Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Violences aux femmes : L'AFCF déplore "l'inefficacité" de la justice


Société
Mardi 12 Juin 2012 - 11:23

«Nous ne demandons que la justice soit dite. Nous ne demandons rien d’autre à personne, ni à la justice !». Ces phrases, la présidente de l’AFCF, Aminetou Mint El Moctar, les a maintes fois prononcées lors d’une sortie médiatique face à la presse nationale et internationale.


Violences aux femmes : L'AFCF déplore "l'inefficacité" de la justice
Elle a mis à profit une conférence de presse tenue hier au siège de son ONG pour déplorer l’inefficacité de l’appareil judiciaire mauritanien tout en relevant sept incohérences dans le dossier de Mountaha et de Mady : elle a été battue dans son bureau, son chien a été abattu sans son consentement, le procureur de la République l’a envoyée auprès du juge d’instruction:

Mountaha Mint Cheikh est Conseillère en communication au CDH/AH/RSC (Commissariat aux Droits de l’homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile). Selon les dires de la présidente de l’AFCF, Aminetou Mint El Moctar, cette jeune femme a été sauvagement agressée le mercredi 23 mai 2012 aux environs de 13, dans son lieu de travail par un certain Mady Ould Hamady au vu et au su de tous ses collègues de travail.

«Je vous informe qu’elle (Mountaha) est militante de droits humains et membre de l’AFCF depuis deux ans. Elle m’a laissé entendre que ’’son agresseur Mady lui a appelé après avoir tué son chien qu’il voudrait venir lui présenter ses excuses pour avoir tué son chien non ragé sans consentement’’. Arrivé ainsi au bureau, il l’a verbalement attaquée et traitée de tous les noms d’oiseaux. Pour cause, la femme le lui a dit de quitter immédiatement son bureau. Chose qui n’a pas visiblement plu à Mady Ould Hamady. Il a alors commencé à insulter la jeune femme. Pis, il a fermé la porte pour la battre tout en déchirant son voile.

Et pourtant la sécurité l’article 23 de la Convention du travail assure la sécurité de toute personne dans son lieu de travail. Une situation que la présidente de l’AFCF n’est pas passée par quatre chemins pour dénoncer en ces termes, «s’enfermer avec une femme qui n’est pas la sienne est un acte condamnable aux yeux de la loi islamique, mais l’acte de Mady Ould Hamady n’a même été condamné par les hommes et les femmes qui aiment parler au nom de l’islam en Mauritanie. Et d’ajouter sans ambages : «Les Mauritaniens interprètent l’islam selon la vision qui leur arrange». Sinon cet acte mérite qu’ils (Mauritaniens) fassent une marche publique pour dénoncer et condamner les faits commis par cet homme sur une femme.

Justice au service de la tribu et ses alliés

Encore et toujours, Aminetou Mint El Moctar a rendu la justice mauritanienne «responsable» de l’impunité en Mauritanie, surtout de son «inefficacité» criarde à rendre justice au profit des femmes violentées par les hommes : maris, frères, patrons… Si l’on en croit la présidente de l’AFCF, l’affaire d’agression de cette femme ne devrait pas être confiée à un juge d’instruction, parce que c’est un cas de flagrant délit d’agression. Donc, il n’y avait rien instruire dans ce dossier. Pis, elle a relevé que le Procureur de la République avait ordonné la relaxe pure et simple de Mady Ould Hamady. Le commissaire, qui a osé convoquer derechef cet agresseur, a reçu une demande d’explication. Ce qui voulait que la justice de la Mauritanie est et reste tributaire de la tribu et ses alliés. Parce que les parents cet homme ne veulent pas du tout prononcer une condamnation à l’encontre de leur parent, qui a sciemment agressé une femme dans son propre bureau. A en croire la présidente de Mint El Moctar, Mint Cheikh n’est pas encore au bout de ses peines, parce que le Procureur de la République vient de demander une nouvelle expertise sur la personne après plus de 20 jours de son agression. Il (Procureur de la république) aurait même invité déjà les deux parties à trouver une solution à l'«amiable»

Camara Mamady
Pour le rénovateur
Mamoudou Kane


              


1.Posté par Ould Allaf le 12/06/2012 20:08
Notre Societe n'est qu'illusion finalement, justice, egalite, democratie, ce ne sont que des mots, du vent, de la poussière pour les yeux de ceux qui croient et ceux qui regardent parce que de toute façon ils n'y comprennent rien... ici chacun fait ce qu'il veut, selon ses moyens et les autres n'y peuvent rien, sinon ils réagiraient ... Et vraiment dans ce systeme, la famille de Mountaha et sa tribu doivent intervenir de toutes leurs forces parce que c'est allé trop loin
Même si a la base porter plainte pour le chien c'est trop pour certains, mais ça devait arriver quand on flingue les chiens des gens sans foi ni loi et que l'on envoie des chasseurs en ville, si c'etait une française, lui aurait-il casse la gueule avec autant de ferveur et sans aucune crainte par la suite, je ne crois pas non, ce que je voudrais qu'il soit certain que pour aucun motif aussi futile que ce soit, c'est que cela n'arrive pas a nos Mères, soeures, femmes, filles, (voire a nous mêmes) et qu'elles ne soient pas mieux défendus chez elles et par toutes les parties concernées, qu'une étrangère parce que elle aurait derrière ou devant elle son ambassade, son organisme, le M.A.E, et bien forces, la police et la justice. Sommes-nous moins en droit que les étrangers dans notre propre pays, plus en sécurité a l'etranger? Ne jettez pas la pierre a Mountaha, rien n'excuse les coups, les coups répètes et aujourd'hui l'intimidation,
ni son comportement, elle vit dans son temps, c'est une femme active, ni le choix d'exposer son cas sur le net, choix pour lequel il faut beaucoup de courage, plus ici qu'ailleurs et je crois bien qu'elle aurait préféré que son agresseur fasse trois jours au commissariat une peine avec sursis, une amende quelconque et l'interdiction d'approcher sa victime au lieu de rentrer chez lui pour la prière du Maghreb comme si de rien était. Quant au commissaire que je ne connais que sous cet angle, surement le moins bon, il manque a son devoir le plus basique...
Les solutions a l'amiable, ç'est fait pour les indemnités, le préjudice, mais cela ne doit en aucun cas mettre fin a l'action pénale du ministère quand il y a infraction constatée sauf si la justice et la loi ne s'appliquent pas de manière équitable dans notre pays ce qui me semble parfois une évidence.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter