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Syrie : Vladimir Poutine expédie un sous-marin nucléaire géant pour avertir Washington


International
Mercredi 9 Septembre 2015 - 09:24

Comme nous le disons depuis plusieurs jours, le soudain emballement médiatique en Europe autour de la question des flots de clandestins syriens se rendant sur le continent cache en réalité une campagne de mobilisation contre l’implication directe de la Russie en Syrie.


Avec l’annonce du déploiement massif d’instructeurs, de conseillers et de matériels, Moscou est en train de veiller à empêcher définitivement tout renversement du gouvernement syrien par l’Otan et ses vassaux. Dernier mouvement en date, Vladimir Poutine a donné l’ordre à un sous-marin nucléaire géant de partir pour la Syrie. Un message clair à destination de Washington.
 
L’Otan s’agite
 
Nous citerons à nouveau les propos du ministre des Finances britannique, George Osborne, présent à la réunion des banques centrales du G20 en Turquie (lire ici) :
 
“Il faut s’attaquer au problème à la source, en l’occurrence le régime criminel d’Assad et les terroristes de l’EI et il faut pour cela un plan complet visant à la création d’une Syrie plus stable et pacifique. C’est un défi énorme, bien sûr, mais nous ne pouvons pas laisser cette crise s’envenimer. Nous devons nous impliquer.”

Ce plan “complet” semble être la nouvelle priorité de Londres, Washington mais aussi Paris depuis que la Russie renforce son aide à Damas.
 
François Hollande a ainsi déclaré ce jour sur la question (lire ici) :
 
“La solution ne peut pas passer par le maintien de Bachar Al-Assad mais par un départ et la constitution d’un gouvernement d’union nationale, sans les groupes terroristes”.

Naturellement, la “solution” a toujours été, pour l’Otan et les USA, le départ de Bashar Al Assad puisque, en premier lieu, c’est sa présidence qui était considérée comme le “problème”. “Problème” que les mêmes gouvernements occidentaux ont voulu solder en armant des milices islamistes, au point aujourd’hui de les voir dominées par Al Qaeda.
 
Cependant, Bachar Al Assad a toujours tourné en dérision les menaces du président français, comme le chef de l’Etat syrien le faisait savoir à Paris Match dans un entretien, fin 2014 (à lire ici) :
 
“Je ne suis ni l’ennemi personnel ni le rival de Hollande. Je pense que c’est plutôt Daech qui est son rival, puisque leurs cotes de popularité sont très proches.”

Quoiqu’il en soit, ce regain d’intérêt pour la Syrie et la volonté française et anglaise de forcer la sortie du président syrien s’expliquent par le déploiement récent de forces russes par Vladimir Poutine.
 
Ce qui a suscité l’ire de Washington qui a menacé directement Moscou :
 
“Le secrétaire d’Etat a dit très clairement que si de tels rapports [sur le déploiement russe, ndlr] étaient exacts, ces actions pourraient mener à une escalade du conflit, à des pertes de vies innocentes supplémentaires, accroître les flots de “réfugiés” et créer un risque de confrontation avec la Coalition anti-Etat Islamique opérant en Syrie”.

Et que nous commentions comme ceci :
 
“Naturellement, si ladite “coalition” vise l’Etat Islamique et que la Russie entend également soutenir Damas contre lui, on ne voit pas ce qui pourrait mener à une confrontation entre Damas et Moscou d’une part, et les USA et leurs alliés de l’autre…

Sauf si, bien sûr, l’Etat Islamique n’est qu’un prétexte pour renverser Bachar Al-Assad.”

La Russie prête au conflit nucléaire
 
Et c’est exactement en ces termes qu’ont été interprétés les propos de John Kerry par le maître du Kremlin. Ce dernier a donc décidé d’envoyer un message sans ambiguïté aux USA en ordonnant à un sous-marin nucléaire géant – le plus grand du monde – de partir immédiatement vers les côtes syriennes afin d’assurer la sécurité du corps expéditionnaire russe (source) :
 
“Le plus grand sous-marin du monde, le Dmitri Donskov (TK-208), nom de code Otan “Typhon”, a largué les amarres pour la Mer Méditerranée et doit rejoindre les côtes syriennes. A bord, le sous-marin héberge 20 missiles intercontinentaux Boulava contenant 200 têtes nucléaires.

Chaque missile disposant d’un rayon d’action de 10 000 kilomètres et pouvant porter de 6 à 10 têtes nucléaires MIRV.”

Moscou entend clairement signifier à Washington et à ses laquais de Londres et de Paris que la Russie est prête à une guerre nucléaire si d’aventure l’Otan tente d’empêcher l’armée russe d’opérer en Syrie. Ce que John Kerry avait fait en parlant d’un “risque de confrontation”.
 
Visiblement bousculés par le mouvement russe, les USA ont désespérément tenté de ralentir le déploiement des forces expédiées par Moscou en exigeant de la Grèce qu’elle ferme son espace aérien (lire ici) :
 
“L’ambassade des Etats-Unis a appelé samedi le gouvernement grec à interdire les vols des avions russes dans l’espace aérien d’Athènes.” 

Mais, et c’est le plus saisissant, la Grèce a strictement refusé de répondre aux exigences américaines :
 
“Le gouvernement grec a refusé de le faire pour ne pas nuire aux relations avec la Russie“, a indiqué le diplomate.”

Rappelons que la Grèce est un pays membre de l’Otan et qu’en refusant de coopérer avec Washington face à un déploiement jugé hostile par l’alliance, Athènes a préféré opter pour une approche indépendante. Ce qui devrait satisfaire Moscou dont le but avoué est de miner la cohésion et la crédibilité de l’unité otanienne.
 
Il demeure difficile de déterminer ce qui a précipité la décision russe de soutien direct à Damas, mais les nouvelles sur le front ne sont pas bonnes. Le dernier champ pétrolier aux mains de Damas ayant été conquis par l’Etat Islamique (source) :
 
“Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) s’est emparé d’une vaste partie du champ pétrolier de Jazal, l’un des derniers aux mains du régime, générant un arrêt de la production, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme lundi.”

En toute logique, afin de contribuer à édifier une “Syrie stable et pacifique” et à ne pas “envenimer la situation”, les médias d’état français devraient continuer à tenter d’impliquer l’opinion publique par l’usage immodérée des “migrants” dans la narration officielle des événements. Mais pas au point de contraindre le président français à héberger lui-même les clandestins dont il défend par ailleurs la venue en France :
 
“Je n’ai pas de résidence secondaire disponible. On attend d’un chef de l’État et du gouvernement qu’il puisse encourager ceux qui désirent le faire. Ce sera le travail des élus en coordination avec les préfets.”
La résidence de François Hollande à Mougin est donc occupée par une ou des personnes se trouvant probablement dans une situation de détresse plus grande que celle des “migrants”

reseauintenational 
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