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Violence aux femmes : «Se taire, c'est être complice!»


Société
Lundi 5 Mars 2012 - 08:01

Six organisations de la société civile marquent la célébration de la journée mondiale de la femme prévue le 8 mars prochain par «une marche pacifique», pour dire non aux violences faites aux femmes, à travers le parrainage de Mariem Daddah Présidente de la Fondation Moctar Ould Daddah.


Marieme Dadah (c)
Marieme Dadah (c)
A quelques jours du 8 mars, l’heure est à la mobilisation. Les femmes mauritaniennes entreprennent une marche pacifique pour faire entendre leurs voix de la place BMCI à la place Présidence de la République. Au moins 3000 personnes sont attendues pour cet événement qui veut dénoncer avec virulence les violences basées sur le genre.

Cette initiative dénommée «espace de dialogue et d’échange autour des questions des violences à l’égard des femmes et des enfants» traduit «le degré de maturité des femmes mauritaniennes» a déclaré Mariem Daddah l’ex-première dame du pays, par ailleurs Présidente de la Fondation Moctar Ould Daddah, et marraine de cette action. Les femmes mauritaniennes réunies autour de Mariem Daddah et de Zeinebou Taleb Moussa, présidente de l’association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant (AMSME), ont considéré ainsi la violence faite aux femmes comme «une atteinte aux droits de l’homme».

A travers cette action, les femmes entendent faire de la violence dont elles subissent «une cause nationale» d’où leur souhait de formuler une plate forme revendicative en mobilisant les femmes pour qu’elles ne se taisent plus, «car se taire c’est être complice» martèlent-elles.

La musicienne Tahara Mint Hembara, sans détour, a donné le ton de la dénonciation en s’inspirant de son cas personnel, battue par son ex-mari, elle sort de son silence une fois de plus pour dénoncer de telles pratiques d’un autre âge.

Une occasion de passer en revue les types de violence (morale, physique, harcèlement) dont les femmes sont victimes comme en témoignent les multiples centres d’écoute de certaines organisations de défense de droits de l’homme comme l’AFCF, l’AMDH entre autres.

S'organiser soi-même

En attendant cette journée de la Femme, des ateliers d’élaboration de pancartes sont organisés depuis fin février. Un fait marquant cette mobilisation, est l’élaboration des pancartes avec les artistes peintres mauritaniens. Pour une fois, les femmes mauritaniennes vont concevoir elles-mêmes les slogans de leur marche pacifique.

Selon une participante de l’atelier du 3 mars tenu au sein de l’ONG ACTIONS à Basra, «les femmes vont exprimer les acquis de leur lutte et transmettre des messages aux populations pour dire stop aux violences faites aux femmes».

Un discours soutenu par Mar Jubero Capdeferro, coordonnatrice des activités de la marche qui insiste sur l’implication des acteurs de la société civile à la marche. L’apport des artistes consiste donc à exprimer les préoccupations des femmes à travers des toiles de peinture ; à concevoir «un plaidoyer didactique» explique l'espagnole.

Une démarche qui met l’accent sur l’implication de l’Association des artistes Mauritaniens, «un regroupement qui existe depuis une dizaine d’année mais qui fonctionne depuis peu avec une subvention de l’état» confie Aicha Fall, artiste plasticienne.

Awa Seydou Traoré
Mamoudou Kane


              

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