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TPMN : « 23 ans après les déportations des négro-mauritaniens, ce dont ils héritent à leur retour… »


Actualité
Dimanche 29 Avril 2012 - 13:14

Ce samedi 28 avril au siège du FONADH à Nouakchott, le mouvement «touche pas à ma nationalité» a fait une rétrospective synthétique des évènements de 1989, pour arriver à 2012 et montrer comment les ayant-droits sont toujours des laissés-pour-compte dans les camps «indécents», et comment il ne pourra résolument pas y avoir d’unité nationale sans un règlement définitif de la question.


Youssouf Sylla (g) et Abdoul Birane Wane (m), lors de la conférence débat organisé par TPMN dans les locaux du FONADH à Nouakchott, le samedi 28 avril.
Youssouf Sylla (g) et Abdoul Birane Wane (m), lors de la conférence débat organisé par TPMN dans les locaux du FONADH à Nouakchott, le samedi 28 avril.
«Les déportés revenus aujourd’hui sont des apatrides. Les accords tripartites ont été rangés aux oubliettes, avec un sentiment de trahison» dénonce d’emblée Abdoul Birane Wane, coordinateur du mouvement, de retour d’une mission d’observation dans le Gorgol et le Brakna, pour constater sur place les conditions de vie et d’accueil des déportés.

«Dans le Brakna, les déportés de retour enrôlés ne dépassent pas 1600 sur un total de plus de 8000. Le cas est généralisé. Et leurs terres sont toujours entre les mains d’autres citoyens avec la complicité totale des autorités. La réintégration des anciens fonctionnaires n’a jamais été sérieusement entamée. Dans ces camps, nos frères et sœurs vivent plus misérablement que lorsqu’ils étaient au Sénégal» continue le coordinateur de TPMN, qui égrène le témoignage de villages entiers laissés quasiment à leur propre sort, avec un accès extrêmement difficile à l’eau ; ou encore les 7 à 8 kilomètres que les enfants sont obligés de parcourir chaque jour pour aller à l’école. La promiscuité des familles aussi est pointée du doigt, où toute une famille, au sens large et africain du terme, cohabite dans une chambre.

«Ce comportement partial de l’état compromet l’unité nationale» prévient-il. Face à ce constat, le mouvement, épaulé dans sa conférence synthétique et dans son débat, par d’autres ONG, notamment le REVE, et des éléments de la société civile, exige de l’état «que le régime raciste du Général Aziz ait le courage de reconnaitre les fautes commises par l’Administration, et de remettre les victimes dans leurs droits pour le bien de toute la nation, pendant qu’il est encore temps».

Près de 120.000 négro-mauritaniens avaient été déportés par l’état mauritanien dirigé à l’époque par Maouiya Sid’Ahmed Taya, au Mali et au Sénégal. Ces évènements selon TPMN n’ont fait que mettre à jour «le fossé qui existait bien évènement ces malheureux évènements, entre les communautés noires et arabo-berbères».

MLK

* La totalité de la conférence, avec les interventions du public et les témoignages recueillis par TPMN sera diffusée dans la semaine.
Mamoudou Kane


              

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