Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

U.S.-Africa Leaders Summit: La montagne a accouché d'une toute petite souris!


International
Dimanche 10 Août 2014 - 11:46

Après des mois d'une (im)préparation fiévreuse, une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement d'Afrique se sont enfin retrouvés à Washington où on peut dire que le seul résultat tangible de cette grande messe a été la photo de famille historique, mettant en scène de potentats, de dictateurs et putschistes entourant le président américain aux origines africaines prononcées.


U.S.-Africa Leaders Summit: La montagne a accouché d'une toute petite souris!
Tout d'abord l'impréparation, l'Administration Obama invite les africains mais à charge pour eux de se prendre en charge dans les hôtels de Washington. Ainsi pour certaines délégations ce fut le service minimum, à l'exemple de la délégation mauritanienne pour laquelle notre ambassade réserva quelques chambres au Washington Hilton de Connecticut Avenue assez loin des points névralgiques mais dont l'avantage est de se trouver dans la proximité immédiate de l'ambassade et de la résidence. Toujours est-il que les conseillers du président se sont retrouvés à deux par chambre et ce alors qu'aucune activité ne justifiait leur déplacement dans la capitale fédérale américaine. Situation qui obligea d'autres membres de la délégation à aller se loger ailleurs à leurs propres frais.

Pire à l'arrivée, les ministres sont restés de longs moments dans le hall de l'hotel attendant le Check in qui ne pouvait se faire avant 15 heures. Autre impair, alors que pour le diner de gala à la maison blanche les américains n'avaient convié que les chefs d'Etat, leurs épouses et une personne, ce fut l'ambassadeur qui s'invita au détriment de son patron le ministre des affaires étrangères. En réalité, au sommet de Washington, lors duquel Barack Obama a accueilli les dirigeants africains, on a parlé de questions de sécurité, de bonne gouvernance Mais surtout de business. Mais sans grande conviction. Finalement les seuls voix raisonnables entendues furent celles de Hermann Cohen ancien sous secrétaire d'Etat aux affaires africaines qui a parlé de l'environnement des affaires en reprochant aux gouvernements africains de créer leur propres hommes d'affaires et de mettre les batons dans les roues des autres.

En dehors de la présence, en bonne place, dans la photo officielle, la Mauritanie ne devrait pas tirer un grand bénéfice de ce conclave. Suprême offense pour notre pays, le département a convié le 6 Aout les représentants de l'Algérie , du Maroc, de la Tunisie , de la Libye et de l'Egypte a parler de la situation en Libye et malgré notre appartenance au Maghreb et notre présidence de l'Union Africaine nous étions absents. De plus dans son discours au Mandarin Oriental Hôtel le président Obama a souhaité la bienvenue aux délégations de Guinée du Liberia et de Sierra Leone touchés par Ebola, a souhaité la bienvenue à Madame Dlamini-Zuma présidente de la African Union Commission; à Donald Kaberuka président de la BAD et Président de la World Bank, Dr. Jim Kim oubliant complètement le président de l'Union africaine.

Aucun chef d'Etat africain n'a bénéficié du "privilège" d'un tête à tête avec le président Obama, et le secrétaire d’état, John Kerry, s'est contenté de les recevoir à la chaine à raison de 15 minutes par pays.. Seul point positif, l'Administration américaine s'est clairement prononcée contre les tripatouillages constitutionnels auxquels s'apprêtent à s'adonner certains pays africains. Ils sont onze pays dans les starting blocks selon certains responsables. Finalement le sommet USA Afrique n'aura été, même si les américains s'en défendent, qu'une riposte tardive et gauche au désormais traditionnel sommet Chine Afrique qui consacre la deuxième place derrière l'Union européenne, désormais occupée par la Chine dans les échanges commerciaux avec l'Afrique.

La prolongation de l‘Agoa, le programme américain accordant des avantages commerciaux à certains produits africains, ou encore l‘initiative « Power Africa », qui vise à doubler l‘accès à l‘électricité en Afrique subsaharienne, et l'encouragement du secteur privé américain à venir travailler en Afrique sont donc autant de tentatives pour essayer d'inverser cette situation en renforçant sa coopération avec l‘Afrique, région prometteuse à la croissance supérieure à celle du reste du monde – le FMI table sur une moyenne de 5,8 % en 2015.

Source:Mauriweb
Noorinfo


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire