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Vacances du gouvernement : "Fatigués de ne rien faire"


Tribunes
Mardi 24 Juillet 2012 - 11:38

Le gouvernement en vacances ! C’est une " mode " plus qu’une nécessité. Les vacances se méritent non ? Et pour certains, les ministres du gouvernement du Premier ministre Moulay Ould Mohamed Laghdaf sont " fatigués de ne rien faire " ! Il y en a dont on commence même à oublier le nom et la raison d’être. Pourquoi, par exemple, ne pas mettre une croix sur tous ces secteurs " non rentables " ?


Vacances du gouvernement : "Fatigués de ne rien faire"
D’autres, par contre, créent tellement de problèmes au président Aziz qu’il doit songer à en remercier les actuels locataires. Pour certains observateurs de la scène politique nationale, le président Aziz pourrait bien profiter de ces vacances pour opérer une " vacance " d’un gouvernement sans mérite. Pris ensemble, ou individuellement, les " ministrés " n’ont aucun bilan à défendre. Au niveau de la santé, du développement rural ou encore e l’emploi, du commerce et du tourisme, de la protection de l’environnement, du développement de l’administration, c’est pratiquement le " degré zéro " de l’efficacité. Les hommes et femmes qui occupent ces strapontins, depuis l’arrivée au pouvoir d’Aziz, pour certains, sont là sans être là.

Pour toutes ces raisons, l’on pense même que les " vacances " des ministres sont plus bénéfiques pour les finances publiques que leur présence au travail ! Un ministre en vacances ne peut pas voyager en Chine, Corée ou Japon simplement pour prendre part à une rencontre internationale où sa contribution et celle de ses " accompagnants " passe souvent inaperçue mais aura coûté au Trésor publique des dizaines de millions d’ouguiyas. Un ministre en vacances cessera aussi de penser à l’organisation de séminaires qui continuent encore, malgré les " restrictions azizéennes ", à être l’une des astuces qui permettent à l’administration de contourner les pièges de la lutte contre la gabegie.Reste qu’un ministre en " vacances " doit, au moins, mettre à profit les quinze jours dont il dispose pour faire quelque chose d’utile : Aller dans son fief voir de près comment vivent ceux qu’il est censé représenter.

Certes un ministre d’Aziz n’a pas les mêmes moyens " logistiques " que celui qui était nommé sous Taya, mais il peut, au moins, donner la preuve qu’il est près des populations. Surtout que ceux qui sont de " chez lui " éprouvent mille et une difficultés à le voir quand ils descendent à Nouakchott. Ils peuvent même méditer, dans leurs bleds respectifs, sur le temps passé au gouvernement, l’évaluation d’une action que la Coordination de l’opposition démocratique (COD) passe en perte et (non) profit. Une réflexion au cours de la quinzaine, qui pourrait bien amener l’un quelconque de ces " ministrés " à se dire : puisque j’ai failli dans ma mission, il ne me reste plus qu’à créer la sensation, dès la rentrée : En démissionnant ! Mais y’en a-t-il un seul qui a le courage de le faire ? C’est pourtant une belle manière de se distinguer.

Sneiba Mohamed
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

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