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UMA : L’économie peut-elle sortir le Maghreb du Coma ?


Economie
Vendredi 25 Janvier 2013 - 16:30

Le bureau régional pour l’Afrique du Nord de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique a organisé le 15 janvier dernier une réunion de concertation avec le secrétariat général de l’Union du Maghreb Arabe. Banquiers, économistes et opérateurs économiques y ont pris part.


UMA : L’économie peut-elle sortir le Maghreb du Coma ?
24 ans après le traité de Marrakech et 20 ans après la naissance de son union bancaire, l’Union du Maghreb arabe est cramponnée au chapitre des vœux. Du temps perdu mais l’espoir est de mise comme en témoigne de Habib Ben Yahia, Secrétaire général de l’Union, à l’ouverture de la réunion de concertation sur l’intégration maghrébine organisée le 15 janvier par le bureau régional pour l’Afrique du Nord de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA). Et de déplorer ce paradoxe : «Nos pays importent 30 milliards de dollars sous forme de céréales alors que nous avons des terres fertiles ». En dépit des résultats modestes, les lignes bougent depuis le déclenchement du printemps arabe. L’annonce récente à Nouakchott, les 8 et 9 janviers derniers, de la création de la Banque maghrébine pour l’investissement et le commerce (BMICE) jette un vent d’optimisme dans les milieux d’affaires. Si les chefs d’Etat n’ont pas encore convenu d’un sommet (lequel ne saurait tarder, croit-on savoir), les hommes d’affaires, eux , seront bientôt en conclave à Marrakech.

L’optimisme est de mise chez Karima Bensoltane, directrice de l’UNECA, qui appelle à la définition d’un ordre de priorités, une mobilisation des ressources à la dimension des ambitions et un engagement plus soutenu de la part des différents acteurs à l’intégration. Si le printemps arabe a relancé les espoirs sur cette union de 90 millions personnes, il n’en demeure pas que les échanges entre pays membres sont évalués entre 2 et 3% du PIB. Un chiffre relatif que Driss Fares, Secrétaire général de l’Union des Banques Maghrébines, invite à dépasser : «Dire que nos échanges sont de 2 à 3% du PIB c’est cacher le problème. L’import-export maghrébin c’est 4 milliards de dollars dont 55% entre la Tunisie et la Libye. En fait le marché maghrébin est de seulement 2 milliards de dollars ». Et de faire le parallèle avec l’Europe, dotée d’une monnaie unique et dont 70% des échanges sont en interne. «Il faut redéfinir l’intégration maghrébine, conclut-il, en fondant son espoir sur la vitalité du secteur bancaire pour sortir l’union de la léthargie.

Pour rappel, la zone compte 93 banques dont 104 établissements financiers, 1300 points de vente. Le Maghreb enregistre 400 nouvelles agences bancaires par an dont 50% au Maroc. Seul hic, le système bancaire maghrébin est focalisé plutôt sur les échanges à l’international. Les contraintes logistiques ne facilitent pas non plus les échanges comme en témoigne un opérateur économique marocain qui note qu’il faut 23 à 40 jours pour relier le Port de Tanger Med à celui d’Oran, soit plus que pour rallier Singapour et Shanghai. D’autre part, l’harmonisation des codes fiscaux et des codes d’investissement reste un vœu pieux. Au même titre d’ailleurs que les réformes des systèmes de change entre les 5 pays membres, dotés chacun de sa monnaie nationale. Située entre la première puissance économique mondiale (la Zone euro) et la zone économique la plus convoitée en ce moment (l’Afrique subsaharienne), le Maghreb a une partition à jouer. A condition de sortir de son état comateux depuis 1994.

A.W
Pour lesafriques.com
Mamoudou Kane


              

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