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 <title>Noor Info - Mauritanie</title>
 <subtitle><![CDATA[A nous de montrer, à vous de voir]]></subtitle>
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 <updated>2013-06-18T07:02:45+02:00</updated>
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   <title>Révélations sur la NSA : il y a pire que PRISM</title>
   <updated>2013-06-17T21:10:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/Revelations-sur-la-NSA-il-y-a-pire-que-PRISM_a9732.html</id>
   <category term="Lu sur le web" />
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   <published>2013-06-17T20:50:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici, et de loin, la partie la plus effrayante: la collecte des métadonnées. Oubliez Prism, le système de la NSA permettant d'extraire des données à partir de Google, Facebook et consorts. Le programme secret le plus effrayant révélé par les récentes fuites concerne la collecte et le stockage de millions de relevés et de géolocalisations téléphoniques de citoyens américains.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5619644-8381684.jpg" alt="Révélations sur la NSA : il y a pire que PRISM" title="Révélations sur la NSA : il y a pire que PRISM" />
     </div>
     <div>
       <br />   <br />  Si on en croit des employés de l'agence de renseignement, passés comme présents et qui ont tous utilisé l'énorme base de métadonnées obtenue auprès des principaux opérateurs télécoms du pays, ces informations sont tout ce qu'il y a de plus accessible pour la communauté du renseignement, et ce depuis de simples ordinateurs. <br />   <br />  Les données servent à relier des terroristes connus ou présumés à des individus situés sur le territoire américain et à faciliter leur localisation. Elles ont aussi été utilisées dans le cadre d'enquêtes criminelles se déroulant à l'étranger et pour assister les forces armées postées à l'extérieur des Etats-Unis. <br />   <br />  Mais les législations régentant la collecte et l'usage de ces informations n'ont rien de limpide. Et elles ne sont pas non plus aussi solides que celles associées à Prism, le système que la NSA utilise pour extirper des informations des serveurs des mastodontes technologiques américains. <br />   <br />  Les métadonnées ne sont pas protégées par le Quatrième Amendement. Les contenus des mails et des messages instantanés (ce que Prism permet de récolter), si. <br />   <br />  Une ordonnance émise par le tribunal FISA à l'intention de Verizon demande que l'entreprise fournisse les relevés de toutes ses métadonnées téléphoniques, et ce «dans le cadre d'un suivi quotidien». <br />   <br />  Des experts juridiques ont beau estimer probable la légalité de ce type de collecte, pour Paul Rosenzweig, un ancien responsable du Département de la Sécurité Intérieure des Etats-Unis sous l'administration Bush, elle est «remarquablement invasive et sans doute très peu judicieuse». «Difficile d'imaginer des faits susceptibles de justifier la collecte de l'intégralité des métadonnées américaines. Certes, le monde dans lequel nous vivons a changé depuis le 11-Septembre, mais il n'a pas non plus tant changé que ça», poursuit-il. <br />   <br />  En comparaison, les limitations de Prism semblent plus sérieuses et son assise juridique plus solide. Plusieurs officiels, passés et présents et ayant vu passer les énormes bases de données dont se servent les analystes du renseignement, affirment que le champ d'application de Prism est précisément celui qu'ont défini le Congrès et le gouvernement en 2008, au moment de la modification du Foreign Intelligence Surveillance Act. Le but, c'était de permettre aux agences de renseignement de cibler et d'intercepter les communications d'étrangers lors de leur passage dans des réseaux présents aux États-Unis. <br />   <br />  Cette loi interdit de viser un citoyen ou un résident officiel américain sans mandat, un document qui doit préciser sur quelles bases rationnelles l'individu concerné se voit suspecté de liens avec le terrorisme ou d'être un agent à la solde d'une puissance étrangère. <br />   <br />  Ces derniers jours, dans leur défense de Prism, des officiels n'ont pas cessé de mettre en avant le fait que le tribunal FISA supervisait le programme de collecte, afin de s'assurer qu'il ne ciblait que des entités étrangères et que toute donnée américaine collectée accidentellement était expurgée. Et selon eux, tous les articles mentionnant un «accès direct» du système aux serveurs des entreprises se trompent. Par ailleurs, un responsable du renseignement américain a aussi précisé que le système ne pouvait pas interroger directement les données d'une entreprise Internet. <br />   <br />  Mais l'administration n'a pas expliqué pourq. uoi la collecte des métadonnées de millions de citoyens et de résidents officiels américains, de manière aussi étendue et avec aussi peu de discernement, relève d'une loi conçue pour éviter à des innocents de voir leurs informations personnelles révélées à des analystes du renseignement. <br />   <br />  De même, personne n'a indiqué pourquoi la NSA avait besoin d'un accès continu et quotidien à toutes ces informations et pendant tant d'années, surtout que n'importe quelle information spécifique peut être ponctuellement obtenue par voie d'assignation. <br />   <br />  Voici pourquoi les métadonnées téléphoniques peuvent se révéler bien plus invasives et relever d'un danger bien plus important pour la vie privée et les libertés civiles que le système Prism: <br />   <br />  1. Les métadonnées en révèlent souvent davantage que le contenu d'une communication, ce que collecte Prism. Une étude publiée par la revue Nature a montré qu'il suffit de quatre «repères spatio-temporels», comme le lieu et l'heure d'un appel téléphonique, pour déterminer l'identité de l'appelant dans 95% des cas. <br />   <br />  2. Selon le Wall Street Journal, en plus des métadonnées téléphoniques, la NSA collecte aussi des métadonnées sur les emails, les recherches Internet et les transactions de carte bancaire (même s'il n'est pas évident que cela soit toujours d'actualité). En combinant ces informations à celles des métadonnées téléphoniques, on peut non seulement accéder à l'identité d'un individu, mais aussi à toute l'étendue de son réseau social, de ses transactions financières et de ses déplacements. <br />   <br />  3. Selon les représentants du gouvernement, les analystes du renseignement ne compulsent pas ces métadonnées téléphoniques sans garde-fou. Deux employés ayant utilisé ces données dans le cadre de la lutte contre le terrorisme affirment qu'elles ne contiennent aucun nom et que lorsqu'un numéro national apparaît, il est bloqué et rayé d'un «X». <br />   <br />  Mais de tels systèmes de contrôle, selon un ancien employé du renseignement, sont des règlements internes aux agences et rien ne dit que le tribunal FISA ait quelque chose à en dire. Selon cet employé, s'il voulait voir le numéro bloqué, il devait demander la permission à sa direction juridique. Cette permission lui était souvent accordée, mais sans qu'il ait connaissance du processus juridique à l’œuvre, ni la certitude que cette demande repassait par le tribunal FISA. <br />   <br />  4. Toute la communauté du renseignement peut largement accéder à cette base de métadonnées et ce via de simples ordinateurs, ce qui augmente les risques d'utilisation dévoyée. <br />   <br />  5. Les métadonnées ont le potentiel de faire déraper des missions. Elles ne sont pas uniquement utilisées pour déjouer des complots terroristes sur le territoire américain, comme l'ont assuré certains législateurs. Elles permettent aussi aux forces militaires postées à l'étranger de pister des réseaux de terroristes et d'insurgés. Et elles sont aussi utilisées dans le cadre d'enquêtes internationales, dont certaines concernant des trafiquants d'armes présumés. <br />   <br />  Pour toutes ces raisons, et pour d'autres qui émergeront sans doute dans les jours qui viennent, c'est de ces métadonnées qu'il faut davantage avoir peur. En comparaison, Prism n'est qu'un nom plutôt cool, une présentation PowerPoint pourrie –et rien de vraiment nouveau sous le soleil.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Crise alimentaire : cinq ans après les émeutes de la faim, le doute...</title>
   <updated>2013-06-17T14:58:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/Crise-alimentaire-cinq-ans-apres-les-emeutes-de-la-faim-le-doute_a9730.html</id>
   <category term="Société" />
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   <published>2013-06-17T17:15:03+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les déclarations de bonnes intentions consécutives à la crise alimentaire de 2008 n'ont pas été suivies d'effets. La situation en Afrique aurait même plutôt empiré.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5618667-8380252.jpg" alt="Crise alimentaire : cinq ans après les émeutes de la faim, le doute..." title="Crise alimentaire : cinq ans après les émeutes de la faim, le doute..." />
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      Égypte, Maroc, Cameroun, Côte d'Ivoire, Mauritanie, Sénégal, Burkina Faso... C'était en 2008, et personne n'a oublié les «&nbsp;émeutes de la faim&nbsp;» provoquées par une inflation soudaine du prix des denrées de base. À l'époque, la communauté internationale comme les autorités politiques africaines juraient leurs grands dieux que la sécurité alimentaire serait désormais en tête de leurs priorités. En septembre&nbsp;2009, le G20 de Pittsburgh (États-Unis) promettait 22&nbsp;milliards de dollars (15&nbsp;milliards d'euros) via le Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire. <br />   <br />  Sur le continent, cette préoccupation remontait même à 2002 quand, après des années de déclin des investissements et de faible productivité agricole, la Commission de l'Union africaine avait lancé le Programme détaillé de développement de l'agriculture africaine (PDDAA) dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad). Les États s'engageaient à affecter 10&nbsp;% de leurs budgets nationaux à l'agriculture, avec l'ambition d'atteindre un taux de croissance agricole de 6&nbsp;% par an. À ce jour, une trentaine d'États africains ont signé ce pacte, dont, dernièrement, le Gabon. <br />   <br />  De belles paroles... Car les résultats des politiques de sécurité alimentaire en Afrique sont largement décevants. «&nbsp;Il est préoccupant de constater que quatorze pays africains figurent encore aujourd'hui sur la Watch List de la FAO \[Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture], dont quatre qui ont enregistré des taux de croissance parmi les meilleurs, à savoir le Congo, le Niger, l'Éthiopie et le Mozambique&nbsp;», se désole Gilles Peltier, ex-directeur délégué de l'Agence française de développement (AFD) et, à ce titre, ancien membre du conseil de surveillance de l'African Agriculture Fund. <br />   <br />  <strong>Sous-alimentation</strong> <br />   <br />  Dans l'ensemble, la situation du continent a plutôt empiré. Dans son rapport 2012 sur «&nbsp;l'état de l'insécurité alimentaire dans le monde&nbsp;», la FAO estime à 239&nbsp;millions le nombre d'Africains sous-alimentés sur la période 2010-2012, soit 19&nbsp;millions de plus que sur la période 2007-2009. Et la progression ne se fait pas seulement en valeur absolue. La prévalence de la sous-alimentation est passée de 22,6&nbsp;% à 22,9&nbsp;%. Si la situation en Afrique du Nord est restée stable (2,7&nbsp;%) et relativement proche de celle des régions développées (1,4&nbsp;%), il en va autrement de l'Afrique subsaharienne. Le nombre de personnes sous-alimentées y a sensiblement augmenté, de 216&nbsp;millions à 234&nbsp;millions. Pour atteindre en 2015 les Objectifs du millénaire pour le développement, il faudrait que leur nombre sur le continent diminue de moitié par rapport au début des années 1990 -&nbsp;soit sous la barre des 90&nbsp;millions de personnes. On en est loin... <br />   <br />  Est-ce une question de volume d'investissements ? Force est de constater que les engagements n'ont été que très partiellement tenus. Selon le Système régional d'analyse stratégique et de gestion des connaissances (Resakss, organisme de suivi du PDDAA), seuls cinq pays africains consacrent au moins 10&nbsp;% de leurs dépenses totales au secteur agricole : le Burkina Faso, l'Éthiopie, le Mali, le Niger et le Sénégal. «&nbsp;À l'exception de l'Éthiopie, aucune des dix plus grandes puissances agricoles en Afrique n'a atteint cet objectif&nbsp;», constatent les chercheurs du Resakss. Et seuls six pays ont dépassé les 6&nbsp;% de croissance agricole : l'Angola, la Guinée, le Nigeria, l'Éthiopie, le Rwanda et le Mozambique. <br />   <br />  «&nbsp;En 2008, on estimait les besoins d'investissement à 8&nbsp;milliards de dollars sur cinq ans, explique Gilles Peltier. Et nous sommes péniblement arrivés à 1,5&nbsp;milliard. Cela ne suffit pas, et l'Afrique n'est pas du tout à l'abri d'une nouvelle crise.