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Un ancien officier français tué à Tripoli


Lu sur le web
Mardi 10 Janvier 2012 - 10:30

Le colonel en retraite Hugues de Samie, 60 ans, a été assassiné à Tripoli, où il aidait à l'implantation d'entreprises françaises en Libye. Les consignes de prudence ont été renforcées.

Par Jean Guisnel


Un ancien officier français tué à Tripoli

La petite communauté française en Libye se montre très inquiète des conséquences de la mort de l'un de ses membres, Hugues de Samie, assassiné samedi en fin d'après-midi à son domicile dans des conditions et pour des raisons encore inexpliquées. Selon l'agence Reuters, il aurait été victime d'un toxicomane qui aurait volé son téléphone et sa voiture. Un suspect aurait été arrêté dimanche par les forces de sécurité libyennes.
Ancien sous-officier devenu officier de l'arme blindée et cavalerie (promotion EMIA Capitaine Cardonne 1975/1976), Hugues de Samie, 60 ans, avait terminé avec le grade de colonel une carrière menée pour une grande part dans la Légion étrangère, qu'il avait conclue comme attaché de défense dans le golfe Persique. Après avoir quitté l'armée au milieu des années 2000, il avait travaillé en Libye à partir de 2008 pour les Constructions mécaniques de Normandie. Il s'agissait alors notamment de vendre au colonel Kadhafi des patrouilleurs modernes fabriqués par le chantier de Cherbourg, mais également de moderniser les cinq frégates de type Combattante vendues à la Libye dans les années 1970.

Prudence


La guerre de 2011, suivie du renversement de Kadhafi, avait quelque peu changé ses plans et Hugues de Samie s'était rapproché de la société EPEE (Experts partenaires pour l'entreprise à l'étranger) fondée par le colonel Jacques Hogard, issu lui aussi de la Légion. Avec la bénédiction des autorités françaises, Hugues de Samie avait mis en place à Tripoli une antenne de l'entreprise, avec pour ambition d'aider à l'implantation de firmes françaises dans la nouvelle Libye, notamment en les conseillant dans le domaine de la sécurité. Le groupe Bouygues aurait figuré parmi ses clients.
La mort de ce membre éminent de la section libyenne des conseillers du commerce extérieur de la France illustre les très sérieuses difficultés auxquelles doivent faire face les entreprises françaises en Libye. En mai dernier, le dirigeant de la société militaire privée Secopex, Pierre Marziali, avait été tué à Benghazi dans des conditions troubles. La position offensive de la France dans le renversement du régime Kadhafi ne semble pas avoir ouvert dans ce pays les portes que Paris attendait. Des conséquences lourdes de ce nouvel assassinat sont à prévoir sur l'organisation actuelle du dispositif diplomatico-économique français en Libye. Les représentants d'entreprise présents en Libye ont été invités dimanche soir par les services officiels français à redoubler de prudence et à éviter de sortir la nuit tombée.


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Jean Guisnel / Le Point


              

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