Afrique du Sud : 12.000 mineurs licenciés et un mineur tué  06/10/2012

Des mineurs en grève le 5 octobre 2012 à Rustenburg. © AFP
Le numéro un mondial du platine Amplats a annoncé vendredi le licenciement de 12 000 de ses 28 000 mineurs en grève sauvage sur le site de Rustenburg, dans le nord de l'Afrique du Sud, au lendemain de la mort d'un gréviste tué par la police.

Un syndicaliste a en outre été tué par balles vendredi soir dans la ville voisine de Marikana. Sa mort survient au lendemain d'un autre incident au cours duquel la police a tué un mineur sur un site d'extraction de platine pendant la dispersion d'un groupe de mineurs grévistes dans la région voisine de Rustenburg.

Amplats avait convoqué cette semaine tous les grévistes en conseil de discipline, et menacé de licencier ceux qui refuseraient de comparaître. "Environ 12 000 employés ont décidé de ne pas se présenter (...) et ont donc été licenciés en leur absence", a annoncé Amplats, filiale d'Anglo American, dans un communiqué.

Les grévistes, dont le mouvement ne respecte pas les procédures du droit du travail sud-africain, réclament de substantielles augmentations de salaire.
Jeudi soir, un mineur a de nouveau été tué dans des affrontements entre employés d'Amplats et policiers à Rustenburg.

En outre, vendredi soir, un responsable syndical de la mine Western Platinium a été tué par balle à son domicile de Marikana, a indiqué un porte-parole de l'Union nationale des mineurs. Marikana, proche de la ville de Rustenburg (nord-ouest), avait déjà été le siège de violentes grèves dans la mine de platine de Lonmin.

Au moins sept personnes au total ont été tuées aux alentours de Rustenberg au cours de cette semaine dans des violences liées aux grèves. "Nous ne pensions pas que les choses en arriveraient là", a déploré un représentant des grévistes, Gaddhafi Mdoda, "ils ne nous laissent pas le choix. Notre grève a été pacifique mais ils commencent à tuer des innocents".
"On ne reculera pas, peu importe ce qu'ils disent ou ce qu'ils font, on se battra jusqu'à la dernière goutte de sang", a renchéri l'un des animateurs du mouvement, Mametlwe Sebei.

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