Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Syrie: Assad appelle au "dialogue national"...après la fin des combats


Actualité
Dimanche 6 Janvier 2013 - 15:19

Le président syrien Bachar el-Assad a entamé dimanche un rare discours sous les applaudissements nourris d'une foule réunie dans la Maison de la culture et des arts dans le centre de Damas, selon la télévision officielle syrienne.


Le président syrien Bachar el-Assad prononçant un discours à Damas, le 6 janvier 2012. TV syrienne/ AFP
Le président syrien Bachar el-Assad prononçant un discours à Damas, le 6 janvier 2012. TV syrienne/ AFP
Ce discours, retransmis en direct par la chaîne, est le premier depuis sept mois du chef d'Etat contesté depuis près de deux ans par une révolte populaire devenue guerre civile.

"Nous nous rencontrons aujourd'hui et la souffrance accable la terre de Syrie, a dit le président syrien. Il n'y a pas de place pour la joie tant que la sécurité et la stabilité sont absentes des rues de notre pays". "La nation est pour tous et nous devons tous la protéger, a-t-il poursuivi. Nous ne sortirons pas de cette crise sans une mobilisation totale de la nation".
M. Assad a affirmé que le conflit qui a fait, selon l'ONU, plus de 60.000 morts, n'opposait pas "le pouvoir et l'opposition, mais la patrie et ses ennemis, le peuple et ses assassins", ajoutant que certains voulaient la partition de la Syrie. "Nous ne dialoguerons pas avec une marionnette fabriquée par l'Occident", a-t-il encore affirmé.

M. Assad, dans ses rares discours et interviews depuis le début du conflit en mars 2011 dans le sillage du Printemps arabe, s'est toujours dit déterminé à en finir avec les rebelles qu'il assimile à des "terroristes armés et financés par l'étranger", en affirmant se défendre face à un "complot".


Lorsque M. Assad a salué le public avant de partir, des dizaines de partisans se sont précipités pour tenter de le toucher. Photo AFP
Lorsque M. Assad a salué le public avant de partir, des dizaines de partisans se sont précipités pour tenter de le toucher. Photo AFP
Le président a en outre appelé à un "dialogue national", pour lequel il a affirmé ne pas avoir trouvé de "partenaire", faisant allusion à l'opposition qui refuse d'entamer toute négociation avant un départ du chef d'Etat contesté depuis près de deux ans.

Mais ce dialogue, a-t-il précisé, ne s'ouvrira qu'à plusieurs conditions.

"Les pays impliqués doivent s'engager à arrêter de financer l'armement et les hommes amés doivent arrêter les opérations terroristes, nos forces cesseront ensuite immédiatement les opérations militaires, tout en conservant le droit de répliquer", a-t-il affirmé.
Et ce n'est qu'après ces étapes, que se tiendra "une conférence de dialogue national, auquel participeront toutes les parties", a-t-il poursuivi.
Si ce dialogue ne s'est pas ouvert jusqu'à présent, "ce n'est pas parce que nous ne voulons pas d'une solution politique, mais parce que nous n'avons pas trouvé de partenaire", a-t-il ajouté.

Il a également affirmé que toute transition devait "se faire selon les termes de la Constitution", faisant référence à des élections.


L'opposition rejette la proposition d'Assad
Réagissant à ce discours, la Coalition de l'opposition syrienne a rejeté dimanche la "solution politique" proposée par M. Assad. "L'objectif pour les Syriens est de le sortir (du pays) et ils ont déjà perdu pour cela plus de 60.000 martyrs (...) ils n'ont pas fait tous ces sacrifices pour permettre le maintien du régime tyrannique", a déclaré à l'AFP son porte-parole, Walid al-Bounni joint par téléphone.

A Londres, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a estimé dimanche que le discours du président syrien allait "au-delà de l'hypocrisie". "Il est responsable des morts, de la violence et de l'oppression qui engloutissent la Syrie et ses vaines promesses de réformes ne trompent personne", a déclaré le chef de la diplomatie britannique dans un message posté sur Twitter.

Le 29 décembre, la Russie, seule grande puissance aux relations étroites avec le régime syrien, a indiqué que M. Assad entendait rester au pouvoir "jusqu'au bout" et qu'il était impossible de l'en dissuader.

Source: www.lorientlejour.com
Noorinfo


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter
Les + populaires