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Système Taya : Les "revenants" au secours du pouvoir


Actu Mauritanie
Jeudi 28 Juin 2012 - 10:33

Chaque jour qui passe nous apporte une surprise… pas forcément agréable. La dernière en date est la naissance - renaissance - de l’Association des anciens parlementaires.


Des caciques de l'époque de Maouiya refont surface.
Des caciques de l'époque de Maouiya refont surface.
Rien à dire s’il ne s’agissait pour ces " retraités de la politique " que de réclamer des droits perdus. Comme, par exemple, une majoration de leurs traitements fixés du temps de Taya et maintenus en l’état, comme pas mal d’autres incongruités du Système, par le pouvoir actuel. Mais non ! L’Association est créée, selon ces honorables messieurs, pour un unique objectif : apporter son soutien " indéfectible " au président Mohamed Ould Abdel Aziz ! Un de plus, en cette période de crise politique qui voit la Coordination de l’opposition démocratique (COD) accentuer la pression sur un pouvoir ne sachant plus quoi faire.

Un soutien, avons-nous dit ? En apparence seulement, vu le nombre des " anciens " parlementaires (174) qui reprennent du service, au moment où le président lui-même appelle au renouvellement de la classe politique ! Première contradiction. Ensuite, ce bataillon d’anciens parlementaires (anciens combattants) n’a-t-il pas servi, sur vingt ans, la politique de Taya que le pouvoir actuel et ses soutiens vouent aux gémonies ? Deuxième contradiction.

Un homme comme Abdallahi Ould Ahmedoua a-t-il de la place - encore - dans la " Mauritanie Nouvelle " de l’actuel " président des pauvres " ? Un " ancien " du PPM (Parti du Peuple Mauritanien, fédéral du PRDS au Trarza sous Taya, puis du RFD, quand le vent avait tourné et qu’Ahmed Ould Daddah était donné favori de la Présidentielle de 2007, avant de revenir dans le giron du pouvoir, quand personne ne doutait plus que le général Aziz n’avait pas fait deux putschs pour laisser le fauteuil présidentiel à un autre). Accepter le soutien d’un homme qui a parcouru les cinquante dernières années de la Mauritanie politique, c’est renier d’un coup tout le discours sur la nécessité d’enterrer " toutes ces choses qui ne savent pas mourir ". Troisième contradiction et non des moindres.

L’accumulation de tant d’erreurs montre que le président Aziz n’est pas complètement sorti d’affaires. Si du point de vue sécuritaire, il détient encore toutes les cartes entre ses mains, par le fait même que l’armée est la priorité de ses priorités, il n’est pas sûr qu’il puisse continuer sereinement son double jeu de rupture et de continuité avec le Système Taya dont il apparait, de plus en plus, comme le prolongement naturel.

Ce qui compte aujourd’hui pour ce pouvoir ce n’est plus d’entretenir l’illusion d’un changement, qui apparait dans la réalité de tous les jours n’être qu’un recyclage, mais de contenir la montée d’une opposition dont le principal handicap est le manque d’organisation et de coordination. Une malformation " congénitale " qui profite énormément au pouvoir et empêche la Coordination de l’opposition démocratique (COD) d’être autre chose qu’une somme d’ambitions personnelles face à celle, mieux servie par les circonstances politiques, sociales et économiques actuelles, d’un président réellement aux commandes depuis le coup d’Etat contre Taya, le 3 août 2005.

Sneiba
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

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