&nbsp;» «&nbsp;Il faut être prudent, car l'aspect qualitatif des investissements est au moins aussi important que les volumes, nuance Jean-Luc François, responsable de la division agriculture à l'AFD. Le Burkina Faso ou le Sénégal dépensent beaucoup en subventionnant énormément les engrais, mais est-ce une politique soutenable ? Sans doute pas. À l'inverse, le Kenya, qui investit relativement peu, a une agriculture très dynamique.&nbsp;» <br />   <br />  « MIRAGE ». À ce point de la discussion, de nombreuses lignes de fracture apparaissent sur ce que les uns et les autres considèrent comme une politique agricole pertinente. Certains rêvent de reproduire en Afrique les grandes exploitations mécanisées de plusieurs milliers d'hectares du Brésil ou d'Australie. «&nbsp;C'est un mirage, s'agace Jean-Luc François. En Afrique de l'Ouest notamment, ce n'est pas possible. Le véritable enjeu est d'intensifier la production des petites exploitations agricoles.&nbsp;» <br />   <br />  Ce débat sur la taille se mêle à celui sur la nature des productions à mettre en avant : vivrières pour la consommation locale ou d'exportation pour réduire le déficit commercial ? «&nbsp;Diminuer les importations pour être moins dépendant du marché n'est pas toujours la bonne voie à suivre, fait valoir Jean-Luc François. De nombreux pays ont des avantages comparatifs sur les cultures d'exportation tropicales. Et dans certaines zones comme l'Afrique du Nord, il faudra toujours acheter du blé. La course à l'autosuffisance serait suicidaire.&nbsp;» Cela étant dit, l'accent mis sur les cultures d'exportation pose question. «&nbsp;Ce sont ces cultures qui intéressent les investisseurs du Nord, pas la production d'oeufs, de maïs ou de manioc. Du coup, en Zambie, les poussins de trois jours sont importés des Pays-Bas par cargo&nbsp;», regrette Gilles Peltier. <br />   <br />  Alors qu'il est difficile de conclure globalement sur la pertinence des choix effectués, il y a toutefois quelques exemples de stratégies unanimement salués. C'est le cas au Ghana, qui a su mobiliser ses petits producteurs sur des cultures d'exportation comme l'hévéa ou le cacao, avec des systèmes de financement qui fonctionnent bien. Autre réussite : la mise en valeur du fleuve Sénégal. «&nbsp;Le déficit commercial en riz a réellement diminué grâce à des investissements publics importants dans l'irrigation, un coup de fouet donné aux intrants et une politique aux frontières de taxation du riz brisure asiatique&nbsp;», résume Jean-Luc François. <br />   <br />  VOLATILITÉ. Dernière mise en perspective dans un débat qui n'en manque pas : la hausse de la production est-elle un objectif suffisant ? «&nbsp;Avec la distribution d'engrais et de semences, les cultures locales de maïs et de riz sont devenues plus productives. Mais attention, ce n'est pas parce que la production progresse que le problème de l'insécurité alimentaire est résolu. Le pouvoir d'achat des ménages reste trop faible&nbsp;», prévient Nicolas Bricas, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). <br />   <br />  En 2008, la crise était avant tout liée à l'envolée des prix. Pour faire face à cette volatilité, c'est autant la question du pouvoir d'achat -&nbsp;et donc du chômage&nbsp;- qui est posée. «&nbsp;Avec la croissance démographique, 300 000&nbsp;jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail en Afrique subsaharienne. Qui propose ces emplois ?&nbsp;» interroge Nicolas Bricas, qui plaide plus pour des politiques multisectorielles que pour d'hypothétiques révolutions vertes. <br />   <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://economie.jeuneafrique.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=17620" target="_blank">JeuneAfrique</a>
     </div>
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   <title>Developpement : Quelle Afrique qui se lève ?</title>
   <updated>2013-06-17T17:15:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/Developpement-Quelle-Afrique-qui-se-leve_a9725.html</id>
   <category term="Lu sur le web" />
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   <published>2013-06-17T17:00:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
On nous rappelle constamment ces temps-ci que l’Afrique se lève et qu’elle abrite six des dix économies les plus dynamiques au monde. En mars, The Economist écrivait que « l’Afrique est le continent le plus dynamique au monde en ce moment », et « la frontière la plus chaude » pour les investissements. Selon la couverture du Times Magazine intitulée « Africa Rising » (L’Afrique se lève), le continent est « la prochaine puissance économique du monde », l’hebdomadaire ajoutant les défis à relever.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5618351-8379805.jpg" alt="Developpement : Quelle Afrique qui se lève ?" title="Developpement : Quelle Afrique qui se lève ?" />
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      Le Wall Street Journal y voit « une nouvelle ruée vers l’or ». Pour le Financial Times le phénomène est celui de « l’appel de l’Afrique ». Un rapport de McKinsey Global a pu appeler les pays africains en croissance « les lions en mouvement ». D’autres, comme le magazine Forbes, ne se satisfont pas simplement de l’éveil africain : c’est un éveil très rapide. Il y a même un nouveau livre intitulé The Fastest Billion (le milliard le plus rapide – en écho à l’ouvrage de Paul Collier The Bottom Billion, le milliard du bas). <br />   <br />  Bien sûr il se passe de très bonnes choses en Afrique, mais l’histoire ne s’arrête pas là. Elle a plusieurs facettes. L’Afrique est en croissance, mais cette dernière semble laisser les populations sur le bord de la route. La célébration semble donc prématurée, un peu comme si nous posions le toit de la maison avant d’en avoir jeté les fondations. Voilà qui est très risqué : même un petit vent pourrait faire écrouler notre maison et conduire ce nouveau « slogan » sur l’Afrique à disparaître comme d’autres avant lui. Africains, soyons prudents : il faut du temps pour construire une maison ! <br />   <br />  Une nouvelle étude de la Banque africaine de développement (BAD) et le Global Financial Integrity révèle que de 1980 à 2009 l’Afrique a perdu 1,2 milliard à 1,4 milliards de dollars en sorties illicites de capitaux financiers, c’est à dire de l’argent sale, comme la corruption, l’évasion fiscale etc. C’est une quantité incroyable d’argent, plus de trois fois le montant total de l’aide étrangère reçue sur la même période. Cela remet en question l’hypothèse courante que l’Afrique reçoit de l’argent sous forme d’aide à l’étranger et d’investissements étrangers de ses donateurs et partenaires. En effet, l’Afrique donne plus au reste du monde qu’elle n’en reçoit ! Le rapport montre que le continent est un créancier net ; mais à travers des moyens illicites. <br />   <br />  « La fuite des ressources de l’Afrique au cours des 30 dernières années, presque équivalente au PIB actuel de l’Afrique, bloque l’envol de l’Afrique », selon le professeur Mthuli Ncube, économiste en chef et vice-président de la Banque africaine de développement. Il ajoute que « le continent africain est riche en ressources naturelles. Grâce à une bonne exploitation des ressources, l’Afrique pourrait être en mesure de financer une grande partie de son propre développement ». <br />   <br />  La « puissance économique » de l’Afrique a tendance à faire pire que le reste du monde. Le rapport indique que l’Afrique du Sud, la première économie de l’Afrique, a perdu 170 milliards de dollars en ressources nettes sur une période de 30 ans en sorties illicites. Pour le Nigéria, la deuxième économie africaine, les choses sont encore plus graves : plus de 250 milliards de dollars ont quitté le pays. Un autre rapport en 2012 montrait que le Nigéria a perdu plus de 400 milliards de dollars seulement en corruption pétrolière depuis l’indépendance en 1960, ce qui est beaucoup plus que son PIB courant de 268 milliards. <br />   <br />  Juste avant le dernier rapport, l’Afrique faisait les gros titres encore pour de mauvaises raisons. Un nouveau rapport de l’Africa Progress Panel présidé par l’ancien secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, révèle que l’Afrique est en proie à des contrats miniers et transferts financiers secrets, et que des entreprises exploitent les vastes ressources naturelles de l’Afrique à cause de la mauvaise gestion, de la corruption et la de faiblesse du leadership dans de nombreux pays riches en ressources. <br />   <br />  La République démocratique du Congo permet d’illustrer ce problème. Emblème de la richesse en minéraux (on estime qu’elle abrite plus de 2.400 milliards de dollars dans son sous-sol), le pays est également le plus pauvre de la planète selon l’indice de développement humain de l’ONU. Le rapport détaille l’ampleur des tractations secrètes au Congo, qui partent de la plus haute sphère du pouvoir, avec cinq contrats au prix sous-évalué, coûtant au pays 1,4 milliard de dollars. Le rapport a noté que « le chiffre était équivalent au double des budgets combinés de l’éducation et de la santé de la RD Congo ». Dans un seul contrat avec l’Eurasian Natural Resources Corp, le pays a perdu 725 millions de dollars. Et pourtant, la croissance économique du Congo en 2012 a été très forte, à 7,2%, et devrait être encore plus élevée en 2013. <br />   <br />  Pas étonnant que la croissance économique soit impressionnante dans une grande partie de l’Afrique, mais qu’elle ne profite pas encore aux populations. L’Afrique a son problème des « 1% ». Avec plus de 5% de croissance annuelle du PIB, et des projections à la hausse, la croissance s’est accompagnée de peu de croissance de l’emploi et la pauvreté ne diminue pas aussi rapidement qu’elle le devrait. Dans certains pays, comme l’Afrique du Sud, la richesse est si concentrée entre les mains de l’élite que regarder le PIB par habitant n’a plus aucun sens. Si l’on observe globalement, l’impression est bonne, mais après examen, les choses ne sont pas exceptionnelles. Ou, du moins, pas encore. Pas d’afro-pessimisme ici, simplement les faits. <br />   <br />  Voilà le paradoxe économique : à quoi servent des chiffres impressionnants de croissance du PIB sans création d’emploi et sans impact réel sur la vie des gens ? L’indice de développement humain des Nations Unies, une mesure du bien-être général des populations, fournit une meilleure illustration. Son dernier rapport montre qu’une grande partie de l’Afrique occupe encore le rang le plus bas par rapport à d’autres régions. Et les dix pays les moins avancés appartiennent à l’Afrique. <br />   <br />  Il semble que faire croître une économie soit beaucoup plus facile que d’en tirer un véritable développement. Le point de départ devrait être une guerre contre la corruption et le transfert illicite de ces énormes sommes d’argent hors de l’Afrique. Avec une bonne gestion de ce que nous possédons, nous n’avons pas besoin d’aide extérieure. Le changement de récit médiatique à propos de l’Afrique, auparavant considéré comme trop négatif, est bienvenu. Mais cela ne doit pas signifier être aveuglément positif, car cela nous amènerait à devenir complaisants et à oublier comment aborder nos plus grands défis. Les défis qui nous attendent, comme la lutte contre la corruption et le déficit de gouvernance dans certains pays, sont énormes. Les optimistes et les pessimistes sur l’Afrique ont raison, avec des données et des faits pour étayer les arguments. <br />   <br />  Oui, l’Afrique s’éveille dans le nouveau siècle après des décennies de stagnation. Mais elle est encore le continent le plus pauvre, et de loin, et sa croissance a tendance à être davantage tirée par ses matières premières que par la création de valeur ajoutée sur la base de ses ressources ; d’où une position beaucoup plus fragile au sein de la compétition économique internationale. <br />   <br />  L’Afrique de demain sera le résultat de ce que ses dirigeants actuels décident aujourd’hui. Les dirigeants doivent assurer une meilleure gestion et un investissement des recettes provenant des ressources naturelles, ainsi qu’une Afrique plus intégrée pour parvenir à une sorte de pouvoir de négociation dans les enceintes internationales et une Afrique mieux gouvernée, pour continuer à avancer. Sinon, le nouveau récit médiatique ne tiendra pas et la maison pourrait bien tomber avant d’être construite. Ce serait une tragédie. <br />   <br />  Obadias Ndaba est président du World Youth Alliance, une organisation internationale ayant un statut consultatif auprès de l’Organisation des Nations Unies et de l’Union européenne. Une version de cet article a été publiée originellement en anglais. <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://www.afrik.com/quelle-afrique-qui-se-leve" target="_blank">Afrik</a>  
