Syrie : les bastions rebelles pilonnés sans relâche, les pénuries s’aggravent  03/09/2012

Un habitant fuit les tirs de missiles d'un hélicoptère de l'armée syrienne, dans le district d'el-Edaa, à Alep, le 2 septembre 2012. REUTERS/Youssef Boudlal
Une nouvelle journée de violence en Syrie, ce dimanche 2 septembre, entre combats, bombardements et attentats. Dans la province de Homs, dans la ville rebelle de Qousseir, l'armée a détruit la dernière boulangerie qui vendait encore du pain.

Damas a été une nouvelle fois frappée par les attentats : deux bombes ont explosé ce dimanche dans un quartier résidentiel du centre abritant des bâtiments de la sécurité d’Etat et le bureau du vice-président Farouk al-Chareh. Un attentat revendiqué par un groupe islamiste obscur, « la Brigade des petits-fils du prophète ». Samedi soir déjà, à en croire la presse officielle, une voiture piégée avait fait 15 morts, 15 civils dans une banlieue populaire de la capitale.

Dans le reste du pays, la tactique des rebelles consistant à attaquer les aéroports n’a pas encore porté ses fruits. Avions et hélicoptères continuent de bombarder et de mitrailler la province d’Idleb, dans le Nord-Ouest.

Les rebelles affirment quand même être entrés dans la localité de Harem, près de la frontière turque, après deux jours de combats. Mais à Hama, dans le Centre, au moins 21 personnes auraient été tuées lors d'un assaut de l'armée syrienne dans une zone rurale, le secteur d'Al-Fan. Pour ce qui est des chars, ils ont pilonné les bastions rebelles d'Alep dans le Nord et Deir Ezzor dans l’Est.

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