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Troisième mandat : Des ministres plus royalistes que le Roi !


Actu Mauritanie
Lundi 28 Mars 2016 - 12:35

Fraichement réélu le 21 juin 2014, avec plus de 81% pour un second mandat, à la tête du pays, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, affirmait catégoriquement ,à l’époque en réponse à une question soulevée par des médias, si ce sera son dernier quinquennat, comme le prévoit la Constitution mauritanienne, qu’il quittera la Présidence de la République dés l’expiration de son présent mandat.


Le ministre de la justice Brahim Ould Daddah
Le ministre de la justice Brahim Ould Daddah
Des assertions régulièrement réitérées par Ould Abdel Aziz à chacune de ses sorties médiatiques, au cours d’un show télévisé, d’une conférence de presse, d’une déclaration à l’occasion d’une inauguration ou dans un entretien accordé à un journal étranger.

Toutefois, face à ces assurances faites par le premier homme fort de la Mauritanie, le parti au pouvoir  l’UPR et les membres du gouvernement ainsi que les partis de la majorité présidentielle tiennent périodiquement  des propos, qui trompent une volonté politique non officielle de préparer un troisième mandat pour Ould Abdel Aziz, allant jusqu’à dire, que la Loi Fondamentale n’est pas du Coran et qu’en conséquence elle peut se prêter à des amendements.

Le dernier à prendre la défense de cette quasi-conviction politique est le ministre de la justice Brahim Ould Daddah, selon lequel, le Président Ould Abdel Aziz mérite d’être réélu pour un troisième mandat à la tête du pays, en raison de ses acquis à la tête du pays, pour une Mauritanie qui a profondément besoin d’aller en avant et d’être dirigée par un homme capable de relever les nombreux et difficiles défis qui se posent sur les plans national et international.

Réagissant à ces allégations, des observateurs politiques se sont demandés, pourquoi des personnalités politiques s’acharnent à  impliquer le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, dans un projet politique, qu’il a régulièrement décliné, rappelant pour la circonstance son serment tenu devant le conseil constitutionnel.

« Je jure par Allah l’Unique de ne point prendre ni soutenir, directement ou indirectement, une initiative qui pourrait conduire à la révision des dispositions constitutionnelles relatives à la durée du mandat présidentiel et au régime de son renouvellement, prévues aux articles 26 et 28 de la présente Constitution. »

D’ailleurs, abstraction faite des injonctions  et mises en garde permanentes faites par l’opposition mauritanienne et parfois par les dirigeants Occidents ; quoique les discours de ces derniers sont de portée internationale et particulièrement africaine, un autre leader opposant vient d’ appeler le ministre de la Justice à s’excuser  au peuple pour ses récentes déclarations faites à l’Assemblée nationale.

 « Certains viennent en retard puis tentent de brûler les étapes, en faisant l’apologie des dirigeants, non en s’acquittant des fonctions pour lesquelles il ont été nommé, en redynamisant leur ministère ou en rendant service au peuple, mais plutôt en innovant des idées flagorneuses, consacrant la dictature et le maintien des piliers de l'oppression et de l'injustice".

 «Le ministre doit s’excuser non seulement aux députés, mais à tout le peuple, à l'histoire et à la géographie."

Leveilhebdo.info
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