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   <title>Le G8 entame ses travaux sur fond de divergences sur la Syrie</title>
   <updated>2013-06-17T15:34:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/Le-G8-entame-ses-travaux-sur-fond-de-divergences-sur-la-Syrie_a9727.html</id>
   <category term="Actualité" />
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   <published>2013-06-17T15:30:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
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    <![CDATA[
Les dirigeants des pays les plus avancés au monde s'apprêtent à entamer lundi les travaux de leur sommet en Irlande du nord sur fond de profondes divergences avec la Russie au sujet de la question syrienne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5618397-8379874.jpg" alt="Le G8 entame ses travaux sur fond de divergences sur la Syrie" title="Le G8 entame ses travaux sur fond de divergences sur la Syrie" />
     </div>
     <div>
      Le Président russe, Vladimir Poutine, qui conduit la délégation de son pays aux travaux du G8, a donné le ton dimanche soir à l'issue d'entretiens à Londres avec le Premier ministre britannique, David Cameron, quand il a insisté que Moscou continuera à fournir des armes au gouvernement de Bachar Al-Assad. <br />   <br />  Rien n'empêche la Russie de fournir des armes "au gouvernement légitime" a-t-il dit. <br />   <br />  Le chef du Kremlin a saisi l'occasion pour lancer des critiques à peine voilées à l'Occident pour son soutien à l'opposition syrienne, relevant que le comportement de certains groupes rebelles en Syrie va à l'encontre des "valeurs humanitaires et culturelles" de l'Europe. <br />   <br />  Le Premier ministre britannique a reconnu les divergences de fond avec la Russie, tout en soulignant que la porte reste ouverte à une action diplomatique pour parvenir à un règlement de ce conflit. <br />   <br />  M. Cameron, qui devra rencontrer le Président américain Barack Obama avant l'ouverture du sommet, a souligné que la rencontre offre l'occasion d'aborder avec franchise toutes les questions relatives au conflit et générer une volonté politique pour avancer vers un règlement. <br />   <br />  Outre la question syrienne, le sommet du G8 abordera d'autres questions se rapportant à l'évasion fiscale et aux relations commerciales entre l'Union européenne et les Etats-Unis. <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://www.atlasinfo.fr/Le-G8-entame-ses-travaux-sur-fond-de-divergences-sur-la-Syrie_a43455.html">Atlasinfo</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="http://www.noorinfo.com/Le-G8-entame-ses-travaux-sur-fond-de-divergences-sur-la-Syrie_a9727.html" />
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   <title>L’Arabie saoudite annonce une réduction du nombre de fidèles autorisés à effectuer le Hajj</title>
   <updated>2013-06-17T14:55:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/notes/L-Arabie-saoudite-annonce-une-reduction-du-nombre-de-fideles-autorises-a-effectuer-le-Hajj_b5618703.html</id>
   <category term="" />
   <published>2013-06-17T14:42:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      C’est une décision exceptionnelle qui suscite une vive polémique chez les musulmans du monde entier. Les autorités saoudiennes exhortent les pèlerins nationaux et étrangers à reporter le Hajj et l’Omra (petit pèlerinage) cette année. <br />   <br />  Riyad a décidé de réduire le quota des pèlerins. A quatre mois du grand pèlerinage et à moins d’un mois du ramadan, l’affaire fait grand bruit. <br />   <br />  Les autorités saoudiennes recommandent vivement aux pèlerins du monde entier de reporter le grand pèlerinage à La Mecque début octobre. Officiellement, le ministère saoudien du Hajj invoque les travaux d’agrandissement de la Grande mosquée. <br />   <br />  Officieusement, les autorités sanitaires du royaume craignent surtout la propagation du coronavirus dans un espace restreint où plus de 5 millions de pèlerins vont se côtoyer. Il ne faut pas oublier que l’Arabie saoudite est aujourd’hui le pays le plus touché par le virus, avec 28 décès et 46 cas détectés depuis septembre 2012. <br />   <br />  Pour l’instant, l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, n’a toujours pas donné de recommandations aux pèlerins qui souhaitent se rendre à La Mecque pour y accomplir leur pèlerinage. <br />   <br />  Inquiètes, les autorités saoudiennes anticipent. Elles ont décidé de réduire de façon drastique le nombre de pèlerins. L’Algérie, par exemple, a vu son quota réduit : 27 800 passeports pour le Hadj contre 36 000 l’an passé. <br />   <br />  Les oulémas dénoncent cette décision et rappellent que « la charia ne permet nullement de reporter le grand pèlerinage ». Outre la déception de millions de musulmans qui ont économisé toute une vie pour accomplir le cinquième pilier de l’islam, l’Arabie saoudite devra s’asseoir sur une manne de 50 milliards de dollars. <br />   <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://www.algerie1.com/flash-dactu/larabie-saoudite-annonce-une-reduction-du-nombre-de-fideles-autorises-a-effectuer-le-hajj/" target="_blank">Algerie1</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Les Etats unis vont accorder deux millions de dollars à la Mauritanie</title>
   <updated>2013-06-17T13:41:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/notes/Les-Etats-unis-vont-accorder-deux-millions-de-dollars-a-la-Mauritanie_b5618434.html</id>
   <category term="" />
   <photo:imgsrc>http://www.noorinfo.com/photo/art/imagette/5618434-8379911.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-17T13:36:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5618434-8379911.jpg" alt="Les Etats unis vont accorder deux millions de dollars à la Mauritanie" title="Les Etats unis vont accorder deux millions de dollars à la Mauritanie" />
     </div>
     <div>
      Les Etats unis vont accorder à la Mauritanien un montant de deux millions de dollars pour appuyer les programmes de formation professionnelle et d'emploi des jeunes. c’est l’objectif de la convention que les deux pays ont signé dimanche à Nouakchott. <br />   <br />  La convention a été signée par le ministre mauritanien des Affaires économiques et du développement, Sidi Ould Tah et Jo Ellen Powell, ambassadrice des Etats Unis d'Amérique en Mauritanie. <br />   <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://www.fr.alakhbar.info/6985-0-Les-Etats-unis-vont-accorder-deux-millions-de-dollars-a-la-Mauritanie.html" target="_blank">Alakhbar</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.noorinfo.com/notes/Les-Etats-unis-vont-accorder-deux-millions-de-dollars-a-la-Mauritanie_b5618434.html" />
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   <title>Nouadhibou assoiffée</title>
   <updated>2013-06-17T13:36:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/notes/Nouadhibou-assoiffee_b5618417.html</id>
   <category term="" />
   <photo:imgsrc>http://www.noorinfo.com/photo/art/imagette/5618417-8379894.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-17T13:33:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5618417-8379894.jpg" alt="Nouadhibou assoiffée" title="Nouadhibou assoiffée" />
     </div>
     <div>
      Nouadhibou, notre capitale économique, fait face depuis deux jours à une rupture dans l’approvisionnement de l’eau potable à travers le réseau SNDE, apprend-on ce soir de sources locales. <br />   <br />  Depuis deux jours au moins, indiquent ces sources, la ville n’est pas approvisionnée d’eau et les populations se rabattent sur les bouteilles d’eau en vente dans les boutiques, explique un habitant de la ville. <br />   <br />  Selon cette même source, l’explication à cette rupture tiendrait à une implosion sur le réseau en provenance des réserves de Boulenoaur, à 80 kilomètres de la ville. <br />  Des équipes de la SNDE travailleraient actuellement à colmater la brèche survenue sur le réseau local. <br />   <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://www.mauriweb.info/fr/?p=3702" target="_blank">Mauriweb</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Mahmoud Ahmadinejad : La chute d'un illuminé</title>
   <updated>2013-06-17T15:00:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/Mahmoud-Ahmadinejad-La-chute-d-un-illumine_a9726.html</id>
   <category term="International" />
   <photo:imgsrc>http://www.noorinfo.com/photo/art/imagette/5618379-8379848.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-17T13:24:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les fins de mandat ont souvent un goût du sang et d'hallali, en République islamique plus encore qu'ailleurs. Mahmoud Ahmadinejad n'a pas échappé à la règle de cette Révolution qui continue de dévorer ses enfants un à un, même les plus obéissants. A l'approche de la présidentielle qui doit désigner, vendredi 14 juin, son successeur, le président iranien aura fait l'amère expérience de la descente en flammes, aussi spectaculaire et brutale que son ascension l'a été en 2005. Lire en édition abonnés : Iran, le vrai visage du pouvoir     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5618379-8379848.jpg" alt="Mahmoud Ahmadinejad : La chute d'un illuminé" title="Mahmoud Ahmadinejad : La chute d'un illuminé" />
     </div>
     <div>
      Aucune avanie ne lui aura été épargnée. Son ami, son protégé, son bras droit et sa source d'inspiration, son cher Esfandiar Rahim Mashaie, a été écarté de la course à la présidence par le Conseil des gardiens. Lui-même a été rayé de la liste des orateurs à l'occasion de la commémoration de la mort de l'ayatollah Khomeyni, le 4 juin. Et le Parlement l'a interpellé sur le coût de son huitième et dernier voyage à New York, à l'occasion de l'assemblée générale des Nations unies, en septembre 2012 : les 125 membres de sa délégation ont logé dans des chambres d'hôtel coûtant "entre 400 et 700 dollars" la nuit. Si le président ne répond pas dans un délai d'un mois, son dossier sera transmis à la justice. <br />   <br />  <strong>LA CAUTION POPULISTE D'UN RÉGIME QUI SE SAIT IMPOPULAIRE</strong> <br />   <br />  Quelle trace laissera Mahmoud Ahmadinejad dans l'histoire iranienne ? Un sinistre Savonarole utilisant la tribune de l'ONU pour appeler à rayer Israël de la carte ? Un homme du peuple parvenu au faîte du pouvoir, qui a appauvri comme personne les classes moyennes et populaires ? Ou encore un mystique illuminé, qui a plus ébranlé qu'aucun autre le pouvoir des mollahs depuis le début de la République islamique, en 1979 ? <br />   <br />  Avant tout, Mahmoud Ahmadinejad aura été l'instrument docile de la liquidation du courant réformateur entamée par le Guide suprême, Ali Khamenei, dès la fin des années 1990, sous la présidence Khatami. Il a effectué sa tâche sans état d'âme, comme lorsqu'il était chargé de liquider des opposants – surtout kurdes – au milieu des années 1980. <br />   <br />  Ahmadinejad est la caution populiste d'un régime qui se sait impopulaire. Il a été choisi par le Guide en personne, Ali Khamenei, numéro un du régime. Fils de forgeron, né en 1956 à Garmsar, à 90 kilomètres de Téhéran, il restera toujours un petit gars de la campagne, à l'opposé de la grande ville corruptrice. Etudiant en ingénierie, il milite avec les islamistes et s'engage dans le Bureau pour la préservation de l'Unité, qui organisera la prise d'otages de l'ambassade américaine en 1979. Quand il a été désigné maire de Téhéran à la surprise générale, en 2003, nul ne le connaît. <br />   <br />  Il saura se rendre célèbre par un sens aigu du