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Valérie Trierweiler: honneur et châtiment …enquête sur une femme publiquement humiliée


Société
Dimanche 23 Août 2015 - 15:00

Trompée puis quittée, Valérie Trierweiler a voulu rendre coup pour coup. La publication de Merci pour ce moment est l'apogée de sa colère. Enquête sur une femme publiquement humiliée.


Nous sommes le 4 septembre 2014. Une bombe de papier, armée de mots, explose. Elle a été fabriquée dans le plus grand secret sur un ordinateur déconnecté à Internet avant d’être assemblée dans une imprimerie allemande. Dégoupillée en librairie, elle est un attentat à la pudeur présidentielle.
 
Aussitôt, ses éclats blessants se diffractent hors du petit royaume silencieux du pouvoir, lieu d’entre-soi dont les portes ne s’ouvrent jamais au vulgum pecus. Elle porte un nom: Merci pour ce moment.

On lave son linge sale en famille, dit-on. Or son auteur, Valé­rie Trierweiler, ancienne première dame, prend la France entière pour sa famille. Une succession de faits étourdissants mêlés de banalité et d’extraordinaire – compte tenu du cadre de l’action, les draps présidentiels – amènent plus de 600 000 acheteurs et 2 millions de lecteurs estimés à prendre connaissance des amours d’un Président de gauche oscillant, selon l’autobiographie, entre lâcheté et cruauté. Le coup est sans précédent dans l’histoire intime de la République.
 
Neuf mois plus tôt, le temps d’une gestation, le 10 janvier 2014, l’Elysée vient déjà d’affronter le Closergate, soit la parution dans le magazine Closer d’une paparazzade figurant François Hollande rendant visite à sa maîtresse présumée Julie Gayet.
 
Dans la foulée de la séparation brutale qui s’ensuit, Valé­rie Trierweiler, qui se sent « répudiée », selon ses mots confiés à La Repubblica, et dont les 600 clichés officiels ont disparu de la photothèque de l’Elysée dès le 25 janvier, a bien agité la menace d’un livre de révélations, mais il aura fallu qu’elle perde tout espoir de réconciliation pour céder à cette tentation transgressive.
 
(…)
 
De par sa façon sans retenue de gérer la rupture, Valé­rie Trierweiller, issue d’un milieu modeste fait basculer le cénacle chic du côté populaire de la force, celui qui conspue le charme discret de la bourgeoisie. Avec elle, le milieu chabrolien dont est issu Hollande doit s’accommoder des “Femmes au bord de la crise de nerf” à la sauce Almodovar. Une de ses connaissances confie: “L’échec sentimental était d’autant plus cuisant qu’elle était habituée au succès, à la lumière. En soirée, elle a toujours aimé attirer tous les regards.”
 
Ses amies sont des faire valoir, ses accompagnateurs des soupirants potentiels. Depuis toujours, sa beauté est un pouvoir et à Paris Match on a pris ce dernier au sérieux.
 
 Au service politique où elle a fait ses armes de journaliste, on apprécie peut-être moins sa plume que son entregent. Françoise Giroud avait formé un escadron féminin à l’Express pour séduire la classe politique. Valé­rie Trierweiller fait partie de ce bras armé de séductrices qui vont glané des informations auprès des puissants armés de talons hauts et de robes cache-cœur qui mettent en valeur ses formes.
 
Elle est une battante, et c’est dire si elle n’a pas la position victimaire commode. François Hollande a été son Saint Graal, celui auprès duquel elle pensait finir sa vie. Avec lui, elle est passée d’observatrice à actrice, au passe droit de sa beauté, qu’elle sait devoir se faner un jour, elle s’est alliée un pouvoir plus sécure, celui de la politique. En 2005, quand elle débute sa liaison, la chaine D8, -un hasard?-, lui ouvre son antenne en lui confiant une émission politique. 
 
Elle pensait contrôler François, l’avoir arraché  à Ségolène Royal, mais déjà, la conquête du pouvoir avec sa candidature à l’Elysée l’avait rendu glissant comme une anguille, sa lisibilité s’estompait. Elle qui aime les relations possessives, dont celle qu’elle noue avec ses fils, a détesté le voir s’échapper. Sa blessure est béante. Rien ne semble pouvoir l’apaiser ou la refermer.
 
A Paris Match, où elle n’a jamais cessé d’être employée, on la décrit: “angulaire, hautaine, pas commode, se braquant facilement et pourtant pas mauvaise au fond mais à fleur de peau, à tendance paranoïaque”. 

gala.fr
Noorinfo


              

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