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Tournée de l'IRA : Biram met les points sur les “i”


Actualité
Mardi 12 Mars 2013 - 10:15

Le président de l’Initiative pour la Résurgence d’un mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA), Biram Ould Dah Ould Abeid, fait le bilan de sa tournée à l’intérieur du pays et évoque les événements qu’il a connus ces deniers mois.


Le président de l'IRA, Birame Ould Abeid
Le président de l'IRA, Birame Ould Abeid
Quand Biram met les points sur les “i”
mardi 12 mars 2013

Le président de l’Initiative pour la Résurgence d’un mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA), Biram Ould Dah Ould Abeid, fait le bilan de sa tournée à l’intérieur du pays et évoque les événements qu’il a connus ces deniers mois.

Répondant à une question portant sur les conclusions tirées de sa tournée à l’intérieur, le président d’IRA déclare : « La conclusion avec laquelle nous sommes sortis de cette tournée est d’abord que l’idéologie et les préoccupations d’IRA sont maintenant partagées par de larges couches du peuple mauritanien, avec en première ligne les esclaves et esclaves affranchis (haratines), et la majorité des Négro-mauritaniens, et aussi une bonne partie de la communauté beydane, qui souffrent tous, de marginalisation et d’appauvrissement à cause de la pratique, toujours en coures, de la gabegie et de la mauvaise gouvernance dans le pays....

Nous avons constaté aussi que les groupes dominants, au sein du pouvoir, les élites, comme celles qui ont entre les mains la plupart des médias (presse écrite et sites), les syndicats, la classe politique ainsi que les hommes d’affaires, monopolisent l’information et véhiculent des idées nuisibles à la société, non conformes à la modernité et à la démocratie. Ils continuent à parler au nom de la base alors que nous venons de découvrir que celle-ci ne les suit plus ; c’est ce qui découle de l’affluence à nos meetings à l’intérieur du pays, malgré que nous n’ayons pas d’argent à distribuer. Car le soutien qu’on nous apporte est fondé seulement sur le discours qu’on tient. Nous n’avons que nos moyens propres, nous nous déplaçant avec nos propres voitures ; et même, nous sommes généralement pris en charge par celui qui nous accueille dans une ville ! C’est un désaveu on ne peut plus clair pour ceux qui gouvernent, depuis l’indépendance de la Mauritanie, et qui n’ont rien fait pour que cesse la pratique abjecte de l’esclavage dans le pays.

Par l’incinération de livres du rite malékite faisant l’apologie de l’esclavage, nous avons voulu, tout simplement, faire le départ entre les sources légitimes de la charia (le Saint Coran et la Sunna) et les erreurs commises par certains et qui ne doivent pas, en aucun cas, faire douter de la Justice divine ainsi que de la Voie tracée par son prophète Mohamed (PSL). 22636294 A une question de savoir ce qu’IRA prévoit d’entrependre pour tenir compte du fait que la liberté commence quand on éliminera la pauvreté et l’ignorance dans les zones visitées, Biram Ould Dah Ould Abeid répond : « je ne suis pas d’accord avec ce que véhicule l’élite comme quoi les causes de l’esclavage sont la pauvreté et l’ignorance et que ce fléau se trouve uniquement dans des zones où il y a également ces deux phénomènes.

Non, pauvreté et ignorance se trouvent dans les « adwabas » (villages de haratines) alors que l’esclavage est dans les campements maures. Cela est connu. Les premiers tentent de vivre – survivre plutôt – en cultivant la terre, qui le plus souvent aussi, est enregistrée au nom des tribus, les anciens maîtres, qui continuent à l’utiliser comme moyen de pression sur les haratines. Ce qui ne correspond nullement au dicton qui dit : « la terre appartient à celui qui la fait vivre ». Ces haratines sont empêchés de cultiver leurs terres par leurs maîtres qui vivent probablement en Arabie saoudite, au Maroc, à Nouadhibou ou à Nouakchott ! C’est cette injustice que nous combattons. C’est ce qui se passe aussi au niveau politique quand, tu vois la seule famille beydane, vivant dans un « adebay » (localité disposer du fauteuil de député, de sénateur et de maire, malgré que les membres de cette famille ne reviennent au terroir que le temps des élections !

L’esclavage existe là où il y a des Maures

Pour le leader d’IRA, « l’esclavage existe là où il y a des Maures : A Tevragh-Zeina, chez Ahmed Saleck Ould Bouh et Ehel Lehreitany où nous avons pris la servante M’barka Mint Essatine et ses filles, chez Mint Legrayvi, à Arafat, « ehel Ndary » et tant d’autres encore. Des gens instruits, riches et souvent bien placés dans les sphères du pouvoir, c’est là où nous trouvons, nous, les esclaves. »

Biram Ould Dah Ould Abeid déclare ne pas voir dans sa démarche une contradiction avec le principe d’égalité, indiquant : « j’ai vu que beaucoup tentent de nous affubler de propension à la violence, ce qui est faux. Notre organisation est l’ennemi de la classe politique, des tribus, des ulémas, etc. Tout le monde quoi mais personnes ne peut apporter la moindre preuve qu’on agit en dehors de la loi. Tout ce que nous voulons, au niveau d’IRA, est de se conformer, en actes et en paroles, aux préceptes de l’Islam et aux lois mauritaniennes ainsi que les conventions internationales que la Mauritanie a adoptées.

Nous ne voulons que l’application de la loi et nous sommes soutenus en cela par beaucoup d’organisations internationales de défense des droits de l’homme comme les Nations unies, l’UE, l’UA et les ONG internationales. La preuve, c’est le soutien qu’on nous a apporté quand on a incinéré les livres faisant l’apologie de l’esclavage, des livres dont ceux qui se servent qualifient de « sacrés » alors que nous savons que seuls lis livres révélés (Coran, Evangile, Thora) ont droit à ce qualificatif. Malgré les accusations de violences, l’emprisonnement, personne n’a pu apporter, même une pierre pour corroborer cela, ce qui fait que les juges, dont on sait qu’ils sont souvent sous les ordres de l’Exécutif, n’ont pas voulu nous condamner sous ce chapitre. » Le leader d’IRA a aussi indiqué que l’un des plus grands bénéfices de l’incinération des livres est de lui avoir permis de connaître le vrai visage de la COD. Et on sait que, quand je prends une position par rapport à quelqu’un ou à une idée, je ne reviens plus en arrière.

J’ai compris que l’opposition ne s’oppose qu’au pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz et qu’elle ne cherche que le pouvoir, c’est-à-dire le fauteuil d’Ould Abdel Aziz. J’ai eu aussi la conviction que c’est une opposition à mes objectifs, moi et mes camarades, et qui de toute évidence ce n’est pas le pouvoir, ni la présidence ni le gouvernement. Nous, on lutte pour des principes alors que l’opposition et Ould Abdel Aziz ont convenu ensemble, une fois n’est pas coutume, que leurs livres sont « sacrés », des livres qui font l’apologie de l’esclavage et que même certains haratines qui prétendent pourtant lutte contre ce fléau, ont défendus ! Je veux que vous apportiez notre salut à cette opposition et lui dire que nous empêcherons son arrivée au pouvoir parce que cela va perpétuer l’esclavage. Nous ne les aiderons donc pas à faire chuter Ould Abdel Aziz.

Synthèse : MOMS
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

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