marketing politique : il débarque à la municipalité de Téhéran avec son repas dans un Tupperware ou habillé en éboueur pour donner un coup de main aux balayeurs. Au terme d'une campagne éclair contre les corrompus, il écrase le vieux routier de la politique iranienne, Akbar Hachémi Rafsandjani, au second tour de la présidentielle en 2005. <br />   <br />  Pendant ses premiers mois de pouvoir, il insiste pour continuer à loger dans son modeste appartement. Les services de sécurité ont fini par le contraindre de déménager au palais présidentiel. Ahmadinejad ne renoncera jamais à ses costumes étriqués, ses manières directes et sans façons ou son parler populaire, mélange de familiarité et de poésie obséquieuse. <br />   <br />  Mais à l'abri de son éternel coupe-vent beige, s'installe peu à peu une dynastie. Elle ne devient vraiment apparente que lors du second mandat : son frère est nommé à de hautes fonctions, sa soeur se présente au conseil de la ville de Téhéran, il s'entoure de copains d'université et de vieilles connaissances. C'est la fin du sérail : le populo est entré au palais. Pièce maîtresse de ce dispositif, Esfandiar Rahim Mashaie, que beaucoup présentent comme l'âme damnée d'Ahmadinejad, auquel il est lié par le mariage de leurs enfants respectifs. <br />   <br />  <strong>IL A PERDU LE SOUTIEN DES DESHÉRITÉS</strong> <br />   <br />  Le premier conflit avec le Guide suprême intervient d'ailleurs dès l'été 2009, lorsque ce dernier refuse la nomination de Mashaie au poste de premier vice-président. La rupture est d'autant plus violente que le Guide estime avoir sauvé la mise d'Ahmadinejad en ordonnant la répression des manifestations massives, en juin 2009, contre sa réélection présumée frauduleuse dès le premier tour. Ahmadinejad continue, en paroles, de rendre hommage à l'ayatollah Khamenei, mais tout au long de son second mandat, il n'a de cesse de s'émanciper. <br />   <br />  Fini les déclarations antisémites ou les pitreries à la tribune de l'ONU, il n'a plus besoin d'installer son personnage et de se poser en champion du monde musulman. Ce qu'il veut désormais, comme tous les autres, c'est le pouvoir, l'argent et la reconnaissance des Etats-Unis. A partir de l'automne 2009, il cherche à mettre – en vain – la main sur le pétrole, le renseignement et envoie de discrets émissaires à Washington. Le nucléaire n'échappe pas à cette querelle. Ahmadinejad tente de s'accaparer le symbole par excellence de la puissance et le meilleur levier de négociation avec les Etats-Unis, le "Grand Satan" si détesté et si désiré. <br />   <br />  Ahmadinejad s'était fait élire en 2005 en promettant de mettre l'argent du pétrole sur la table des Iraniens. Huit ans plus tard, il n'y a ni argent ni même pétrole. Les revenus pétroliers de l'Iran ont chuté presque de moitié en 2012 par rapport à l'année précédente. La production est tombée à 700 000 barils par jour en avril, le niveau le plus bas depuis l'avènement de la République islamique en 1979. La faute aux sanctions occidentales prises en représailles au programme nucléaire militaire présumé de l'Iran. L'automobile, premier employeur du pays après le secteur pétrolier, a vu sa production diminuer de moitié. Dans un spot télévisé de la campagne 2013, Mohsen Rezaie, l'un des six candidats à la présidentielle, peut ainsi affirmer : "Notre pays est l'un des plus puissants de la région et nos missiles peuvent être tirés à des milliers de kilomètres et pourtant nous manquons de poulet." Il vise juste : Ahmadinejad a perdu le soutien de ceux qui l'ont élu, les déshérités, fatigués de se battre pour survivre et irrités de voir l'Iran redevenu un pestiféré mondial. <br />   <br />  <strong>QUAND LA RÉALITÉ LE CONTRARIE, AHMADINEJAD LA NIE</strong> <br />   <br />  Le président, trop confiant dans son "génie", s'est lancé dans la réforme la plus ambitieuse et la plus risquée depuis l'avènement de la République islamique : la suppression des subventions des produits de première nécessité, qui accaparent 70 % du budget de l'Etat, à commencer par l'énergie, c'est-à-dire l'essence et le diesel. Le coût des transports a explosé. Pour compenser cette soudaine baisse du niveau de vie, des allocations ont été versées sur le compte des familles les plus pauvres, mais cela n'a pas suffi. Pourtant, "jamais un président n'a eu autant de pétrodollars", assène le candidat réformateur Mohamed-Reza Aref – il s'est retiré de la course à la présidentielle mardi : 630 milliards de dollars de rentrées pétrolières sous la présidence de M. Ahmadinejad (2005-2013) contre seulement 173 milliards sous la présidence de Mohammad Khatami (1997-2005). Mais tout a été englouti dans un mélange de mauvaise gestion, de projets bâclés et d'allocations destinées à éviter une explosion sociale. <br />   <br />  En fait, l'ambitieuse réforme menée par Ahmadinejad, saluée en 2011 par le Fonds monétaire international, aurait eu une chance de réussir si le contexte avait été différent. Mais le président s'est entêté alors même que les Etats-Unis et l'Europe mettaient en place l'arsenal de sanctions le plus sophistiqué et draconien jamais vu depuis l'apartheid en Afrique du Sud – mis à part l'Irak de Saddam Hussein de 1991 à 2003. <br />   <br />  Quand la réalité le contrarie, Ahmadinejad la nie. Il peut mentir sur tout : les statistiques, les journalistes et opposants en prison, les étudiants renvoyés de l'université en raison de leurs activités, son bilan économique... Invité par l'Université de Columbia à New York, en septembre 2007, à un "dialogue" avec les étudiants, il répond à une question sur la répression des homosexuels en Iran : "Nous n'avons pas d'homosexuels comme dans votre pays. Je ne sais pas qui vous a parlé de ça." <br />   <br />  Il se conduit de la même manière avec les grands du monde. Il écrit d'interminables lettres à George W. Bush (18 pages), au pape ou à Angela Merkel. Il adore les bains de foule et se prend de passion pour Hugo Chavez, son "frère", à l'enterrement duquel il pleure. Rien ne fait peur à cet homme de petite taille (1,58 m). Il ressemble à ces jeunes bassidj (miliciens) arrogants qui arrêtent les bourgeoises dans la rue pour corriger leur tenue, pas assez islamique. En 2010, il renvoie son ministre des affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, en tournée en Afrique : c'est le président sénégalais, Abdoulaye Wade, qui informera l'infortuné diplomate. <br />   <br />  Lassé de ses foucades, le "système" préfère désormais un homme plus terne, plus prévisible, à l'instar de Saïd Jalili, favori du Guide et du scrutin de vendredi. Car Ahmadinejad – et plus encore son acolyte Mashaie – a la prétention d'entretenir une relation directe avec le douzième imam chiite, Mohammed Al-Mahdi, "occulté" en 874 et dont le retour sur terre instaurera la paix et la justice. Une menace existentielle pour le clergé chiite, chargé de diriger et d'encadrer la société depuis la Révolution. Même le mentor de Mahmoud Ahmadinejad, l'ayatollah Mesbah-Yazdi, a fini par le lâcher. Il est probablement là, le legs le plus important du premier président laïc de l'Iran depuis 1981 : une remise en cause sans précédent de l'utilité des mollahs. <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/06/13/la-chute-d-un-illumine_3429116_3208.html" target="_blank">Lemonde</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Sociétés Mixtes en Mauritanie : Pourquoi ça foire tout le temps</title>
   <updated>2013-06-17T12:45:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/Societes-Mixtes-en-Mauritanie-Pourquoi-ca-foire-tout-le-temps_a9724.html</id>
   <category term="Economie" />
   <photo:imgsrc>http://www.noorinfo.com/photo/art/imagette/5618046-8379493.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-17T12:22:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C’est à croire qu’il s’agit d’une damnation. Les sociétés mixtes, en Mauritanie, cela ne marche pas. Dernier échecs en date, société mauritano-soudanaise bunkering (Sahel), chargée de l’approvisionnement en haute mer, des navires, et qui avait été confiée, après son lancement en grande pompe, au Dr Cheikh Sidel Moctar Ould Babana.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5618046-8379493.jpg" alt="Sociétés Mixtes en Mauritanie : Pourquoi ça foire tout le temps" title="Sociétés Mixtes en Mauritanie : Pourquoi ça foire tout le temps" />
     </div>
     <div>
      Un an plus tard, les partenaires mauritaniens et soudanais été obligés de dire : stop ! Une feuilleton qui rappelle ces histoires de montages aventureux faits avec les Algériens, les Russes, les Chinois et les Coréens, dans le domaine de la pêche. Et qui rappelle aussi, que sous l’ère Aziz, il y a eu aussi l’échec de la Convention de pêche avec les Chinois de Poly-Hondone. Que l’on parle depuis quatre ans maintenant d’un autre « montage » avec les Soudanais dans le domaine de la production du sucre, que l’Accord de pêche avec l’Union européenne, reconduit dans le passé de manière quasi systématique, a connu cette fois des « troubles existentiels » qui font même douter de sa pérennité. Pourquoi tant de secousses ? Existe-t-il une explication rationnelle à ces dérapages qui s’annoncent comme un nouveau cycle de gabegie régénérée mais no maitrisée ? <br />   <br />  Ce qui est sûr, c’est que tous ces problèmes ne jouent pas en faveur de la politique du gouvernement pour attirer les investissements directs étrangers. Les préjudices subis sont énormes. Ne serait-ce que par les échos qu’en font la presse tous les jours. Illustration de cela, ce qu’on raconte ces jours-ci, dans les sites de la place, sur la manière dont la société « Sahel » a été liquidée et les points de divergences qu’elle soulève entre les désormais anciens partenaires mauritaniens et soudanais. <br />   <br />  Selon ces sources le partenaire soudanais dans la société n’apprécie guère la manière dont l’entreprise a été liquidée par le ministère du Pétrole qui avait désigné, pour cela, une commission présidée par l’inspecteur général du Département. Ce dernier aurait récupéré, des mains du directeur général de la société, Abdellahi Ould Bennane, et des partenaires mauritaniens (Société Chinguitt pour l’investissement et l’homme d’affaires Isselmou Ould Tajidine) tous les documents afférents à ses biens. Mais la partie soudanaise ne le verrait pas de cette manière et l’un des membres de la commission de liquidation aurait même refusé de remettre la V8 dont il disposait avant de quitter le territoire mauritanien. <br />   <br />  Et toujours selon ces sources, un haut responsable de la société aurait, lui aussi, « séquestré » deux véhicules, dont également un V8 et une Toyoya Corrola. Il aurait également viré des comptes de l’entreprise quelque 88 millions d’UM pour les placer dans l’un des comptes du ministère. <br />   <br />  La source indique que l’ambassadeur du Soudan en Mauritanie, Awadh Yacine, a évoqué cette affaire avec le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, lors d’une audience qui lui a été accordée la semaine dernière. <br />   <br />  Pour revenir à la manière dont le gouvernement met en place ses partenariats, avec des investisseurs privés étrangers, on peut dire que tout cela peut être mis sur le compte de l’improvisation mais aussi de la présence, à tous les niveaux, de ces fameux chasseurs de commissions. <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://elhourriya.net/fr/la-chronique-dabou-malika/9927-mauritanie.html" target="_blank">Elhourriya</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.noorinfo.com/Societes-Mixtes-en-Mauritanie-Pourquoi-ca-foire-tout-le-temps_a9724.html" />
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   <title>Nouakchott: Formation des imams et prêcheurs sur le fonctionnement de la banque islamique</title>
   <updated>2013-06-17T12:22:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/notes/Nouakchott-Formation-des-imams-et-precheurs-sur-le-fonctionnement-de-la-banque-islamique_b5618015.html</id>
   <category term="" />
