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Trafiquer la bonne influence ou croupir en prison…


B'il a dit
Vendredi 2 Août 2013 - 00:00


Trafiquer la bonne influence ou croupir en prison…
B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Hbib Ould Ahmed Salem Ould Sidi a été arrêté dans le cadre de ce qu’on appelle aujourd’hui l’affaire du stade de Nouadhibou. Sans revenir sur les tenants et les aboutissants de cette affaire, on s’en tient au chef d’accusation retenu contre lui : Trafic d’influence. Trafiquer l’influence. L’influence qu’on reproche à Ould Ahmed Salem Ould Sidi d’avoir trafiquée est, bien entendu, celle de son épouse, ministre de la culture des sports et de la jeunesse. L’affaire a été portée, ou rapportée, plutôt, dit-on, au premier enregistreur de la République, et a lui-même donné instruction de mettre tout le monde sous les verrous.

Pour Mohamed Ould Abdel Aziz l’affaire aurait été tout simplement insupportable. Par ce qu’il s’agirait du trafic de la petite influence. De l’insignifiance du trafic. De l’insignifiance de l’influence. Et qu’elle serait – trafiquer une petite influence- passible de la peine la plus lourde. Sacrilège et blasphème de la vertueuse action de trafiquer, en se livrant à des petits trafics. C’est-à-dire trafiquer des influences sans influences.

De l’espèce, la plus dérisoire, la plus vaine. A savoir l’espèce ministérielle. C’est un négoce plombé, voué à la faillite certaine. Il y a par contre une influence trafiquable. Celle du premier citoyen du pays. Celle de son entourage le plus intime, forcément. Tout autre commerce d’influence conduit à la prison. A la misère des geôles et la déchéance. C’est comme si on place sur le marché un produit de mauvaise facture, traficotée, en plus nocif et nuisible à la santé publique. Et un président soucieux de l’hygiène publique de ses compatriotes n’ira jamais les abandonner à la nuisance de la petite influence. C’est comme s’il leur suggère une influence saine, porteuse et bénéfique. Un peu le genre du commerce de la bonne influence, qui d’un statut d’un vendeur de frigos d’occasion, fait monter son entrepreneur dans les hautes sphères des affaires.

D’un régime frigorifié, on passe à un plus vivifié. Le régime bancaire, minier et des tas d’autres régimes, gagnés, exceptionnellement, tous, grâce au commerce de l’influence de première facture. Aucune justice de la Mauritanie Nouvelle n’ose arrêter Feil Ould Lehah, pour trafic d’influence. Puisque c’est un peu une manière de mettre en cause la supériorité qualitative de la gamme d’influence qu’il commercialise. Et, c’est -c’est évident – une profanation.

B'...
pour Biladi
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