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Syrie : Armes médiatiques contre l’opinion publique


Lu sur le web
Lundi 27 Mai 2013 - 16:48

Le Monde a publié un témoignage affirmant que l’armée syrienne fait usage d’armes chimiques contre la rébellion armée et la population civile. Cette affirmation a ensuite été reprise par la plupart des grands médias, sans sourciller. Cependant, il est fort probable qu’il s’agisse, une fois de plus, d’une campagne de manipulation de l’opinion publique pour un soutien à une intervention militaire.


Syrie : Armes médiatiques contre l’opinion publique
La guerre médiatique sur ce qui se passe en Syrie a franchi un nouveau palier. Selon des informations rapportées directement du terrain par le reporter Jean-Philippe Rémy et le photographe Laurent Van der Stockt, qui ont séjourné pendant deux mois en Syrie :

"Des gaz toxiques provoquant des cas d’étouffement jusqu’à la mort sont employés par les forces du régime syrien contre la rébellion armée et la population civile."

Notons tout d’abord le fait que le régime syrien n’a pas la volonté, ni la volonté, de viser la population civile. Si celle-ci était visée depuis les deux dernières années, le régime d’El-Assad serait tombé. Bien au contraire, le régime a le soutien d’une grande partie de la population, même par des groupes religieux minoritaires.

Le 13 avril 2013 notamment, suite à des attaques chimiques des combattants "ont commencé à tousser, puis s’accroupir, suffoquer et vomir". Le photographe du Monde lui-même "souffrira, quatre jours durant, de troubles visuels et respiratoires". "Les victimes éprouvent des souffrances atroces, dont les symptômes ressemblent à ceux d’un empoisonnement au gaz sarin."


La vidéo proposée par Le Monde montre des rebelles qui s’équipent de masques à gaz pour faire face aux attaques chimiques, et probablement de gaz sarin selon les journalistes.

Cependant, selon les informations données par Wikipedia, "le gaz sarin est un gaz considéré comme une arme de destruction massive par les Nations unies (résolution 687). Il est absorbée par la peau d’où il passe directement dans le sang. L’exposition au sarin aboutit la plupart du temps à la mort, et elle laisse toujours de graves lésions et séquelles neurologiques permanentes chez ceux qui y survivent."

La question est donc : s’agissait-il véritablement de gaz sarin ? Ou bien, d’un agent lacrymogène, qui possède des effets sur le corps comparables à ceux décrits par le reporter, allant jusqu’à la mort parfois.

Comme ils l’affirment eux-mêmes, "Le Monde ne détient pas la preuve irréfutable d’un recours à des armes chimiques en Syrie." Cependant, le message est distillé de telle manière qu’il n’y a, au fond d’eux, aucun doute. Si peu de doutes, que les médias se sont empressés de relayer l’information, sans changer un iota.

"Seule une expertise scientifique, à partir d’échantillons, peut être en mesure d’établir sans l’ombre d’un doute l’emploi de substances spécifiquement prohibées par la convention sur l’interdiction des armes chimiques."

"Une question s’impose : si des journalistes ont réussi à enquêter sur place, comment expliquer que des dirigeants occidentaux, censés pouvoir recouper les données de leurs services de renseignements, n’aient formulé à ce jour aucune conclusion claire sur l’emploi d’armes toxiques en Syrie ?"

Pourtant, la Syrie a invité l’ONU à venir immédiatement constater l’usage d’armes chimiques par les rebelles, un usage reconnu par Carla Del Ponte, ancienne procureur à la Cour pénale internationale, qui se base sur une enquête de l’ONU, et désavoué peu de temps après.

"Bachar Al-Assad en profite. L’absence de réactions extérieures – en dehors de récents raids israéliens – l’encourage à aller toujours plus loin."

Bien que Le Monde semble l’ignorer, les interventions extérieures sont nombreuses depuis les 18 derniers mois déjà. Le New York Times a par exemple rapporté l’envoi d’armes par les Etats-Unis aux rebelles syriens par l’intermédiaire de ses alliés, principalement par l’Arabie saoudite et le Qatar. Tout récemment encore, on pouvait apprendre que les Etats-Unis allaient verser 250 millions de $ aux rebelles syriens. La France, elle, aide également les zones contrôlées par les insurgés.

Voilà donc une nouvelle fois, la tactique d’un pouvoir médiatico-politique prêt à tout pour manipuler l’opinion publique sur la situation en Syrie. Cette manipulation est à l’œuvre dans de nombreux pays occidentaux, et n’a cessé de s’intensifier depuis les derniers mois.

Il est intéressant de voir que l’usage d’armes chimiques, bactériologiques, radiologiques, de destruction massive, prohibées au niveau international, ne choque pas lorsqu’il s’agit des Etats-Unis, qui pulvérisent des substances radioactives sur de grandes villes américaines et font usage d’armes à uranium appauvri sur leurs différents théâtres d’opérations, ou lorsque Israël utilise du phosphore blanc contre Gaza.

Source : lejournaldusiecle.com
Mamoudou Kane


              

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