   <published>2013-06-17T12:15:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      La session de formation des imams et prêcheurs sur le fonctionnement de la banque islamique, parrainée par la BMS, se poursuit au centre de El-Mechoura à Nouakchott. <br />   <br />  La formation, débutée dimanche et qui devra durer trois jours, permet aux bénéficiaires de de suivre des conférences du professeur Mohamed Emine Ghattane sur les principes de l'économie islamique, le fonctionnement de la banque islamique et des sociétés d’assurance. <br />   <br />  Au lancement de la session, le directeur du centre El-Mechoura, Khalid Ould Ahmedou a précisé que la session vise à aider les imams et prêcheurs à mieux se préparer pour affronter les questions en rapport avec les sujets susmentionnés. <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://www.fr.alakhbar.info/6984-0-Nouakchott-Formation-des-imams-et-prcheurs-sur-le-fonctionnement-de-la-banque-islamique.html" target="_blank">Alakhbar</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.noorinfo.com/notes/Nouakchott-Formation-des-imams-et-precheurs-sur-le-fonctionnement-de-la-banque-islamique_b5618015.html" />
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  <entry>
   <title>Faillite intellectuelle</title>
   <updated>2013-06-17T12:15:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/Faillite-intellectuelle_a9722.html</id>
   <category term="Actu Mauritanie" />
   <photo:imgsrc>http://www.noorinfo.com/photo/art/imagette/5617979-8379434.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-17T12:12:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Je vais vous livrer un secret: j’ai horreur d’écrire. Je vous en livre un autre : je ne peux pas m’en empêcher. L’acte d’écrire est un acte douloureux parce qu’on est en face de soi, parce qu’on se regarde, et parce qu’on est obligé de plonger dans les abysses de son moi. C’est pourquoi l’écriture est un acte égoïste : on est seulement soi-même, même si en chacun de nous sommeille une part d’humanité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5617979-8379434.jpg" alt="Faillite intellectuelle" title="Faillite intellectuelle" />
     </div>
     <div>
      J’ai assisté il y a deux semaines à Saint-Malo, en France, dans le cadre d’un très beau festival international de littérature-Etonnants voyageurs, cela s’appelle, à un débat intéressant sur l’écriture, le style, et aussi sur la censure qu’on s’impose ou qui nous est imposée. J’ai remarqué que sur le fond, nous su gens du Sud sommes souvent presque toujours en parfait désaccord avec nos amis, écrivains du Nord . <br />   <br />  Nous croyons au style, à l’inspiration, au rêve, aux phrases qui se chevauchent harmonieusement. Nous croyons à la magie des mots, Nos amis croient à l’équilibre, ils adhérent souvent à des philosophies de l’écriture, ils tiennent avant tout à donner un sens à ce qu’ils produisent, c’est du moins ce qu’ils aiment affirmer. Même si moi je soupçonne que c’est plutôt les medias qui les obligent à s’évertuer à expliquer ce qu’ils font Nous, au Sud nous ne donnons souvent pas de sens philosophique à notre écriture. Nous écrivons, c’est tout. Et c’est pourquoi, je crois, la littérature reste l’un des rares domaines où la prééminence de l’Occident n’est pas aujourd’hui des plus évidentes. <br />   <br />  Sur la question de la censure, nous avons bien ri. Nos amis occidentaux dénonçaient la censure insidieuse, les influences occultes, le poids du qu’en dira-t on. Une écrivaine turque a parlé elle de torture sous la dictature, de privation de pain et de vie. Moi, j’ai parlé des vieilles censures d’ici, du langage de bois des organes officiels des journaux interdits dans les années 90 puis du poids des traditions. La fille de Ken Saro Wiwa, écrivain nigérian ne disait rien : son père avait été pendu sous le régime d’Abacha. Nous avions envie de leur dire » Vous êtes gonflés, vous qui pleurez les petites misères alors qu’ailleurs la mort, la torture, les interdictions sont encore rois ». <br />   <br />  Mais la véritable question est, je m’en rends de plus en plus compte, le fossé énorme qui existe en matière d’offre culturelle entre l’Occident et nous. Leur richesse ce n’est pas leurs usines, ni leurs entreprises, ni toute leur technologie, leur richesse ce n’est pas Walll-Street ni le CAC 40, leur richesse, c’est le livre, c’est le savoir. Ils ont les bibliothèques publiques les plus étendues et les plus performantes. Partout vous pouvez lire, apprendre, partout vous pouvez emprunter des livres, les recevoir, les médiathèques foisonnent, les salons du livre ouvrent partout, les maisons d’éditions pullulent. <br />   <br />  Dire qu’ici ils ont eu le culot de transformer les maisons du Livre en centres d’Etat civil ou je ne sais quoi et de bruler ou laisser pourrir des milliers d’ouvrages parce que « c’est un héritage de l’ancien régime. » ! Il s’agissait là d’un signe évident de faillite intellectuelle. Aujourd’hui plus que jamais nous avons besoin d’une vraie politique du Livre, sans folklore, <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://elhourriya.net/fr/opinion/9928-mauritanie.html" target="_blank">Elhourriya</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.noorinfo.com/Faillite-intellectuelle_a9722.html" />
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   <title>Aqmi : l'organisation terroriste confirme la mort du chef islamiste Abou Zeid</title>
   <updated>2013-06-17T12:12:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/Aqmi-l-organisation-terroriste-confirme-la-mort-du-chef-islamiste-Abou-Zeid_a9721.html</id>
   <category term="Actu Mauritanie" />
   <photo:imgsrc>http://www.noorinfo.com/photo/art/imagette/5617954-8379403.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-17T12:07:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a confirmé pour la première fois qu'un de ses chefs, l'Algérien Abdelhamid Abou Zeïd, a été tué lors de combats dans le nord du Mali, sans préciser de date, dans un communiqué diffusé, le 15 juin, par l'agence privée mauritanienne en ligne ANI.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5617954-8379403.jpg" alt="Aqmi : l'organisation terroriste confirme la mort du chef islamiste Abou Zeid" title="Aqmi : l'organisation terroriste confirme la mort du chef islamiste Abou Zeid" />
     </div>
     <div>
       <br />  Abdelhamid Abou Zeïd est bien mort. Selon un communiqué d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) diffusé ce dimanche 15 juin par l'agence privée mauritanienne en ligne ANI, le chef algérien du groupe islamiste a été tué lors de combats dans le nord du Mali. <br />   <br />  Selon ce texte, Abou Zeïd et un autre chef d'unité combattante, le Mauritanien Mohamed Lemine Ould El-Hassen dit Abdallah Ac-Chinguitty, sont « morts sur le champ de bataille en défendant la Oumma (communauté musulmane) et la charia islamiques (loi islamique) » dans le nord du Mali. Aucune date n'a été précisée mais selon le Tchad et la France, dont des militaires combattent des jihadistes dans le nord du Mali depuis janvier, Abou Zeïd a été tué fin février dans l'Adrar des Ifoghas, dans l'extrême nord-est malien. <br />   <br />  "C'est la première fois qu'Aqmi évoque officiellement dans un communiqué la mort d'Abou Zeïd", a assuré à l'AFP le directeur de l'ANI, Mohamed Mahmoud Ould Abou Al-Maali, par ailleurs spécialiste d'Aqmi. <br />   <br />  Abou Zeïd était considéré comme l'un des chefs les plus radicaux d'Aqmi. Selon la présidence française, il a été tué fin février lors de combats menés dans l'Adrar des Ifoghas, massif montagneux de l'extrême nord-est du Mali où les soldats français bénéficient de l'appui des troupes tchadiennes pour l'opération militaire Serval en cours depuis janvier. <br />  La mort de l'Algérien avait été annoncée dès le 1er mars par le président tchadien Idriss Deby Itno. Des interrogations demeurent toutefois sur les circonstances de son décès, attribué à des militaires français par Paris alors que le président Deby Itno a assuré à plusieurs reprises qu'Abou Zeïd avait été "abattu" par des soldats tchadiens. <br />  D'après l'ANI, Mohamed Lemine Ould El-Hassen animait des conférences et sermons dans les camps d'Aqmi, et était considéré comme "l'idéologue religieux" de l'organisation jihadiste. <br />   <br />  Il en avait été porte-parole avant d'être nommé en novembre 2012 à la tête de la katiba (unité combattante) Al-Fourghan en remplacement de l'Algérien Yahya Abou El Hamame. Ce dernier avait été désigné en octobre 2012 comme successeur d'un autre Algérien, Nabil Makhloufi dit Nabil Abou Alqama pour coiffer toutes les unités combattantes d'Aqmi au Sahel et au Sahara. <br />  Selon le communiqué, Abou Zeïd et Mohamed Lemine Ould El-Hassen ont été tués au cours "des derniers engagements avec les forces ennemies au nord du Mali". <br />   <br />  De même source, "d'autres combattants jihadistes ont été également tués" au cours des mêmes affrontements, et l'attaque ayant été fatale à Abou Zeïd a "également occasionné à l'ennemi des pertes importantes". <br />  Aucun détail supplémentaire de date et de nombre n'a été fourni. Aqmi met en garde la France contre la poursuite de "ses réjouissances pour la mort" de responsables jihadistes et la menace de "conséquences sans tarder". <br />  L'opération militaire franco-africaine est en cours depuis janvier contre les groupes jihadistes, dont Aqmi, ayant occupé pendant plusieurs mois en 2012 le nord du Mali. Cette opération a permis de chasser les jihadistes des grandes villes, mais des poches de résistance demeurent dans certaines zones. <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130616154458/france-tchad-mali-aqmiaqmi-l-organisation-terroriste-confirme-la-mort-du-chef-islamiste-abou-zeid.html" target="_blank">JeuneAfrique</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.noorinfo.com/Aqmi-l-organisation-terroriste-confirme-la-mort-du-chef-islamiste-Abou-Zeid_a9721.html" />
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   <title>pas d’accord entre le MNLA et Bamako à Ouagadougou</title>
   <updated>2013-06-17T12:06:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/pas-d-accord-entre-le-MNLA-et-Bamako-a-Ouagadougou_a9720.html</id>
   <category term="Guerre au Mali" />
   <photo:imgsrc>http://www.noorinfo.com/photo/art/imagette/5617923-8379353.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-17T12:02:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’accord entre le pouvoir de transition malien et les rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) sur Kidal qui devait être scellé ce dimanche à Ouagadougou n’a rien donné. Les deux parties n’arrivent toujours pas s’entendre depuis le lancement des négociations le 8 juin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5617923-8379353.jpg" alt="pas d’accord entre le MNLA et Bamako à Ouagadougou" title="pas d’accord entre le MNLA et Bamako à Ouagadougou" />
     </div>
     <div>
      Les négociations à Ouagadougou entre le pouvoir de transition malien et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) n’ont rien donné. "C’est pire qu’un accouchement", déplore un négociateur. Pourtant le médiateur burkinabè Djibril Bassolé espérait que ces négociations lancées le 8 juin allaient aboutir. L’objectif de ces pourparlers est de permettre aux deux parties de s’accorder pour la tenue de l’élection présidentielle dans la localité de Kidal début juillet. Cette dernière est toujours contrôlée par le MNLA, provoquant l’ire de de Bamako. Pour laver l’affront, l’armée malienne s’est lancée à la reconquête de Kidal pour reprendre la ville. Elle a ralenti sa progression vers la localité à la demande de la médiation burkinabè pour ne pas mettre à mal les négociations avec le MNLA. <br />   <br />  Des négociations dans l’impasse puisque les autorités de Bamako ont "rejeté" dimanche le coeur du projet, qui définit les modalités du retour des soldats maliens à Kidal et du cantonnement des combattants touareg, selon des sources diplomatiques. Devant le blocage, certains négociateurs se demandent s’il ne faut pas suspendre les discussions", selon les médias locaux maliens. <br />   <br />  Kidal, source du conflit <br />   <br />  Kidal est bien l’un des principaux points de discorde qui oppose Bamako au MNLA. Après la libération des principales villes du nord, occupées par des groupes armés, suite à l’intervention des militaires français, tchadiens et nigériens, l’armée malienne a été autorisée à reprendre le contrôle de toutes les localités de la région sauf celles de Kidal. La rébellion a en effet refusé qu’elle foule le sol de la ville qu’elle contrôle, l’accusant d’avoir mené des exactions notamment contre des Touaregs dans le nord-Mali. Une mesure du MNLA appuyée par Paris, qui a mis en rogne une grande partie de la population malienne. Cette dernière qui a au début salué l’intervention française dans le conflit malien pointe désormais du doigt Paris pour son appui au MNLA. <br />   <br />  Alors que la France presse Bamako de mettre sur pied les élections le plus rapidement possible début juillet, aujourd’hui la tenue du scrutin est plus que jamais mise à mal. <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://www.afrik.com/mali-pas-d-accord-entre-le-mnla-et-bamako-a-ouagadougou" target="_blank">Afrik</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.noorinfo.com/pas-d-accord-entre-le-MNLA-et-Bamako-a-Ouagadougou_a9720.html" />
