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Noorinfo

Sommet de Malabo: L'union africaine ne lâche pas Khadafi


International
Samedi 2 Juillet 2011 - 15:06

L’Union africaine, réunie les 30 juin et 1er juillet à Malabo, en Guinée équatoriale, pour parler de la crise libyenne a refusé de demander le départ pur et simple du colonel Khadafi.


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Les dissensions au sein de l'union africaine reprennent. Régulièrement critiquée pour son manque de cohérence dans son approche de règlement des conflits en Afrique, l'institution sur la voie sinueuse du panafricanisme a une fois de plus fait étalage de ses hésitations et de son manque de fermeté. L'Éthiopie, le Rwanda, le Nigeria et la Côte d’Ivoire ne sont pas parvenus à convaincre les autres pays d’adopter une position plus dure à l’égard du guide libyen. Le club des chefs d'État d’Afrique a donc refusé de demander son départ pur et simple comme l’exigent les rebelles du CNT (Conseil national de transition) et les pays de la coalition.
La cacophonie récurrente et les dissensions internes courantes à l’Union africaine sur les questions concernant la politique du continent ont fini par étouffer sa voix. Pour beaucoup d'éditorialistes depuis hier vendredi, l’organisation régionale a perdu son «autorité morale».

Entre deux feux

Ces tergiversations, et cette clémence envers Khadafi, après la même chose avec Omar El Béchir au Soudan, tous les deux coupables de massacres sur leurs populations, repose la question de la légitimité et la compétence de chefs d'état pour discuter de ces problèmes. Surtout lorsque la plupart d'entre eux d'une façon ou d'une autre lui est redevable. D'autant que «la Libye est un grand contributeur financier de l’organisation qui a eu un poids politique très important. Aujourd'hui, l’Union africaine est donc très embarrassée pour porter un jugement moral et politique sur la crise libyenne», explique Moustapha Niasse, ancien premier ministre sénégalais, dans un quotidien sénégalais, en soulignant que c'est à Syrte, la ville libyenne dont est originaire le colonel Khadafi, que l’Union africaine a été portée sur les fonts baptismaux. «Khadafi a beaucoup investi en Afrique et dans la culture africaine. On ne lâche pas un allié ou un ami lorsqu’il est en difficulté.» continue-t-il.

MLK
Pour Noorinfo
Mamoudou Kane


              

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