants) mais vous allez les voir arriver chez vous", a habilement glissé Ali Larijani, le président conservateur du Majlis (la chambre basse du Parlement), au ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders en visite fin février à Téhéran."Ils sentent bien qu’ils doivent donner des gages sur les droits de l’homme et des libertés publiques", estimait pour sa part M. Reynders. Pour lui, la réintégration de l’Iran dans le concert des Nations passe par l’entame d’un dialogue sur ces questions.

Contraintes sociales Outre le règlement complet de la question nucléaire, ce sont des conditions sine qua non à la reprise d’une éventuelle relation commerciale entre la Belgique - et plus largement l’Europe - et l’Iran. Le ministre belge a trouvé une oreille attentive et concernée, Ali Larijani ayant lancé une invitation au Haut représentant spécial de l’Union européenne aux droits de l’homme Stavros Lambrinidis pour débuter ce dialogue. Il est vrai qu’en la matière, les chantiers à ouvrir ne manquent pas en Iran. Le pays, durement touché par une crise économique et isolé par les sanctions internationales, est aussi considéré comme l’un des plus secrets et répressifs au monde. Les discriminations et autres contraintes sociales y sont nombreuses. La situation des femmes reste parmi les plus préoccupantes. La République islamique les oblige à porter le foulard, mais cette obligation fait l’objet d’un jeu, du moins en ville et pour les plus "libérées" d’entre elles. Les mèches de cheveux dépassent plus ou moins largement de l’étoffe, elles sont même parfois décolorées. Dans les bus, elles s’assoient au fond, les hommes étant à l’avant. Si les femmes font de la politique, leur représentation est minimale.

Au Majlis, elles sont neuf - pour 290 sièges au total - soit 3 % des députés. Et là aussi, elles sont regroupées. Facebook, pas éternellement interdit L’alcool est interdit. Mais, dit un journaliste français croisé sur place, rien n’est plus facile que de s’en procurer. "Il y a certains numéros qui circulent. Il suffit de commander et vous êtes livré", dit-il. Pourvu que l’on ait les moyens car les prix sont élevés. L’Iran filtre largement Internet. Les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter sont interdits. Une page web colorée barre la route à l’internaute qui aurait imprudemment tenté de franchir leur portail. Celui-ci doit donc trouver d’autres manières pour y accéder. Dimanche dernier, le ministre de la Culture et de l’Orientation islamique, Ali Janati, a déclaré que l’Iran ne pourrait pas interdire éternellement le réseau Facebook, qui serait utilisé par quatre millions d’Iraniens. Les principales figures du pouvoir, dont le guide suprême Ali Khamenei lui-même, ont leur vitrine sur le très populaire réseau américain. "On ne peut pas enfermer les gens et empêcher quelque chose sous prétexte de défendre les valeurs islamiques", a affirmé M. Janati.

Source:Lalibre


              

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