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Soudan du Sud: Amnesty accuse l'armée de mener une politique de la terre brûlée contre les civils


International
Mercredi 12 Juin 2013 - 12:00

Amnesty international accuse l'armée soudanaise de pratiquer la politique de la terre brûlée dans la région du Nil bleu. Pour contrer la rébellion du SPLM-Nord (Armée populaire de libération du Soudan, branche nord, aujourd'hui au pouvoir au Soudan), l'armée bombarde de façon indiscriminée les villages de civils, n'hésitant pas ensuite à les brûler. Le but de telles manoeuvres est, selon l'ONG, de pousser la population civile à fuir ces zones.


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C'est un rapport d'Amnesty International publié hier, mardi 11 juin et intitulé : «Sudan : We had no time to bury them : War crimes in Sudan's Blue Nile state», qui dénonce les crimes de guerre commmis par l'armée soudanaise.

L'organisation s'appuie notammment sur des images satellites et des déclarations de témoins oculaires de secteurs se trouvant sous le contrôle des rebelles dans l’État du Nil bleu, pour étayer ses accusations.

Déplacer les populations pour les punir

Jean-Baptiste Galoppin, spécialiste du Soudan à Amnesty International témoigne :

« Ces attaques sans distinction et ces attaques délibérées contre les civils sont à prendre dans le contexte plus global de la politique soudanaise vis-à-vis des insurrections depuis des décennies, mais aussi dans ce conflit en particulier, l’attitude du gouvernement vis-à-vis de l’aide humanitaire, puisque le gouvernement soudanais a refusé depuis le début du conflit en 2011, aux organisations internationales humanitaires, d’entrer dans les zones contrôlées par les rebelles, ce qui provoque toujours d’ailleurs une crise humanitaire de grande ampleur.

L’objectif du gouvernement serait de déplacer les populations de ces zones et de les punir, pour ce que le gouvernement considère être leur soutien aux rebelles.

Ce genre de stratégie nous rappelle malheureusement, les événements qu’il y a eu au Darfour. Le fait est que les dirigeants soudanais, qui sont responsables des crimes au Darfour, sont toujours ceux qui sont en charge de la politique de contre-insurrection dans le conflit au Nil bleu et au Kordofan du Sud ».

Source:RFI
Noorinfo


              

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