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Noorinfo

Voilà pourquoi hier Aziz m’a bien fait rire…


A.O.S.A
Vendredi 30 Novembre 2012 - 03:57


Voilà pourquoi hier Aziz m’a bien fait rire…
Mais d’abord, mes excuses au doyen : Mamadou Sy du R.P.M… 
 
Quelquefois il m’est arrivé de dénigrer le Rassemblement de la Presse Mauritanienne à la tête duquel on trouve ce charmant monsieur. Je ne l’avais jamais vu comme ce fut pour moi une première de voir l’autre doyen, Oumeir en chair et en os, s’exprimer en français et en hassanya. Ces gens-là n’étaient que des noms. Pour Oumeir, il est tel qu’il écrit quant à monsieur Sy, il ne devrait pas être à la tête du R.P.M car il n’a rien du peshmerga.
 
Un peshmerga est toujours grassouillet quand il est à la tête d’un canard même si les journalistes qui travaillent pour lui sont fatigués. Monsieur Sy n’a rien de la mine d’un peshmerga qui tient un canard. Aussi, je lui présente mes sincères excuses.
 
Monsieur Sy a une haute idée de son métier au point de croire qu’il suffise au R.P.M de faire un communiqué pour qu’Aziz à l’instant en soit informé quoi que le chef de l’état fasse à l’instant. Ainsi monsieur Sy fut complément interloqué quand Aziz ne semblait pas tout savoir de l’incident du journaliste molesté ou presque par des inconnus qui ont cassé sa voiture avant de prendre la fuite. Monsieur Sy dit alors à Aziz avec l’expression d’un i hagard qui soutiendrait son point : « mais pourtant on a fait un communiqué ».
 
C’est ainsi que la dernière partie de cette conférence de presse fut la plus savoureuse surtout les échanges entre Aziz et monsieur Sy. Quand on a des problèmes avec les « S » en général jusqu’à dire S-station ou S-stade, il faut éviter d’essayer de dire à un général surtout civilisé « décrispation » car on y trouve tout un lot de « S » car alors le « tion » se transforme en « ssion » créant un bug chez l’usager. Ainsi monsieur Sy, cela ne s’invente pas, a bloqué au premier « S » de « décris… ».  Là ça crissait. Aziz qui vient de Louga comprit sur-le-champ à qui il avait affaire aussi fit-il la sourde oreille pour obliger le malheureux Sy à crisser de plus belle. Il a fallu qu’Aziz vienne en aide au doyen pour lui faire passer le cap du premier « S », hélas vint le « tion » de décrispation ; là monsieur Sy a baissé les armes, préférant dire « c’est ça » plutôt que d’affronter une nouvelle fois la série infernale. Il faut croire que les « ç », ça passe mieux.
 
Pour le reste, on a vu, à la fin du moins car j’ai raté le début, un Aziz parfaitement serein plein d’humour surtout au sujet des poètes quand il a fallu dire que la Mauritanie souffre de son manque de « techniciens » ; Aziz n’a pas voulu parler des poètes en disant avec le sourire en français qu’il a déjà eu beaucoup de problèmes avec eux.
 
Aziz est terrible. Sa façon de parler de la presse donne envie de ne plus rien écrire à moins d’être payé pour cela. Fallait voir comme il a dit au sujet du journaliste qui a vu les vitres de sa voiture fracassées : « il faut bien prendre des risques » surtout que ce journaliste fait partie de « ces littéraires » dont Aziz dit, avec un souverain mépris, qu’ils terminent leurs études devant la présidence à réclamer du travail sinon ils ouvrent un site de « journalistes » où ils écrivent tout et surtout n’importe quoi.
 
On retiendra son sourire chaque fois qu’il parle des compétences de la presse ou lorsqu’il a rappelé à monsieur Sy au sujet de l’opposant qui a été moralement attaqué que lui Aziz en entend de belles mais que cela n’effleure pas la peau…
 
Franchement Aziz m’a bien fait rire car on sent qu’il sait que tous les gens qui le détestent à savoir la COD et satellites sont devant l’écran à le regarder tout frais bien habillé avec une montre de luxe disant «  je vais à Paris demain » ce qui remit dans l’esprit des fatigués l’image du magnifique Jet.
 
Aziz est à l’image de ce que la culture mauritanienne noire et blanche attend d’un chef. La personnalité doit casser les pierres comme disent les maures. Aziz écrase les politiques en étant plus politique qu’eux. C’est là une incroyable victoire. La guerre politique chez nous est devenue une guerre des mots, une guerre des images, une guerre féminisée or Aziz sait que la COD est fatiguée aussi suffit-il de se montrer bien portant et sans souci matériel ni de santé pour qu’elle étouffe.
 
L’accident n’a rien changé à sa légendaire modestie ; c’est à croire qu’il ne croit pas au mauvais œil…
 
Pour le reste, Aziz prouve qu’on peut maîtriser les politiques par la politique et faire courir le reste sans rien donner juste par appât du gain ou la crainte d’être marginalisé. On devrait enseigner ce mode de domination dans les écoles militaires mauritaniennes.

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chezvlane


              

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