Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Statut pour l'Azawad : Un droit pour son peuple, un devoir pour la communauté internationale et un plan crucial de mesure sécuritaire internationale


Tribunes
Mercredi 28 Août 2013 - 16:14

L’autodétermination réclamée par le peuple de l'Azawad à travers ses mouvements, en dépit de l'inspiration de sa légitimité juridique du droit international, est et demeure aussi l’un des moyens incontournable pour briser l’émergence progressive du narco-terrorisme dans le Sahel. L’accès de ce peuple à son « droit à disposer de lui de même » sur son territoire, c’est à long terme aussi prévenir contre d’autres actions terroristes à Washington, à New York, à Berlin, à Paris, à Alger et dans toutes les capitales qu’Alqaida prend ou pourrait prendre pour cible dans le monde.


Statut pour l'Azawad : Un droit pour son peuple, un devoir pour la communauté internationale et un plan crucial de mesure sécuritaire internationale
Autres articles
Le conflit « Azawad-Mali », vieux de plus de 50 années et qui a couramment porté le nom de "rébellion touareg",  prouve au monde que le fond du problème résulte de la  "délimitation artificielle des frontières par la France au moment des indépendances africaines".
 
Durant les deux premiers régimes du Mali indépendant, la répression et les plans de divisions ethniques furent les méthodes utilisées par le pouvoir central de Bamako pour anéantir les révoltes. Des accords dont le plus important a été le Pacte National  de 1992 signé en Algérie, ne furent jamais respectés par Bamako.
 
Alors, depuis près d'une quinzaine d'années, profitant de la vulnérabilité des populations à la base, le plan des gouvernements maliens fut de permettre à des groupes extrémistes liés au banditisme inter-frontaliers, de s'installer et de se développer dans l'Azawad. Cela dans l'objectif escompté de prévoir un amalgame progressif entre les populations autochtones de cette région et ceux qui finiront par constituer "une menace pour le sahel puis le monde".
Des experts des mondes africains, spécialises du terrorisme dans l'espace sahélo-saharienne n'ont depuis quelques temps manqué dans leurs analyses, de démontrer le lien de complicité qui existe entre le pouvoir de Bamako et les groupes narcoterroristes.
 
Des responsables français s'exaspèrent de voir le gouvernement local, selon une bonne source, « au mieux passif, sinon complice" face à la présence des katiba d’AQMI dans une partie du pays ».Des interceptions de communications ont montré que certains officiers maliens échangeaient par téléphone portable avec des interlocuteurs d'AQMI. Une manière d'éviter la confrontation avec les forces de sécurité du pays, mais aussi et parfois de fixer certains arrangements concernant la circulation de trafiquants sur des routes discrètes, qui montent vers le nord, en direction de l'Algérie et "où l'armée évite absolument de se trouver", assure la même source.
 
« Ahmadou Ould Abdallah, ancien représentant des Nations unies en Somalie et actuel directeur du C4S (Centre pour les Stratégies pour la Sécurité Sahel Sahara), dans une interview, pose clairement le rapprochement entre trafics et liberté d'action d’AQMI. Selon lui : "Il n'y aurait pas d'AQMI dans la région sans complicités avec les services de renseignement et de sécurité, et avec des responsables des douanes." Ces complicités s'étendraient au plus haut niveau au Mali. A Gao, dans le nord du pays, un quartier où s'érigeaient de luxueuses villas a été surnommé... "Cocaïne City".
 
Cette relative liberté de mouvement dont bénéficie AQMI dans le nord du Mali est bien douteuse. Le président malien, Amadou Toumani Touré (ATT), a toujours considéré que la "guerre" d'AQMI n'était pas la sienne ».
 
Une partie du peuple de l’Azawad à travers le MNLA n’a donc fait que manifester son "rend-bols" au double jeu du pays qui l'instrumentalise depuis des décennies pour des fins purement criminelles ou politiques.
"Les azawadiens sont un peuple d'islam modéré et qui respect la liberté de culte des autres, notre culture de bon voisinage et d'hospitalité est citée par tous les connaisseurs de notre peuple dans les différends écrits tant historiques que poétiques" 
 
Permettre au peuple de l'Azawad de défendre son droit à un statut est un devoir pour les nations civilisées. C’est une revendication clairement garantie par des lois et traités internationaux ratifiés par le Mali.
 
L’Algérie, pays longtemps vigilant au dossier reconnait que la grande responsabilité dans l’échec des accords conclus dans le passé  ne saurait être que celle de Bamako.
 
La France en tant qu'ancienne métropole de toute la zone doit reconnaitre qu'il est temps pour elle de reprendre le dossier en main enfin de corriger sa responsabilité historique dans la délimitation artificielle des frontières.
C'est aussi le devoir à la communauté internationale de se prononcer sur ce qu'elle prétend le plus garantir au monde "la liberté".
 
Cette partie de la bande sahélo-saharienne qui a été refuge d'AQMI et alliés à travers les pouvoirs maliens et leurs complices, a besoin d'une autogestion par son peuple autochtone pour que l'ordre s'y installe pour de vrai et de façon durable.
 
« Couper ce "pont libre" de transit pour AQMI, c'est lui marché directement dessus, c'est casser sa liberté de transit; c'est anéantir sa facilité de relais ».
 
La nouvelle fusion déclarée entre le MUJAO et le de Moctar Ben Moctar doit inquiéter le monde. Plus particulièrement le monde cible premier d'AQAIDA, dont les citoyens font l'objet de prises d'otages, de moyens de chantage, d'enrichissement pour l'émergence de la criminalité.
 
C’est encore le moment historique pour beaucoup d'autres puissances occidentales de faire le choix entre : « des miettes d’intérêts économiques à sauvegarder avec le Mali ou celui de briser la "colonne vertébrale" d'un mal commun qui risquerait de devenir dans quelques années, invulnérable aux actions de force. Le bouleversement quotidien dans une partie du Maghreb en est l’illustration ».
 
Enfin, Apporter un soutien ou adopter une « politique de neutralité » qui ne saurait qu’être légitime au peuple de l'Azawad durant ce moment déterminant de son histoire; c'est aussi contribuer à réduire l’espace de refuge pour les cellules dormantes  des groupes extrémistes qui profiteront de la déception et de la fragilisation des populations.
 
Cette conclusion n’est ni un chantage encore moins une exigence à l'encontre des Etats.  Mais juste pour être franc, autrement dit se faire comprendre.
L’octroi d’un Statut à l'Azawad c'est à la fois un droit, un devoir et un plan de mesure sécuritaire internationale.
 
Attaye Ag Mohamed
Membre du MNLA
Mamoudou Kane


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter