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Voici les rencontres qui nous ont marqués au Nouveau-Mexique…


A.O.S.A
Dimanche 9 Novembre 2014 - 00:16


Voici les rencontres qui nous ont marqués au Nouveau-Mexique…

La journée a commencé par la visite du capitole de Santa Fe. C’est un bâtiment exceptionnel, tout en lumière et plein d’œuvres d’art. Le maire est arrivé super sympathique et nous sommes restés avec lui dans le hall une bonne demi-heure. Puis nous sommes allés à la rencontre d’un personnage impressionnant avec la simplicité des manières d’un grand seigneur et je pèse mes mots : le démocrate Peter Wirth, avocat de son état, il est sénateur par amour du service public, dit-il, car il n’est pas payé comme les autres sénateurs au Nouveau-Mexique. On apprendra lors de la dernière rencontre de la journée avec le républicain directeur de cabinet du gouverneur que ce sénateur touche comme ses pairs, un per diem de 150 dollars par jour et un droit à une excellente retraite.


 


Santa Fe, c’est un peu l’Afrique, un peu Dakar, Bamako et toute l’Afrique de l’Ouest et du Centre, la propreté et les infrastructures en plus. On y trouve des maisons du même style que les maisons en banco et c’est paraît-il ici, le must que ne peut se payer qu’une poignée de nantis car cela coûte très cher à la construction non pas à cause des matériaux mais de la main-d’œuvre…

 

 

 

 

Santa Fe, 70 mille habitants, est une petite merveille comme le Nouveau-Mexique d'à peine 2 millions d’habitants...

 


J’ai fait remarquer au directeur de cabinet du gouverneur, qui nous a reçu dans la salle « du conseil des ministres » car il a rang de chef de gouvernement, que ce qui est curieux c’est qu’on ne sent pas ici l’hystérie sécuritaire. A Washington comme ailleurs aux USA, vous ne pouvez  entrer dans aucun bâtiment public sans subir le service de sécurité draconien qui reflète une subliminale victoire des terroristes vu qu’en terrorisant le monde, ils obligent les gouvernements  à faire vivre les citoyens dans la peur.


Il m’a répondu que la sécurité existe et qu’ils sont protégés mais que le gouverneur veut garder la maison du peuple accessible au peuple. De là cette facilité d’accès. Etonnant Nouveau-Mexique où le fameux sénateur Peter Wirth m’a répondu, à propos d’Ebola, que personne n’a débattu de notre arrivée. J’ai vérifié en ligne, il a raison.

 

 


Nous avons aussi pu avoir des entretiens avec les journalistes des plus importants journaux de Santa Fe et d’Albuquerque. Des entretiens aussi avec des ONG de charité catholique qui s’occupent des immigrés sans-papiers et leur apportent assistance pour une intégration légale ; de même que nous avons rencontré des associations qui viennent en aide aux femmes en détresse où on nous a rappelé que contrairement à ce qu’on imagine de l’extérieur, seuls environ 3% des américains sont à l’abri financièrement car tout le reste pourrait se retrouver à la rue du jour au lendemain s’il ne recevait pas deux mois de salaire…


En somme de Washington au Nouveau-Mexique en passant par Athens en Géorgie, nous avons aperçu plusieurs visages de l’Amérique, ce qui nous a permis de voir sur le terrain ce que signifie, dans le quotidien, l’articulation du fédéralisme et de la diversité culturelle.


Après le maire, le sénateur et le chef de cabinet du gouverneur qui nous ont reçu avec simplicité et mille considérations mais qui ne nous ont pas servi un soupçon du côté obscur du Nouveau-Mexique, nous avons eu droit à un grand reporter du plus grand journal d’Albuquerque qui nous a parlé des problèmes de drogue dans l’état, la situation catastrophique dans les prisons et la corruption endémique.

 

 

 

Nous avons aussi eu droit à la communication d’une dame, executive director  à la New Mexico Fondation for open Governement qui nous rappelé encore une fois la nécessité absolue d’avoir une liberté d’expression totale protégée par le premier amendement afin de pouvoir toujours informer le citoyen sinon le gouvernement ferait n’importe quoi en toute impunité. J’ai alors demandé à cette dame si depuis le temps que le premier amendement existe, les choses ne s’étaient pas renversées car depuis toujours on dit aux américains : «  méfiez-vous du pouvoir » de sorte à toujours présenter la presse comme les sauveurs de la lucidité des citoyens or de nos jours avec la toute-puissance des médias, surtout aux USA où aucune loi ne les bride et où les médias sont des faiseurs de victoire électorale ou d’injuste défaite via la désinformation, ne devrait-on pas dire enfin aux citoyens : « méfiez-vous de la presse ?  » 


Elle a souri franchement puis a botté en touche en nous délivrant encore une fois la  sacro-sainte philosophie de la liberté d’expression totale aux USA où la presse est intouchable quoi qu’elle dise car pour les américains, il faut combattre une voix par une voix plus forte ; de là la nécessité de l’engagement citoyen sauf que cette philosophie n’intègre pas la situation où l’esprit du citoyen est esclave de médias puissants via le divertissement et la désinformation à l’insu de son plein gré.

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chezvlane


              

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