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Tirs sur Mohamed Ould Abdel Aziz : Qui veut "mouiller" le Maroc ?


Actualité
Mercredi 14 Novembre 2012 - 11:09

Dans un posting publié hier vers 13 heures, ( voir Encadré)le très informé site d’information Al Akhbar, a révélé que la Mauritanie aurait officiellement informé un Etat de la sous-région (probablement l’Algérie), que l’accident dont a été victime le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, le 13 octobre dernier, serait une tentative d’assassinat. Le site ajoute que les investigations menées auraient permis d’arriver à la conclusion qu’un autre pays de la région, le Maroc, qui serait à l’origine de l’opération. Mieux, ajoute encore le site, plusieurs autres pays ont été informés par le gouvernement mauritanien des accusations portées notre voisin nord qui passait pourtant pour être l’un des premiers soutiens de Mohamed Ould Abdel Aziz.


Le chef d'Etat-major de l'armée mauritanienne, Général Mohamed Ould Gazwani, avec le chef des services des renseignements marocains, Yassine Al-Mansouri, dans une visite antérieure de ce dernier en Mauritanie (Photo: ALAKHBAR)
Le chef d'Etat-major de l'armée mauritanienne, Général Mohamed Ould Gazwani, avec le chef des services des renseignements marocains, Yassine Al-Mansouri, dans une visite antérieure de ce dernier en Mauritanie (Photo: ALAKHBAR)
Le président Mohamed Ould Abdel Aziz serait victime d’un acte terroriste mené par un ou des pays amis. C’est ce que nous révèle en substance le site Al Akhbar dans sa livraison d’hier qui précise que la Mauritanie en a officiellement fait cas dans des correspondances qu’elle a adressées récemment à ses voisins. Poursuivant, le site dit avoir contacté l’ambassadeur Mohamed Lémine Ould Allal, porte-parole du ministère des Affaires étrangères et de la coopération, qui aurait dit ne pas être au courant que la Mauritanie ait écrit à quelque pays que ce soit à ce sujet.

La question que tout le monde se pose à Nouakchott est celle de savoir pourquoi, subitement, un mois après les faits, le Maroc est cité comme le commanditaire de la tentative d’assassinat contre une personnalité mauritanienne et dont, de surcroît, les rapports familiaux et personnels avec le Royaume sont plus qu’établis ? En d’autres termes, qui voudrait mouiller le Maroc dans l’obscure affaire des balles tirées contre Mohamed Ould Abdel Aziz ?

La situation survenue le 13 octobre n’a pas seulement engendré une prolifération folle et effrénée des rumeurs jusqu’au plus saugrenue, mais elle a aussi installée un air de déstabilisation sur tous les plans. Après les "tempêtes" politiques à l’intérieur, voici le temps des "secousses" diplomatiques animées par le vent de la rumeur. Celle-ci pourrait avoir eu comme fondement deux informations de taille soulignées par les medias mauritaniens ces derniers temps.

La première serait le fait que le roi du Maroc n’ait pas adressé un message de vœu de prompt rétablissement au Président Aziz à l’instar de plusieurs autres chefs d’Etat qui ont appelé celui-ci pour s’enquérir de son état, les jours suivant l’accident.

La seconde est l’information faisant état du refus de l’ambassadeur de Mauritanie en France, Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khlil (qui n’a pas encore été accrédité), de permettre au chargé d’affaires du Maroc à Paris de présenter ses amabilités, au nom du roi, au Président Aziz. L’information ajoute que Ould Brahim Khlil aurait éconduit le diplomate marocain sans manière.

De là à dire que le Maroc a tenté d’éliminer Mohamed Ould Abdel Aziz serait, peut-être, assez exagéré, même si l’on sait que les relations entre la Mauritanie et le Maroc ne sont plus comme elles étaient ik y a trois à quatre ans et notamment après le renversement du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Le Maroc qui avait alors dépêché le Général Mansouri, puissant patron de l’AGED affichait une mine plus que confiante. Non seulement l’homme qui s’était emparé du pouvoir à Nouakchott était, par une ascendance connu au Maroc, mais il était aussi un pur produit de l’Académie Royale de Meknès, l’une des plus grandes écoles dans le continent où sont passés plusieurs officiers qui se retrouveront à la tête de leur pays. Et le hasard avait alors voulu que ce fût ce même Mansouri qui avait la charge "d’encadrer" les officiers mauritaniens (sorte de parrain) dans les académies militaires de ce pays. Cette proximité entre Mansouri et la plupart des généraux mauritaniens avait permis à ces derniers de bénéficier de l’appui discret, mais efficace du Maroc pour faire avaler la pilule du coup d’Etat à beaucoup de capitales, aussi bien arabes qu’occidentales et même africaines. La discrétion marocaine avait aussi permis aux militaires de Nouakchott de nouer d’utiles contacts qui leur ont permis, plus tard, d’isoler leurs rivaux du FNDD qui cherchaient à couler l’entreprise qui avait été mise en place. Depuis, les Autorités marocaines et celles de la Mauritanie n’ont cessé de raffermir leurs relations. Parfois au grand dam de l’Algérie…

Seulement, faut-il le reconnaître, l’alignement de plus en plus marqué de la Mauritanie sur les positions algériennes, notamment au sujet du terrorisme au sahel, pourrait avoir beaucoup agacé Rabat. Mais de là à parler de la commanditation d’un meurtre....

OEM
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

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