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Sommets de Nouakchott : Et Après…


Actu Mauritanie
Jeudi 18 Décembre 2014 - 16:00

Demain s’ouvre à Nouakchott le sommet de la coalition d’états africains appelée ‘’Processus de Nouakchott’’. Il sera suivi directement, et toujours à Nouakchott, par le sommet des cinq pays sahéliens ou G5.


Sommets de Nouakchott : Et Après…
Deux événements célébrés officiellement comme une victoire diplomatique du pouvoir. Ou plutôt de son chef. Et tans pis si le voisin marocain risque de s’offusquer davantage du rapprochement nette avec l’Algérie et la volonté de l’exclure des affaires de la région…  
Nouakchott accueille, le 18 décembre, demain, la réunion au sommet des pays membres du fameux ‘’Processus de Nouakchott’’, lancé en début d’année 2014(17 mars) dans notre capitale par onze pays de la sous région : l’Algérie, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et le Tchad. 

C’est un mécanisme de renforcement de la coopération sécuritaire entre les pays du Sahel et la mise en œuvre opérationnelle de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (Apsa) dans la région. L’objectif déclaré de cette coalition consiste à articuler l’action africaine dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance, de la décentralisation et du développement des pays du Sahel.

La mission a trois volets : politique (accompagner la consolidation des acquis de paix et sécurité, la promotion de l’État de droit, la contribution au renforcement des institutions démocratiques dans la région du Sahel) ; sécuritaire (coordination des efforts de l’UA en matière de sécurité, notamment les conflits, le terrorisme et le crime organisé) ; et développement (dégradation de l’environnement, sous-développement).

Il s’agit bien d’un sommet qu’on ne doit pas confondre avec le ‘’Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique’’ auquel a assisté, mardi dernier, hier même, le président Mohamed Ould Abdel Aziz à côté de ses homologues tchadien, malien et sénégalais. Rien ou presque à avoir entre les deux réunions. 

La première, celle de Dakar,  fait suite au sommet de l’Elysée tenu, l’année dernière, entre le président français et les chefs d’états africains de la région ouest africaine amis de Paris. Elle est pilotée de bout en bout par l’ancienne puissance coloniale qui cherche à l’instituer en tant que rendez-vous annuel pour évoquer entre chercheurs, diplomates, militaires… la situation de la ‘’paix et la sécurité’’ en Afrique. 

Quant à la réunion dite  ‘’Processus de Nouakchott’’, elle se passe entre Etats exclusivement africains, se place sous la coupole de l’Union africaine et se présente comme une réponse aux défis de la sécurité et du développement auquel fait face le continent africain. 

Vaste programme, disent tous les observateurs. D’autant plus que chaque pays membre de la coalition a ses propres préoccupations et ses propres calculs qui, souvent, n’ont rien à voir avec les ambitions déclarées de cet énième rendez-vous.


Chacun pour soi…    

Comme évoqué plus haut, notre pays accueille presque en même temps un autre sommet, celui du G5 qui regroupe : Mauritanie, Mali, Burkina, Niger, Tchad. Le président Mohamed Ould Abdel Aziz qui chérit tant faire des records ne peut qu’apprécier cette ‘’réussite diplomatique’’. 

Lui qui est président en exercice de l’Union africaine et qui, en plus de cela, en ‘’homme fort’’, a réussi à convaincre les partenaires étrangers de son engagement contre le fléau terroriste. Même si l’officine de la propagande officielle ne s’est pas encore mis en branle, la Mauritanie officielle attend avec grandes euphories ses moments de ‘’couronnement africain’’. 

Mais au-delà de ce que peut attendre le pouvoir des sommets en perspective en termes de dividendes diplomatiques et politiques, il ne saurait ignorer  qu’il fait le jeu d’Alger qui tient à éliminer le Maroc de toute implication dans la lutte contre ‘’ le mal de l’heure,  le terrorisme. 

Cela est d’autant plus évident que Nouakchott ne s’est pas montré chaud pour s’engager dans le CEN-Sad, le bébé orphelin de Kadhafi , que Rabat avait cherché à s’en approprier afin d’éviter d’être chassé des dossiers brulants de la région. 

Dans le même registre, il ne faut oublier que la Mauritanie n’a toujours pas d’ambassadeur au Maroc et que le président Aziz aurait parlé aux dirigeants du Polisario, en termes quelque peu désobligeants envers la personne du Roi Mohamed VI. Une autre affaire qui risque d’atermoyer le temps des amours entre Rabat et Nouakchott. Ce qui, semble-t-il, ne déplait pas vraiment à Mohamed Ould Abdel Aziz qui tient bien à se rapprocher d’Alger. Et de s’éloigner un peu de Rabat.

Mohamed Mahmoud Ould Targui

Source:
Rmibiladi
Noorinfo


              

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