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Taux de change : L’ouguiya en chute libre


Economie
Jeudi 17 Juillet 2014 - 12:37

L’ouguiya n’est pas au meilleur de ses formes ces dernières semaines. Dans la journée du 30 juin dernier, il a de nouveau perdu au change face à l’euro - Taux BCM- notamment dont l’unité se vendait à 383.55 Ouguiyas au lieu de 380 il y a une semaine. Au marché noir, c’est pire, 1 euro : 410 Ouguiyas en début de semaine au lieu de 402 la semaine précédente !


Taux de change : L’ouguiya en chute libre
Ces dernières semaines, l’ouguiya ne cesse pas de chuter face aux monnaies étrangères. La semaine dernière, il était en léger repli par rapport aux principales monnaies étrangères comme l’euro, le dollar américain et le franc CFA. Selon les cours de change publiés par la Banque centrale de Mauritanie (BCM), à l’achat, l’Euro est à 410,02, le dollar américain à 298,85 et le CFA à 625,07. A la vente, l’Euro était à 414,13, le dollar US à 301,85 et le Franc CFA à 631,34 UM. Mais au marché noir que l’ouguiya connaît des situations tout à fait particulières.

Et comme c’est le marché noir qui régule les prix des produits de consommation dans le pays, c’est le taux appliqué dans ce secteur qui peut servir de vecteur de développement, ou de spéculation ! En fait, les devises dans les banques réservées aux seuls « initiés » et autres « personnes bien nées », c’est au marché noir que le commun des Mauritanien s’approvisionne en devises. Ici le taux est fixé, non en fonction du taux de la BCM, mais en fonction de paramètres qui tirent leurs forces de l’état de la demande et d e l’offre dans le pays, de la disponibilité des devises, du climat économique, social et politique….

En début de semaine par exemple, l’Euro s’y vendait à 412 UM et à la vente à 415 ! un record, certainement du aux dernières présidentielles, mais aussi à la crise politique et économique que vit le pays ces derniers mois. Ils sont nombreux ceux qui croient ainsi que l’ouguiya est faible, ou fort, selon le contexte. En réalité, il est relativement stable depuis plusieurs mois. Dans la crise des prix qui touche le pays, la monnaie joue un rôle essentiel en ce sens qu’elle peut éviter les tensions inflationnistes. De ce fait, en général, il n’y a pas de monnaie forte ou faible. Il y a des monnaies qui sont en cohérence avec les besoins de l’économie. Cela veut dire qu’à certaines périodes, on a intérêt à ce que la monnaie s’apprécie.

Dans le cas mauritanien, l’ouguiya n’est pas restée toujours stable, ce qui a conduit à la flambée des prix, qui, même si elle est importante, reste tout de même beaucoup moins grave que dans les autres pays de la sous région, notamment de la zone CFA. En tout état de cause, la panier de la ménagère ressent de manière particulière, cette crise avec notamment la surenchère érigée en règle de conduite par les commerçants d’une part et de l’autre, des prix des produits alimentaires et de consommation toujours à la hausse.

Avantages

Il faut dire que si l’économie mauritanienne tient encore le coup sur la scène internationale et les dépréciations successives de l’ouguiya ne jouent pas trop sur le niveau de vie des Mauritaniens, c’est bien du fait, de l’augmentation sans cesse croissante des réserves de change accumulées par la Mauritanie au cours des deux dernières années. Ces réserves sont actuellement estimées à 1,1 milliard de dollars. Par ailleurs, les découvertes récentes de minerais ont augmenté les revenus de la Mauritanie.

Avec plus de 13 millions de tonnes exportées en 2013, pour une valeur d’environ 1,4 milliard de dollars, la Mauritanie est le deuxième exportateur africain de minerai de fer, et sa production devrait passer à 18 millions de tonnes d’ici 2015. Le pays qui exporte aussi de l’or et du cuivre dispose en outre d’une modeste production pétrolière grâce à des champs offshore.

Problèmes

Alors que le gouverneur de la BCM avait fait remarquer que la croissance économique devrait atteindre 9% l’an prochain, la situation économique du pays pourrait toutefois souffrir des dernières décisions de la BCM En effet, depuis la fin de la dernière campagne électorale, la BCM trainerait le pas face aux demandes des importateurs quant aux quotas, montants autorisés et nécessaires à la poursuite de leurs transactions à l’extérieur.

En fait, l’institution d’émission aurait convenu, selon des opérateurs économiques, avec le Trésor de suspendre momentanément l’envoi des demandes pour pallier à la baisse de ses réserves. Cette situation, si elle est prouvée, dénote d’une crise financière qui serait la première de son genre ouvertement déclarée. Elle devrait mettre dans l’embarras total des importateurs qui ont des engagements envers leurs partenaires. Une perspective d’autant plus plausible que la BCM qui rechigne à satisfaire les demandes des importateurs, aurait, en même temps, conseillé aux banques intermédiaires d’acheter les bons du Trésor, « injonction » à peine voilée !

Source:Lauthentic
Noorinfo


              

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