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Noorinfo

Une fillette de 11 ans dans le coma à cause d'un médicament


Lu sur le web
Lundi 22 Juin 2015 - 10:38

Yasmina est effondrée. Il y a quelques jours encore, Aïcha, sa fille de 11 ans, était une enfant pleine de vie. «Regardez comme elle est belle !» Sur la photo, une fillette aux joues rondes, aux cheveux noirs bouclés. «Et maintenant c'est fini…»


Une fillette de 11 ans dans le coma à cause d'un médicament
En l'espace d'une journée, la petite Aïcha s'est retrouvée dans une chambre stérile de l'hôpital Purpan, plongée dans le coma, entre la vie et la mort. Le visage tuméfié, méconnaissable, les yeux cachés par des compresses.

L'hôpital a diagnostiqué un syndrome de Lyell, une affection extrême de la peau qui se déclenche à la prise d'un simple médicament. «C'est comme si tout son corps était brûlé au troisième degré et même au-delà», explique Lalia, sa tante, qui vient tous les jours veiller la petite fille.
 
Toute la famille tente de comprendre. Comment on en est arrivé là. Ce dimanche 14 juin, Aïcha ne se sent pas bien. Sa maman l'emmène aux urgences, où on diagnostique une angine. «On lui a donné deux médicaments, un antibiotique, l'amoxicilline, et du Doliprane», indique Lalia. La petite fille prend les doses prescrites.

«Le lundi, poursuit sa tante, une plaque est apparue sur sa joue. Elle s'est mise à vomir.» «J'ai rappelé le Samu, qui l'a amenée aux urgences», poursuit Yasmina. Puis son état de santé se détériore en un rien de temps. «Le même jour, elle était abîmée de partout», note la tante. «Mais là, on ne nous a rien dit.» La famille est très inquiète.

Le deuxième jour, on leur parle brièvement du syndrome de Lyell. «On s'est renseignées un peu plus sur Internet», note Sabah, une amie proche, qui depuis dix jours vient à l'hôpital pour soutenir la famille. Le drame de cette maladie auto-immune très rare est qu'il survient à la simple prise d'un médicament. Parfois des plus banals.

Le corps surréagit et se consume entièrement : peau, yeux, cheveux… et les organes internes. Qu'est-ce qui a pu provoquer le calvaire d'Aïcha ? Ses proches tournent et retournent la question dans leur tête. «On nous a dit que c'était l'Advil qu'on lui avait donné en plus du reste, mais ce médicament, elle en a déjà pris.

C'est peut-être l'amoxicilline, on lui avait prescrit une dose adulte, est-ce que ce n'était pas trop dosé ? Ou alors l'association de l'antibiotique et du Doliprane ?» se demande Sabah. Les membres de la famille se relaient devant la chambre stérile.

Le papa vient peu, «c'est trop dur pour lui». Et il doit garder les trois autres enfants. Yasmina, qui ne conduit pas, fait chaque jour une heure de transports en commun (bus, métro et tram) pour venir de Croix-Daurade, où elle vit, à Purpan.

Elle aimerait bénéficier d'une structure, d'une aide psychologique au sein de l'hôpital. À défaut ce sont ses proches, Lalia, Kaïra, Sabah entre autres, qui la lui apportent. Mais toutes se sentent aussi «perdues», confesse Lalia. «À nos questions, on nous dit qu'on ne sait pas. Personne ne sait ce qui va lui arriver.»
 
(1) Même si elle n'est pas en cause, la direction de l'hôpital n'a pu répondre à nos questions ce week-end.

La dépêche 
Noor Info 
 


              

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