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Tournée de l'IRA au Tagant : "Nous avons créé une nouvelle opinion publique qui lui est acquise face à celle de la classe obscurantiste dominante"


Actualité
Dimanche 10 Mars 2013 - 11:53

L’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) Mauritanie a tenu lundi 4 mars 2013 au siège du FONADH à Nouakchott une conférence de presse animée par son président Birame Ould Dah Ould Abeid. Deux thèmes majeurs, dont un sous la forme d’une question adressée à ses détracteurs, ont marqué cette rencontre avec la presse et les militants.


Birame Ould Abeid au Tagant. Crédit : khalilsow.blogspot.com/
Birame Ould Abeid au Tagant. Crédit : khalilsow.blogspot.com/
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Birame s’est demandé « de quelles preuves disposent ceux qui prétendent qu’IRA est une organisation violente ? », fustigeant au passage les abolitionnistes qui prétendent soutenir la cause en jetant l’anathème sur son organisation. Et de se demander « qu’ont-ils fait par ou sans la violence pour la cause Harratine et esclavagistes ? » Le deuxième thème abordé est celui selon lequel, IRA a prouvé, durant sa tournée dans les trois quart du pays, qu’elle est désormais un leader d’opinion incontestable sur la scène nationale et qu’elle a créé un courant fort de pensée qui s’oppose désormais au camp des classes dominantes obscurantistes.

Revenant sur le thème de la violence attribuée à IRA, Birame dira que « ceux qui en détiennent les preuves sont vivement sollicités par la justice qui recherche des témoins pour pouvoir épingler l’organisation ». Selon lui, cette accusation est le signe de la mauvaise foi de ses détracteurs qui n’ont que « le mensonge et l’affabulation pour attaquer IRA », ajoutant que si son mouvement était violent, il n’allait pas être félicité par le Quai d’Orsay, ni par les organisations internationales et régionales des droits de l’Homme, telle que l’ONU, l’Union Européenne et l’Union Africaine, pour qui la non violence est une Charte de reconnaissance et de crédibilité.

« Je suis invité dans quelques jours à Genève par l’ONU pour présenter une communication sur l’esclavage en Mauritanie, une conférence spécifiquement taillée sur mesure pour IRA et son président, si je n’étais pas crédible, je n’allais pas bénéficier de si grands égards » soulignera-t-il, avant de rappeler sa sélection actuelle parmi les six personnalités de l’année 2012 qui se sont distinguées dans le monde par leurs actions dans le domaine des droits de l’homme. Pour Birame Ould Dah, « seule IRA et ses membres luttent effectivement contre l’esclavage en Mauritanie », mettant en exergue la démission de l’Etat, de ses institutions civiles et paramilitaires, celle des partis politiques, des personnalités nationales et de la société civile, qui n’agissent que « pour faire des déclarations pompeuses de principe, mais s’abstiennent de soutenir les victimes et de condamner les maîtres ».

Pour preuve, il dira que dans le cas de Rahme Mint Legreïvy, accusée de pratiques esclavagistes, tout le monde l’a soutenue, Etat, partis, personnalités, au détriment des victimes, la sexagénaire Salma et ses quatre enfants, qui n’ont reçu ni compensation pour des décennies d’asservissement, ni compassion de la part de la société. « Qui prend en charge Salma et ses enfants, qui les loge et qui les nourrit, si ce n’est IRA » dira Birame, qui fera remarquer, « pourtant Ould Abdel Aziz engrange chaque année des fonds importants versés par des organisations internationales des droits de l’homme et des mécènes destinés aux victimes de l’esclavage ; Salma et ses enfants n’ont rien reçu ». Birame a révélé par la suite, la punition infligée à Salma, interdite de voir sa fille, Yemma la victime de Rahme Mint Legreïvy, que le Procureur de la République aurait selon lui « séquestré quelque part ».

Pour lui, c’est le signe qu’un nouveau scénario destiné à détourner le procès à venir se prépare, ajoutant qu’à ce jour, aucun des membres de la famille plaignante, n’a été entendu par un magistrat conformément aux procédures en vigueur. Abordant la guerre ouverte contre les Ulémas et les érudits, Birame dira qu’il s’agit d’une guerre totale et sans merci, jusqu’à ce que la volonté de Dieu soit accomplie ou qu’ils se repentent de leurs médisances à son encontre. « Si la chaire des religieux est empoisonnée comme le dit l’adage, la chaire de Birame aussi est empoisonnée, comme celle des Harratines, des exclus et des marginalisés », ajoutera-t-il. Mais seulement, fera-t-il remarquer, « je ne m’attaque qu’aux érudits qui m’ont attaqué, Ould Habibourrahme, Ould Neini, Ould Deddew, Ould Sidi Yahya, entre autres, ceux qui ont publiquement rendu licite mon assassinat et l’appropriation de mes biens en me traitant d’apostat alors que j’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et que Mohamed est son prophète ».

Pour Birame, tout ce qui lui est reproché est d’avoir pris pour cible les esclavagistes et les dogmes de l’esclavage, déclarant être conscient que toute refondation idéologique d’une société donnée, surtout la société mauritanienne grégaire, se heurtera à des résistances hors du commun. « Une sorte de réaction de survie d’un corps social qui tient à conserver ses privilèges de classe et de naissance » dira-t-il.

Cheikh Aïdara
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

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