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Violences conjugales : Plus de 1300 cas enregistrés en 2011 en Mauritanie


Société
Mercredi 15 Août 2012 - 14:21

Dans son rapport annuel, l'association des femmes chefs de familles (AFCF), pour la défense des droits féminins, pointe du doigt la recrudescence des violences conjugales, notant au passage le silence coupable de la justice.


Violences conjugales : Plus de 1300 cas enregistrés en 2011 en Mauritanie
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«Nous déplorons la recrudescence des violences contre les femmes qui continuent malheureusement a être couvertes par l’impunité dans notre pays», a indiqué mercredi 15 aoüt Aminetou Mint El Moctar, présidente de l’Association des femmes chefs de familles dans une déclaration à l’ANI.

Selon un bilan dressé par Mint El Moctar, l’AFCF a enregistré au cours l’année 2011, 1333 cas de violences conjugales, 302 violences contre des filles domestiques mineures, 343 mariages forcés, 272 viols contre des mineures et 16 victimes de traite de filles.

«Ce qui est, pour le moins regrettable c’est qu’il s’agit de chiffres qui ont tendance à l’augmentation à cause de l’impunité qui règne en l’absence en l’absence de textes juridiques qui punissent la violence conjugale».

Selon Aminetou, pour le cas spécifique du viol, il y a les articles 309,310 et 311 du code pénal qui demeurent encore insuffisants car leur application n’est pas associée au suivi, ni au dédommagement dû à la victime. La loi relative à la traite des personnes n’est pas à jour, car il s’agit d’un texte ancien passant sous silence de nombreux aspects de la question.
C’est aussi le cas des violences contre les filles domestiques mineures.

L’année 2011 a connu des cas graves, dont un décès. Une jeune femme de 14 ans a été tuée par son mari à Tevragh Zeina. Une autre a été rudoyée par un homme au moment où elle se trouvait sur son lieu de travail, alors qu’une autre a eu les quatre membres fracturés par son mari.

"Nous avons aujourd’hui, sept cas de mariages forcés restés pendants devant la justice. Il demeure déplorable que les auteurs de ces violences bénéficient de complicité au sein de l’appareil judiciaire" enrage Aminetou Mint El Moctar.

«Rares sont les réseaux de traites de jeune filles qui ne disposent pas de protecteurs au sein de la police ou de la justice», a conclu Aminettou.

Source : ani.mr
Mamoudou Kane


              

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