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Succession de Aziz : Trois probables Dauphins


Actu Mauritanie
Jeudi 6 Août 2015 - 23:36

Avant même d’entamer la première année de son ultime et second mandat, Mohamed Ould Abdel Aziz est déjà hanté par le spectre de son départ du pouvoir. Et échafaude beaucoup de scénarios pour faire face à une telle ‘’malheureuse’’ perspective.


Succession de Aziz : Trois probables Dauphins
 Celle qui revient actuellement sur la table est le choix d’un homme de confiance à même d’assurer ses arrières. 

La rumeur relative au choix d’un dauphin au président Aziz a été relancée par la publication, lundi dernier,  par le site arabophone d’information en ligne ‘’Safir’’, d’une information, qu’il juge très crédible, se rapportant à la retraite de l’actuel chef d’état major des armées, le général Ghazouani. Selon ce site, l’officier général le plus gradé au sein de la grande muette ira à la retraite l’année prochaine après avoir servi quarante ans sous le drapeau. 

Si c’était un autre militaire, sa retraite aurait passé sans attirer aucune attention, mais comme il s’agit du proche ami et compagnon d’armes du président Aziz, elle suscite tous les commentaires et laisse entrevoir tous les scénarios par rapport à l’éventualité d’un rôle prépondérant de ce retraité de luxe dans la politique future du pays. 

En tout cas Ould Ghazouani est présenté depuis le putsch contre le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi comme étant le numéro deux du système de Mohamed Ould Abdel Aziz. Une position confirmée par le fait qu’il est, avec le troisième Dalton Félix Négré, les deux seuls officiers généraux qui ont conservé les mêmes postes depuis le putsch de 2008 qui amena cette clique au pouvoir. 

Une stabilité qui ne doit rien au hasard. Particulièrement pour Ghazouani qui possède réellement une parcelle importante du pouvoir à cause de la confiance, presque aveugle, que lui accorde son ami devenu président.

En parfait Ideyboussat, le chef d’état major des armées demeure discret et emploie tous les efforts pour cacher sa puissance. Pourtant il est le fils chéri d’un leader spirituel presque adoré par ses adeptes. Ce qui explique qu’il est bien né, comme on dit : une cuiller d’or à la bouche.

Par conséquent, il est presque naturel, sinon évident qu’il puisse un jour occuper le fauteuil de président du pays à la place de son ami qui serait alors à la retraite et qui aura fort besoin d’un ami proche en mesure de le protéger en cas de difficultés. 

Ce scénario parait convaincre un bon nombre d’observateurs. Faudra-t-il pour cela s’assurer que l’actuel président ira jusqu’à la fin de son mandat constitutionnel qui s’achève en 2019. Mais avant cela, il faut bien noter que Ghazouani n’est pas l’unique présidentiable sur la liste de succession de Aziz.

Au moins deux autres prétendants

Il faut bien noter que le scénario du dauphin n’est envisageable qu’au cas où le scénario d’Aziz PM ne marchera pas. A ce moment là chacun de deux autres importantes personnalités de l’entourage du président, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf et le colonel à la retraite –non effective- Cheikh Ould Baya, paraissent susceptibles, aux yeux de leur chef et des faiseurs de rois autour de lui, d’être choisis pour la fonction très convoitée de dauphin du président Aziz. 

Le premier, ancien premier ministre, est cité comme étant un homme de confiance de Aziz qui l’a accompagné depuis ses premiers pas dans le pouvoir sans jamais chercher à faire autre chose que de le servir loyalement. Fidèlement. Et sans état d’âme et, surtout, sans faire de bruit ou de scandales. D’autant plus que Aziz ne manquait pas, de temps à autre, de lui faire subir ses mauvaises sautes d’humeur. 

Le second, Cheikh Ould Baya, est un compagnon d’armes du président qui, physiquement, lui ressemble fortement et partage avec lui un certain nombre de ‘’valeurs’’ : aversion affichée pour les gens bien nés, les riches et les hauts fonctionnaires et amour déclaré pour les pauvres et démunis au sein de la société. 

L’un comme l’autre se présente comme sauveur. Aziz prétend avoir sauvé la Mauritanie… Et Ould Baya a sauvé le secteur de la pêche. Tous affirment agir pour le compte et dans l’intérêt du peuple. Le pauvre ! 

Pour l’instant, tous ces scénarios relèvent encore de la fiction et de la spéculation politicienne. Mais s’ils arrivent à se confirmer, cela confirmera l’idée que la Mauritanie est tombée entre les mains d’une bande constituée de gens qui boxent dans un ring qui n’est pas le leur et qui prennent toute une nation en otage pour satisfaire un besoin personnel d’exercer l’autorité et le pouvoir sur les autres.

Mohamed Mahmoud Ould Targui

rimbiladi 
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