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   <title>Pêche RIM-UE : Espagne, les dessous de cartes</title>
   <updated>2013-06-17T15:04:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/Peche-RIM-UE-Espagne-les-dessous-de-cartes_a9719.html</id>
   <category term="Actu Mauritanie" />
   <photo:imgsrc>http://www.noorinfo.com/photo/art/imagette/5616778-8377762.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-17T06:00:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La session Plénière du Parlement Européen se prononcera, en dernier ressort, sur l’Accord de Pêche négocié avec la Mauritanie. Elle le ratifiera ou non, selon qu’elle suivra les recommandations de l’exécutif (Commission de l’UE, Conseil de l’UE) favorable à la ratification ou, au contraire, la recommandation de sa propre Commission parlementaire de Pêche, défavorable à cette ratification.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5616778-8377751.jpg" alt="Pêche RIM-UE : Espagne, les dessous de cartes" title="Pêche RIM-UE : Espagne, les dessous de cartes" />
     </div>
     <div>
      Cette dernière recommandation, prise à l’initiative et sous la pression des Espagnols, invoque le cout élevé de l’Accord par rapport à l’accord précédent, en l’absence des céphalopodes essentiellement, alors que les espagnols seraient surtout <strong>inquiets pour l’avenir du port de Las Palmas</strong>. <br />  &nbsp; <br />  <strong><em>Le mandat de la Commission et du Conseil de l’UE</em></strong> <br />  Pour sa part, l’exécutif de l’UE (Commission de l’UE et Conseil de l’UE) a négocié et agi suivant les directives de la résolution du même Parlement&nbsp; en date du 12/05/2011, spécifiquement prise pour encadrer la négociation&nbsp; avec la Mauritanie. <br />  &nbsp; <br />  Cette résolution fixe aux négociateurs Européens des objectifs de préservation de la ressource et de développement local très clairs&nbsp;: <br />   <br />  a) <strong>«&nbsp;tout accès à la pêche dans les eaux mauritaniennes négocié pour les navires battant pavillon d'un État membre de l'Union européenne soit fondé sur le principe des stocks excédentaires&nbsp;»</strong>&nbsp;; &nbsp; <br />   <br />  b)<strong> «&nbsp;tout accès de l'Union doit&nbsp; concerner les ressources ne pouvant être pêchées par la flotte mauritanienne&nbsp;». </strong> <br />   <br />  Dans ce cadre, entre autres et&nbsp; sur la base des travaux du Comité Scientifique Conjoint RIM-UE, les céphalopodes ont été exclus en tant qu’espèce-cible, leur prise accessoire a été fortement limitée, et le réaménagement des zones de pêche a permis de protéger une partie du stock des sardinelles. <br />  &nbsp; <br />  Depuis, aucun élément nouveau n’est venu remettre en cause les conditions initiales de ces négociations.&nbsp; Le dernier Comité Scientifique Conjoint RIM-UE (Rennes du 2 au 5 Avril), a reconfirmé la précarité de ces stocks (poulpes, sardinelle) et confirmé la capacité des flottilles Mauritaniennes à capturer certains stocks excédentaires éventuels (poulpes). <br />  &nbsp; <br />  <strong><em>Les soucis des Canariens</em></strong> <br />  Mais l’exclusion de la pêche aux poulpes en tant qu’espèce-cible se traduit pour les Espagnols par de réels problèmes économiques et sociaux dans les régions de Galice et d’Andalousie. <br />  De même et surtout, l’obligation de <strong>débarquement des captures démersales et le transbordement, en rade de Nouadhibou</strong>, des captures des chalutiers industriels pélagiques priveront les Canaries d’une intense activité, au profit de Nouadhibou, le port de Las Palmas étant la plateforme logistique de la quasi-totalité de ces flottes. <br />  &nbsp; <br />  Aussi, au-delà de la question du cout financier de l’Accord par laquelle Mr Mato&nbsp; (Eurodéputé pour les Canaries) justifie sa demande de rejet de l’Accord (s’il ne comprend pas les céphalopodes) <strong>il s’agit surtout, pour les Canariens, d’une question stratégique qui engage en grande partie l’avenir de la Grande Canarie, au profit de Nouadhibou.</strong> <br />  &nbsp; <br />  Selon les données disponibles, l’enjeu du nouveau Protocole de pêche pour les seules Canaries porte sur&nbsp; la perte (à terme au profit de Nouadhibou) de: <br />  <ul>  	<li class="list">  		2000 emplois</li>  	<li class="list">  		40 Millions d’Euros de facturation locale (Avitaillement et autres fournitures et services)</li>  	<li class="list">  		100 Millions d’Euros de valeur d’exportation</li>  	<li class="list">  		Etc.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  Les Canariens ont toujours surveillé de très près les «&nbsp;velléités&nbsp;» Mauritaniennes tendant à développer le port de Nouadhibou, car un tel développement se ferait fatalement au détriment du port de Las Palmas. D’aucuns soupçonnent d’ailleurs l’Espagne de ne s’être saisie pour un premier temps des deux dossiers déterminants, celui de l’enlèvement des épaves et celui de l’extension du port de Nouadhibou, que pour en différer le plus longtemps possible l’exécution. <br />  &nbsp; <br />  Ainsi pendant plus d’une décennie, la question de l’encombrement de la rade de Nouadhibou par les épaves d’une part, et celle de l’exigüité des quais d’autre part&nbsp;; ont été des arguments suffisants pour invalider, systématiquement et sans appel, la récurrente option Mauritanienne de débarquement local des captures. <br />  &nbsp; <br />  Depuis, l’activité minière s’est intensifiée en Mauritanie, et les compagnies qui s’installent ici ont pris, elles aussi, Las Palmas comme plateforme logistique. Cette situation a d’ailleurs déjà eu pour corollaire l’implantation d’entreprises Canariennes de services autour de ces miniers, opérant&nbsp; dans divers secteurs tels que le catering, le transport etc. <br />  &nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5616778-8377762.jpg" alt="Pêche RIM-UE : Espagne, les dessous de cartes" title="Pêche RIM-UE : Espagne, les dessous de cartes" />
     </div>
     <div>
      <strong><em>L’avenir</em></strong> <br />  Il s’agit dorénavant de beaucoup d’activités économiques dont la source est chez nous, et dont nous ne profitons pas des retombées les plus immédiates et les plus importantes. <br />  Nous n’en sommes encore qu’au tout début et, en plus et en dehors de la pêche, les besoins industriels,&nbsp; logistiques et de relâche de ces activités (Or, fer, gaz etc.) vont se développer rapidement. Cela concernera des volumes d’activités et d’affaires autrement plus importants que tout ce qu’on peut imaginer actuellement. <br />  &nbsp; <br />  C’est tout cela qui justifie la décision du Président de la République d’ériger Nouadhibou en Zone Franche, décision pertinente s’il en est, au vu de ce que nous venons d’exposer. <br />  &nbsp; <br />  Dans ce contexte &nbsp;et au regard de ces objectifs et enjeux, nous devons rester fermes&nbsp; sur les conditions négociées dans notre Accord de Pêche avec l’UE. Cette position concourt à la réussite de la Zone Franche de Nouadhibou, car l’activité de pêche recèle un potentiel de développement énorme, dépendant exclusivement de nous. Indépendamment des autres intervenants, notre politique en la matière peut constituer le noyau d’une masse critique d’activités viables, à partir desquelles émergent&nbsp; et se développent une multitude de secteurs connexes porteurs. <br />  &nbsp; <br />  <strong><em>Tenir bon et agir</em></strong> <br />  En conséquence de ce qui précède tout recul,&nbsp; même tactique, sur les fondamentaux de cet accord serait difficilement réversible, et pourrait se traduire par une autre décennie de perdue. <br />  &nbsp; <br />  Par contre,&nbsp; les conséquences d’un éventuel rejet de l’Accord par le Parlement Européen ne sont pas aussi catastrophiques qu’elles peuvent paraître. Rien que les filières récupérés au niveau sectoriel sont suffisantes pour résorber les manque à apparent (retombées financières et emploi). A condition toutefois que le Ministère des Pêches fasse&nbsp; preuve de la célérité nécessaire à la mise en place effective des projets du secteur en cours. <br />  &nbsp; <br />  <strong><em>L’UE à l’épreuve de l’option du développement durable</em></strong> <br />  Pour en revenir au Parlement Européen, il serait donc totalement inattendu&nbsp; qu’il ne ratifie pas cet Accord, qui a été négocié dans le cadre de sa résolution du 12/05/2011, visant à préserver la ressource halieutique Mauritanienne de manière durable. <br />  Ces mêmes objectifs qui viennent d’être généralisés (30/05/2013) dans le cadre de la nouvelle Politique Commune de Pêche Européenne entrant en vigueur dès 2014, limitant strictement aux ressources excédentaires, les Accord de Pêche signés avec les pays tiers. <br />  &nbsp; <br />  Quant au sort du port de Las Palmas, il s’agit d’un problème réel mais, à la dimension de l’UE, cet enjeu demeure local. C’est au fond un problème de reconversion, qui ne doit affecter en rien les engagements de l’UE et les objectifs majeurs de portée globale, tels que la préservation des ressources et le développement durable. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Samouri Ould Ahmed Yehdhih.</strong> <br />   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Lutte contre la pauvreté : un appui de 18,4 milliards d'um de l'union européenne</title>
   <updated>2013-06-16T18:45:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/notes/Lutte-contre-la-pauvrete-un-appui-de-184-milliards-d-um-de-l-union-europeenne_b5616138.html</id>
   <category term="" />
   <published>2013-06-16T18:44:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <div>  	Dans le cadre de sa coopération avec la Mauritanie, l'Union européenne a accordé un programme d'appui budgétaire de 18,4 milliards d'UM (46 millions d'euros) qui seront mis à disposition pour accélérer la lutte contre la pauvreté en Mauritanie.</div>  <div>  	&nbsp;</div>  <div>  	Ce nouvel appui a fait l'objet d'une cérémonie de signature de la Convention de financement qui s'est tenue dimanche 16 juin au Ministère des Affaires économiques et du Développement, sous la présidence de S.E.M Sidi OULD TAH, Ministre des Affaires Economiques et du Développement et de S.E.M. Hans-Georg GERSTENLAUER, Ambassadeur – Chef de Délégation de l'Union européenne en Mauritanie.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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   <title>Insolite en Chine : le bac, c'est sans soutien-gorge</title>
   <updated>2013-06-16T17:36:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/Insolite-en-Chine-le-bac-c-est-sans-soutien-gorge_a9717.html</id>
   <category term="Lu sur le web" />
