Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Tout un pays à vendre !


B'il a dit
Mercredi 12 Août 2015 - 12:52

Après les parcelles arrachées, au forceps -si l’on peut s’exprimer ainsi-, du terrain qui abrite le stade olympique et celui de l’école de police et vendu à des personnes probablement fictives, voici venu le tour des écoles publiques de Nouakchott dont au moins trois viennent d’être mise en vente.


Officiellement, ces établissements scolaires, pourtant fréquentés par les élèves jusqu’à la fin de l’année scolaire qui vient tout juste  de s’écouler, ne sont plus propices à prodiguer le savoir aux enfants. 

Comme si d’ailleurs il y a encore dans le pays une école à même de remplir une telle mission chantée à tous les coins de rue et qui, en réalité, ne bénéficie d’aucune priorité auprès de nos décideurs. Et même auprès du public mauritanien qui a depuis belle lurette fait le deuil de l’école publique. 

Plus personne, en effet, en Mauritanie ne mise plus sur les vertus du savoir qui ne procure plus aucun privilège, ni moral ni matériel, à son détenteur. Les temps ont bien changé dans ce pays où il est désormais plus rentable et ‘’respectueux’’ de s’occuper à vendre les voitures et leurs pièces venant de France ou à s’engager dans le business très porteur du foncier, de la spéculation ou tout simplement s’adonner à ce qui est devenu le sport national : mentir, voler ou piller les individus ou la collectivité nationale… 

Dans une telle atmosphère, il n’est pas étonnant de voir des écoles se transformer en boutiques. Si ce n’est pas lui qui l’a initié, le gouvernement parait chaud pour ‘’rentabiliser’’ le patrimoine de l’Etat en le cédant à celui qui a des idées ‘’novatrices’’ pour le fructifier, bien sûr, pour lui-même. C’est évident, très évident. 

En tout cas, maintenant, on est fixé sur les écoles destinées à la vente. Il s’agit de l’école dénommée ‘’école du marché’’, située à côté du marché central de Nouakchott qui abrite jusqu’ici des étudiants de l’université. La deuxième école proposée à la vente est celle qui se trouve à côté de la polyclinique et qui est appelée école ‘’Justice’’. La troisième école est celle qui se trouve à Médina 3, en face des jardins qui donnent sur Sebkha. 

Parmi les motifs évoqués par le ministre des Finances pour justifier la vente des écoles, il a cité l’environnement immédiat de ces écoles qui n’est plus, à son avis, propice à accueillir des enfants pour apprendre le savoir. 

Un argument pas très convaincant dans la mesure où au moins deux autres écoles (SOCIM, Medina G) qui sont installées dans la même aire géographique ont été ‘’épargnées’’. Vont-elles être proposées dans l’avenir ? Tout est possible. C’est un processus qui risque bien de continuer, tant la doctrine de ceux qui nous gouvernent est simplement de déposséder l’Etat de tout son patrimoine… au profit de celui qui ‘’le mérite’’. 

Il est quand même intrigant de voir l’Etat se débarrasser de tout son patrimoine foncier au moment où il loue en ville pour certains de ses services. N’est-il pas plus judicieux d’affecter les terrains qu’il vend à ses services ? Ou au moins les transformer en places publiques dont la capitale, qui suffoque, a fortement besoin. Certes, une telle approche ne rapporte pas un argent frais mais elle peut profiter au bien être du citoyen. 

B‘...

Ould Mogueya libre… “Avec excuses”

Envoyé en prison depuis déjà plus de sept mois, Ahmed Ould Mogueya, président de Mauris-banque, a été libéré lundi dernier. Officiellement, il est sorti de prison après avoir trouvé un accord avec la Banque Centrale de Mauritanie (BCM). Sur quoi porte cet arrangement, tombé du ciel ? Pas de précisions, là aussi. 

La Banque Centrale qui s’est précipitée en fin d’année dernière à publier un communiqué sévère contre Ould Mogueya, se mure actuellement dans un silence complet. Elle n’a pas publié de communiqué ni pipé le moindre mot sur l’élargissement de l’ex banquier, rompu à toutes les manœuvres financières et qui, certainement, va réclamer d’être dédommagé. Exactement comme il l’a fait pour Bacim Banque. 

A l’époque la BCM, qui avait pris la Banque en gestion, l’a cédé à un investisseur étranger sans daigner consulter l’homme d’affaires Ould Mogueya qui en est quand même l’actionnaire principal. Une erreur qui a coûté cher à l’Etat obligé plus tard de satisfaire cet actionnaire principal de la Bacim afin de ne pas faire fuir l’investisseur  étranger tombé du ciel. 

Cet exemple risque bien de se répéter tant Ahmed Ould Mogueya, silencieux, pendant toute sa longue détention, est un homme qui a la réputation de ne pas se laisser faire. D’autant que la mesure de fermeture de sa banque n’est pas exempte de tout reproche. 

Si on ajoute à cela le dommage porté à la crédibilité du système banquier national tout entier, on ne peut que constater que la collectivité publique a perdu dans cette affaire qui est catastrophique à tous les niveaux eu égard à son dénouement. 

La justice a été écartée de l’affaire à la faveur d’un arrangement entre la partie plaignante, la BCM, et l’ex président de Mauris- Banque Ould Mogueya. Cet arrangement est intervenu à priori afin de légaliser une décision politique qui n’a rien à voir avec le droit, ni l’économie. Comme toujours, chez nous, les affaires quelque soit leur degré d’importance se terminent de cette manière. Celle de Mogueya n’y a pas échappé. 

Il semble qu’il y a une forte délégation tribale qui est allée rencontrer le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Ils avaient une seule et unique doléance  à lui soumettre : la libération gracieuse d’Ahmed Ould Mogueya.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle question lui a été posée, mais cette fois-ci ce sont des notables issus de deux ensembles tribaux dont d’anciens officiers de l’armée nationale qui demandent ‘’un service’’. 

Le président, qui gère affaires d’état et affaires personnelles avec la même simplicité, la même célérité, s’est montré vraiment très sensible à la demande des notables et a ordonné tout de suite à son ministre de la justice de libérer Ould Mogueya. C’était le début du weekend et les fonctionnaires étaient descendus chez eux...

En homme de loi expérimenté, le ministre de la Justice a réussi à sauver les formes en trouvant un montage qui lui permet d’obéir aux ordres de son chef sans pour autant transgresser ouvertement les lois. 

Pour que cela se réalise, il fallait d’abord que la BCM retire sa plainte en arguant la signature d’un accord avec Ahmed Ould Mogueya afin que le parquet annule la procédure déjà engagée contre lui. Et ainsi se termina l’affaire qui a occupé et préoccupé l’opinion tout au long des derniers des sept derniers mois. 

Comme quoi, chez nous, il n’y a rien de grave : les affaires qui commencent ‘’dangereuses et compliquées’’ se terminent généralement de la manière la plus simple et la plus douce. Quel pays ? Quelle gestion des affaires de l’Etat.

B‘...
Noorinfo


              


1.Posté par pathe N''''daw le 12/08/2015 15:00
Ou est ce qu'on en est avec notre pays qui sans justice, honneur, fraternité??? Bref je suis curieux, très curieux même de voir les nouveaux projet de Mogueya

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

B'il a dit





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter
Les + populaires