   <photo:imgsrc>http://www.noorinfo.com/photo/art/imagette/5615695-8375873.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-16T17:35:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La consigne est claire : le port du soutien-gorge à attaches métalliques est interdit pendant l’examen. Pas question de déclencher l’alarme. Dans la Province de Jilin, cette année, tous les candidats au gaokao - le bac chinois - sont passés au détecteur de métal.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5615695-8375873.jpg" alt="Insolite en Chine : le bac, c'est sans soutien-gorge" title="Insolite en Chine : le bac, c'est sans soutien-gorge" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-size: 15px; line-height: 21px; background-color: rgb(255, 255, 255);">Objectif : épingler les tricheurs dissimulant des gadgets hi-tech destinés à la fraude. Pour faciliter les contrôles, les élèves doivent porter des pantalons avec élastique et non à braguette, ainsi que des chaussures sans œillets métalliques,&nbsp;</span><a class="link" href="http://www.globaltimes.cn/content/786486.shtml#.UbGgUIUZ4kw%20http://europe.chinadaily.com.cn/china/2012-06/06/content_15477064.htm" target="_blank">rapporte le&nbsp;<em>Global Times</em></a>  <em style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-size: 15px; line-height: 21px; background-color: rgb(255, 255, 255);">.&nbsp;</em> <br />  <br style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-size: 15px; line-height: 21px; background-color: rgb(255, 255, 255);" />  <span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-size: 15px; line-height: 21px; background-color: rgb(255, 255, 255);">Les porteurs de pacemakers doivent produire un certificat émanant d’hôpitaux homologués. Oreillettes, récepteurs sans fils, stylos, montres, lunettes et ceintures truquées ...&nbsp;</span><a style="color: rgb(0, 23, 79); outline: none; font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-size: 15px; line-height: 21px; background-color: rgb(255, 255, 255);" target="_blank">Selon le&nbsp;<em>Quotidien du Peuple,</em></a><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-size: 15px; line-height: 21px; background-color: rgb(255, 255, 255);">&nbsp;plus de 60 000 engins électroniques ont été saisis en Chine l’an dernier. En matière d’antisèches, les affaires sont juteuses et l’inventivité sans borne, comme le montre la photo de&nbsp;</span><a class="link" href="http://www.techinasia.com/china-high-school-cheating/" target="_blank">cette règle avec écran intégré reprise par le site<em>TechinAsia.</em></a>  <em style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-size: 15px; line-height: 21px; background-color: rgb(255, 255, 255);">&nbsp;</em> <br />  <br style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-size: 15px; line-height: 21px; background-color: rgb(255, 255, 255);" />  <span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-size: 15px; line-height: 21px; background-color: rgb(255, 255, 255);">La pression est forte au pays des enfants uniques. Parfois ce sont les enseignants qui dérapent. En 2009, des professeurs de Songyuan ont été arrêtés pour avoir vendu des équipements sans fil destinés à la fraude à leurs élèves. Plus de 9 millions de jeunes Chinois passent l’examen national d’entrée à l’Université les 7 et 8 juin. <br />   <br />  Source : <a class="link" href="http://www.courrierinternational.com/" target="_blank">Courrier international</a>  </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.noorinfo.com/Insolite-en-Chine-le-bac-c-est-sans-soutien-gorge_a9717.html" />
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   <title>Les capitaux commencent à fuir les marchés émergents qu’ils courtisaient encore hier</title>
   <updated>2013-06-16T14:18:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/notes/Les-capitaux-commencent-a-fuir-les-marches-emergents-qu-ils-courtisaient-encore-hier_b5615654.html</id>
   <category term="" />
   <photo:imgsrc>http://www.noorinfo.com/photo/art/imagette/5615654-8375826.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-16T16:45:02+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5615654-8375826.jpg" alt="Les capitaux commencent à fuir les marchés émergents qu’ils courtisaient encore hier" title="Les capitaux commencent à fuir les marchés émergents qu’ils courtisaient encore hier" />
     </div>
     <div>
      Les économies émergentes ne font plus rêver les marchés. Les capitaux fuient les bourses émergentes et ont déjà provoqué la chute de plusieurs monnaies, certaines de plus 10% en un mois, comme le rand sud-africain. <br />   <br />  Alors que les bourses occidentales ont progressé en moyenne de 9% depuis le début de l’année, l’indice MSCI Emerging Markets, qui reflète l’évolution de 21 places financières émergentes, a perdu 10% sur la même période. Le scénario ressemble un peu aux débuts de la crise asiatique de 1997. <br />   <br />  Au départ de ce mouvement, le ralentissement de la croissance mondiale, y compris celle de la Chine, et surtout le robinet à dollars de la FED dont on réalise qu’il ne pourra pas éternellement déverser ses masses de liquidités mensuelles dans le système financier. En cause également une cascade de problèmes rencontrés par les pays émergents : conflits sociaux violents en Afrique du Sud, montée de la contestation en Turquie, impasse politique en Egypte, déficit commerciaux croissants en Indonésie et au Brésil, chute de la roupie indienne... <br />   <br />  L’enthousiasme suscité par les BRICS et autres groupes émergents semble aujourd’hui nettement plus modéré. <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://agenceecofin.com/bourses/1606-11737-les-capitaux-commencent-a-fuir-les-marches-emergents-qu-ils-courtisaient-encore-hier" target="_blank">agenceecofin</a>  
     </div>
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   <link rel="alternate" href="http://www.noorinfo.com/notes/Les-capitaux-commencent-a-fuir-les-marches-emergents-qu-ils-courtisaient-encore-hier_b5615654.html" />
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   <title>Qatar : la succession est en marche</title>
   <updated>2013-06-16T14:16:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/notes/Qatar-la-succession-est-en-marche_b5615661.html</id>
   <category term="" />
   <photo:imgsrc>http://www.noorinfo.com/photo/art/imagette/5615661-8375835.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-16T16:30:03+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5615661-8375835.jpg" alt="Qatar : la succession est en marche" title="Qatar : la succession est en marche" />
     </div>
     <div>
      L'émir du Qatar Hamad Ibn Khalifa Al Thani prépare sa succession. L'un de ses fils, Tamim, doit très prochainement prendre le pouvoir mais le timing de la transition n'est pas encore arrêté. <br />   <br />  Fatigué et de santé fragile, l'émir Hamad Al Thani, désireux de préserver la stabilité politique du Qatar - une révolution de palais est vite arrivée -, s'apprête à laisser les rênes du pouvoir à Tamim (33 ans), l'un de ses fils, et à procéder à une complète redistribution des cartes au sommet de l'État. Sorte de Talleyrand moyen-oriental, Hamad Ben Jassem devrait perdre son poste de Premier ministre, tandis qu'un nouveau gouvernement serait mis en place. La seule incertitude concerne le timing de l'opération. Al Thani hésite entre passer directement la main à Tamim, couvé par Cheikha Mozah, épouse de l'émir, et le nommer, dans un premier temps, Premier ministre. Un vaste mouvement diplomatique à la tête des principales ambassades, dans le monde entier, est également au programme. <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2735p008-009.xml10/diplomatie-succession-qatar-ambassadeqatar-la-succession-est-en-marche.html" target="_blank">JeuneAfrique</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="http://www.noorinfo.com/notes/Qatar-la-succession-est-en-marche_b5615661.html" />
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   <title>Crise politique : Les grandes manœuvres d’avant élections</title>
   <updated>2013-06-16T13:09:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/Crise-politique-Les-grandes-manoeuvres-d-avant-elections_a9704.html</id>
   <category term="Actu Mauritanie" />
   <photo:imgsrc>http://www.noorinfo.com/photo/art/imagette/5615412-8375491.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-16T16:00:03+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C’est finalement devenu une réalité : Le rapprochement entre les deux groupes Coalition pour une Alternance Pacifique (CAP), formée des partis Alliance populaire progressiste (APP), Al wiam, Sawab, et la Convergence Patriotique (CP) constituée des partis ADIL, MPR et RD démocratiques qui, il n’y a pas longtemps, étaient membre de la Coalition des partis de la Majorité (CPM) !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5615412-8375491.jpg" alt="Crise politique : Les grandes manœuvres d’avant élections" title="Crise politique : Les grandes manœuvres d’avant élections" />
     </div>
     <div>
      C’est dire tout simplement que l’on est en train d’assister à une nouvelle reconfiguration de la scène politique nationale, avec une « Troisième voie » qui prend de l’importance, non seulement parce qu’elle prône une sorte de centrisme entre la majorité et l’opposition radicale (COD) mais parce qu’elle renforce sa position par cette nouvelle union qui lui donne plus de poids pour peser dans la balance de futures négociations. <br />   <br />  C’est d’ailleurs ce qu’il faut lire en clair dans les propos tenus par le président de l’Assemblée nationale et du parti APP, Messaoud Ould Boulkheir, à l’occasion de la signature de ce nouveau Pacte d’alliance, annonçant que la nouvelle coalition travaillera, très prochainement, à réunir les partis de la Coordination de l’opposition démocratique (COD) et ceux de la Majorité à s’asseoir autour de la même table pour discuter de la crise et des voies et moyens de la dépasser. <br />   <br />  Choisi pour assurer la présidence tournante de la nouvelle coalition, le président du MPR, Kane Hamidou Baba, a déjà du pain sur la planche pour le meeting populaire qui a été décidé, le 23 juin prochain, et devant rassembler à Nouakchott les militants des six formations. Cela ressemble bien à une démonstration de force de nature à montrer aux adversaires politiques de la CPM et de la COD que le camp du dialogue et de l’apaisement ne manque pas d’arguments « électoraux », même s’il a toujours privilégié la négociation à la rue. Mais il faut reconnaître aussi qu’un meeting au-dessous des espérances jouera négativement sur l’initiative du président Messaoud, qui reste, à l’heure actuel, le seul compromis possible entre les deux protagonistes de la Bipolarité politique en Mauritanie (CPM et COD). <br />   <br />  Cette situation de pouvoir face à « deux oppositions » est unique en Afrique. Surtout que la coalition naissante est constituée par les déçus des deux bords (CAP, par rapport à la COD et CP par rapport à la CPM) et qu’elle est appelée à jouer un rôle de pendant à l’un et à l’autre des deux camps, à chaque fois que l’on sera amener à évoquer l’issue possible de la crise. <br />   <br />  <strong>Compliquer la crise ou faciliter son issue</strong> <br />   <br />  D’aucuns pensent que la nouvelle donne ne va pas favoriser une rapide sortie de la crise. Certes, le camp du président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, aura tout fait pour éviter au pays un clash programmé, si les partis Alliance populaire progressiste (APP), Al Wiam, Sawab et Hamam ne s’étaient pas désolidarisés d’une COD va-t-en-guerre et prête à expérimenter en Mauritanie ce « printemps arabe » vécu douloureusement en Egypte, en Libye, au Yémen et en Syrie, mais on est encore loin d’un « risque zéro » qui n’existe pas en politique. De même, le retrait des trois partis de la CP de la majorité présidentielle pousse cette dernière à baisser d’un cran son orgueil, avec la perte de quelques députés et le risque d’avoir ouvert la brèche à de nouveaux départs. <br />   <br />   <br />  Aussi, le seul fait que les partis politiques de l’opposition qui ont participé à un dialogue avec le pouvoir, en octobre 2011, et leurs nouveaux alliés venus de la Majorité comptent mettre en place un cadre de concertation englobant, « officialisé » peut être vu comme une option visant à institutionnaliser plus encore la compétition avec la COD. En tant qu’adversaire du pouvoir et dans la perspective, bien sûr, de ce qui va être entrepris pour sortir de la crise, en mettant en place les instruments de concertation avec la majorité pouvoir pour la mise en œuvre du processus électoral. Et déjà, l’on pense que Messaoud et ses amis de ce qu’il convient bien maintenant d’appeler la Coalition de l’Opposition Modérée (COM) veulent se préparer à un nouveau round de négociations pour affiner les modalités d’organisation des élections municipales et législatives ainsi que la garantie de leur transparence. <br />   <br />  <strong>L’attitude équivoque du pouvoir</strong> <br />   <br />  Face à cette situation, le pouvoir doit pourtant jouer serré pour faire accepter son plan de sortie de crise (par les élections uniquement) à une opinion publique nationale et internationale de plus en plus sourcilleuse en matière de compromis politique. Sans doute que le poids, supposé ou réel, de la COD (qui dit compter 10 formations politiques et plusieurs personnalités et mouvements indépendants) ne peut être passé en perte et profit dans toute recherche de solution à la crise. L’option du « en avant toute » que le président Aziz semble vouloir imprimer à l’ensemble du processus, malgré la présence de deux poids lourds de la politique mauritanienne (Messaoud Ould Boulkheir et Boidiel Ould Houmeid) souffre de l’inconséquence de la non prise en compte d’aspects importants de la crise autre que celui lié au renouvellement du Parlement et des Conseils municipaux. L’ébullition sans précédent que connait actuellement la scène politique nationale n’a pas pour seule cause la crise politique qui met face à face le pouvoir et la COD (qui appellent toujours au départ du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz) mais trouve, aussi, ses causes et effets dans l’exacerbation de multiples tensions sociales (Prix, travailleurs, TPMN, IRA). Des crises qui ajoutent à l’intensité de la Crise et rendent donc nécessaire une prise en compte des revendications sociales liées à des considérations de bien-être économique, de redistribution des richesses et d’égalité entre tous les citoyens. <br />   <br />  C’est aussi, sur un autre plan, la preuve évidente de l’existence d’une volonté, dans certains milieux du pouvoir, que l’on fait tout pour convaincre les mauritaniens qu’il y a maintenant « deux oppositions » ! La « bonne » et la « mauvaise » ! Inutile vraiment ici de vous faire un dessin pour comprendre qui est qui, dans l’optique du pouvoir. Ce qui est sûr, cependant, c’est l’aptitude des hommes qui entourent le président Aziz à la diversion politique. Une tradition héritée de l’ère Taya et qui est, apparemment, l’une des rares « qualités » que les soutiens du Raïs mettent en œuvre pour le desservir. <br />   <br />  Le rapprochement entre la Majorité et une partie de l’opposition (APP, Al Wiam, Sawab, Hamam) n’a pas été mis à profit, positivement, pour montrer la possibilité d’avoir une démocratie apaisée. La volonté des présidents Aziz et Messaoud d’arriver à une sorte de « paix des braves », servant, avant tout l’intérêt de la Mauritanie et des Mauritaniens, comme aime à le répéter le président de l’Assemblée nationale, a été détournée de ses vrais objectifs par ceux-là même qui ne se complaisent que dans une situation de crise politique extrême. Et l’on s’est dit que si Messaoud n’a pas réussi à entraîner avec lui le reste de la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) dans un dialogue à minima avec le pouvoir, il y a lieu, maintenant, de provoquer une sorte de « crise parallèle » entre les anciens coalisés contre Aziz ! Et ici, le préjudice est énorme. Pour la COD, qui passe aux yeux de certains pour cet empêcheur de tourner en rond, qui refuse le dialogue, qui tente de ramener le pays vers les tumultes de la crise politique de 2008, et même de le plonger dans les affres de ces « révolutions arabes » qui ont fini à soulever des doutes sur leur finalité. <br />   <br />  Un préjudice aussi - énorme - pour l’opposition « participationniste » que l’on taxe, côté COD, d’avoir failli et, côté Majorité, de chercher à lui voler les faveurs du président Aziz ! Alors que les « participationnistes » se sont présentés en sauveurs de la Mauritanie. Position ingrate que celle de ces hommes qui font tout pour que le dialogue réussisse mais qui essuient les tirs de partout, et sont obligés de « tirer » à leur tour, au grand plaisir d’une majorité contente de voir que la polémique se déplace de la Majorité - Opposition (Bipolarité) vers l’Opposition - Opposition (incompréhension). <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://elhourriya.net/fr/analyses/9922-mauritanie.html" target="_blank">Elhourriya</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Iran : entre les mains du Guide</title>
   <updated>2013-06-16T15:56:00+02:00</updated>
   <id>http://www.noorinfo.com/Iran-entre-les-mains-du-Guide_a9713.html</id>
   <category term="International" />
   <photo:imgsrc>http://www.noorinfo.com/photo/art/imagette/5615638-8375804.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-16T15:55:00+02:00</published>
   <author><name>Noorinfo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voilà un ours dont la peau a souvent été vendue et qui, pourtant, s'apprête une nouvelle fois à triompher. Ali Khamenei, 74 ans le 17 juillet, Guide suprême de la République islamique d'Iran, ne paie pas de mine. Il n'a ni le charisme ni le crédit religieux de son prédécesseur, l'ayatollah Khomeiny. Et pourtant, si le maître de la révolution islamique a régné dix ans sur l'Iran, son successeur, lui, est en place depuis vingt-quatre ans - preuve s'il en faut de sa grande habileté. Après Qabous, sultan d'Oman depuis 1970, Ali Khamenei est le doyen des chefs d'Etat du Moyen-Orient.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.noorinfo.com/photo/art/default/5615638-8375804.jpg" alt="Iran : entre les mains du Guide" title="Iran : entre les mains du Guide" />
     </div>
     <div>
      Son autorité n'est remise en cause par aucun des nombreux cercles de pouvoir iraniens. Les pasdarans ("gardiens de la révolution") ne jurent que par le Guide, tout comme la justice, le Parlement, le Conseil des gardiens, l'assemblée des experts et, bien sûr, la présidence, quel que soit le vainqueur des élections du 14 juin. <br />   <br />  Qui dirige vraiment l'Iran ? Cette question, qui est aussi le titre d'un livre (Who Rules Iran ?, de Wilfried Buchta, Washington Institute for Near East Policy, 2000) et que se posent tous les négociateurs, diplomates et états-majors occidentaux, a pourtant une réponse simple : c'est Dieu. La Constitution de la République islamique (1979) est sans ambiguïté : Dieu exerce en Iran une souveraineté absolue et préside à l'élaboration des lois (article 2). <br />   <br />  <strong>LE "GOUVERNEMENT DU DOCTE"</strong> <br />   <br />  Quant au pouvoir terrestre, il est, dans l'islam chiite iranien, censé être exercé par les imams descendants d'Ali, le beau-fils du Prophète. Or le douzième et dernier imam, Mahdi, a disparu à l'âge de 5 ans, en 874 de notre ère. D'où ses surnoms d'"Imam caché", de "Maître du temps". Que faire en attendant son retour, dont les chiites pensent qu'il interviendra pour sauver le monde ? Pendant des siècles, le clergé a répondu qu'il fallait surtout ne rien faire et se tenir à l'écart de la politique, pour ne pas usurper le rôle réservé à l'Imam caché. <br />   <br />  L'ayatollah Khomeyni n'était pas de cet avis. Durant ses années d'exil avant la chute du chah, il a élaboré la doctrine du velayat-e faqih ("gouvernement du docte"), qui confère aux religieux la primauté sur le pouvoir politique. Ce principe, qui prend à contre-pied toute la tradition chiite, se retrouve dans la Constitution (article 5) : "Durant l'occultation du Maître du temps - que Dieu hâte sa réapparition - le pouvoir revient au juste et au pieux faqih ("docte religieux"), qui est courageux, plein de ressources et possède des aptitudes administratives." <br />   <br />  C'est dit. Et le faqih, c'est Ali Khamenei, doté de pouvoirs quasi divins, classé 21e sur la liste des personnes les plus puissantes au monde par le magazine Forbes en 2012. A sa nomination au poste de Guide suprême, en 1989, il n'était que hodjatoleslam ("autorité sur l'islam"), un rang moyen dans le clergé chiite. Peu importe : il a été fait ayatollah du jour au lendemain, un saut hiérarchique qui nécessite habituellement dix ans d'études coraniques. <br />   <br />  Depuis, il a vu élire trois présidents, dont il a savamment circonscrit la marge de manoeuvre et les succès : Akbar Hachémi-Rafsandjani, Mohamed Khatami et Mahmoud Ahmadinejad. Ces trois-là, malgré des tempéraments et des mouvances politiques très différents, ont terminé leur second mandat ligotés, voire ridiculisés, par le Guide. <br />   <br />  Avec un brin d'admiration, le chercheur Karim Sadjadpour, du think tank américain Carnegie Endowment for International Peace, compare les méthodes du Rahbar ("Guide") à celles du Prince de Machiavel (Foreign Policy, 21 juillet 2011). Comme cette capacité à exercer tout le pouvoir sans en porter la moindre responsabilité : le prix du pain a doublé et celui de la viande sextuplé ? C'est au président Ahmadinejad qu'on en veut. Des candidats populaires sont interdits de se présenter aux élections ? C'est le conseil des Gardiens qui assume. Des émeutes sont réprimées dans le sang ? Ce sont les bassidjis ("volontaires islamiques") qui concentrent la haine des manifestants. <br />   <br />  En 2009, pourtant, son nom fut conspué dans la rue. A la prière du vendredi de Téhéran, une semaine après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, le Guide a pris, pour la première fois, le risque d'apparaître en première ligne. Sans doute parce que le régime tremblait sur ses bases. "La victoire [d'Ahmadinejad] est indéniable et divine, a-t-il déclaré. Ceux qui la contesteraient feront couler le sang à leurs dépens." <br />   <br />  C'est ce qu'il s'est passé. De juin à décembre 2009, plus d'une centaine de protestataires ont été tués par l'implacable répression des pasdarans. Les manifestants avaient alors changé de slogan : au lieu de "Où est mon vote ?", ils ont crié "Mort au Guide !", mais ont fini par rentrer chez eux. <br />   <br />  Parfois aussi, un pion doit être sacrifié, comme ce directeur de prison ayant organisé en 2009 le viol et le meurtre de détenus. Mais jamais aucun lien ne pourra être établi avec la maison du Guide (beit-e Rahbari), qui compte plus d'un millier d'employés - sorte de gouvernement parallèle, qui flanque chaque gouverneur de province, chaque ministre, chaque chef d'une entreprise d'Etat, chaque patron de fondation religieuse, d'un émissaire aussi loyal que discret. <br />   <br />  <strong>THÉORIES DU COMPLOT</strong> <br />   <br />  Ali Khamenei ne répond à aucune interview, ne sort pas d'Iran et ne rencontre, chez lui, que quelques chefs d'Etat, Vladimir Poutine et Lula da Silva ayant eu ce rare privilège. De ses discours et prières devant d'innombrables assemblées, toujours acquises à sa cause et sans que jamais une question ne soit posée, on apprend qu'il lit des magazines américains, qu'il a été un admirateur de Jean-Paul Sartre et qu'il a longuement médité la déroute du système soviétique après l'introduction de la glasnost et de la perestroïka par Mikhaïl Gorbatchev. <br />   <br />  Pour le reste, ses interventions sont un concentré de théories du complot et de mises en garde contre les "ennemis", ces puissances étrangères (Etats-Unis et Israël avant tout) qualifiées tour à tour d'"arrogantes" et de "diaboliques", de "cupides" et de "rétrogrades", d'"hégémoniques " et de "cancéreuses", d'"oppressives" et de "venimeuses". <br />   <br />  L'homme, donc, est inquiet, toujours sur ses gardes. Il a pour principe de ne jamais céder de terrain sous la pression, convaincu que le moindre compromis ne ferait qu'encourager l'adversaire, qu'il s'agisse de Barack Obama ou des manifestants dans les rues de Téhéran. <br />   <br />  De fait, Ali Khamenei a consacré une grande partie de son règne à consolider sa propre position, et cela de deux manières. La première fut le noyautage de chaque institution de la République islamique - Dieu sait qu'elles sont nombreuses - pour aller au-delà de ses pouvoirs constitutionnels déjà très larges (article 110 : il nomme le directeur de la radio et de la télévision nationales et tous les commandants des forces armées). <br />   <br />  Le résultat est un entrelacs d'influences, un véritable noeud gordien. Jugez plutôt : en théorie, l'assemblée des experts, qui comprend 86 religieux de haut rang, peut destituer le Guide suprême et nommer un successeur. En réalité, les candidats à cette assemblée sont triés sur le volet par le redoutable Conseil des gardiens, composé de douze membres dont une moitié est nommée par le Guide lui-même et l'autre par le Parlement, mais sur proposition du ministère de la justice, lequel répond directement... au Guide. La boucle est bouclée. <br />   <br />  D'autre part, Ali Khamenei, sans doute en raison de sa légitimité religieuse limitée, a choisi de s'appuyer sur les forces de sécurité plutôt que sur le clergé. Il a ainsi offert aux pasdarans maints avantages matériels et les a associés de façon toujours plus affirmée à la conduite de l'Etat. Au point que certains observateurs considèrent désormais l'Iran non plus comme une mollahcratie, mais comme une dictature militaire. <br />   <br />  Source:<a class="link" href="http://www.lemonde.fr/international/article/2013/06/11/iran-le-vrai-visage-du-pouvoir_3428149_3210.html" target="_blank">Lemonde</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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