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Sommet de Malabo: A quoi sert le panel africain?


Actualité
Mercredi 29 Juin 2011 - 12:00

Fin janvier 2011, l'union africaine décide de constituer un panel de chefs d'états africains chargés de mettre un terme rapide à la crise ivoirienne. Mohamed Ould Abdel Aziz est placé à la tête de celui-ci, qui est appelé aussi à gérer la crise libyenne.


De gauche à droite- Mohamed Ould Abdel Aziz, Idriss Deby, Alassane Ouattara et jean Ping
De gauche à droite- Mohamed Ould Abdel Aziz, Idriss Deby, Alassane Ouattara et jean Ping
Cinq mois après, alors qu'intervient un 17ème sommet à Malabo, on s'interroge sur l'utilité et l'apport concret de ce genre d'initiatives dans la résolution de crises africaines.
Annoncé à grand renfort de publicité, ce panel des chefs d'État devait, après consultation des différentes parties ivoiriennes, faire des propositions de départ à Gbagbo Laurent. Après plusieurs visites aux deux parties de la crise ivoirienne, les négociations n'ont jamais avancé. Après le travail des experts qui leur ont rendu compte à Nouakchott en mars, il ne restait plus au panel de haut niveau que d’agir conformément aux recommandations de leurs propres envoyés qui ont entendu toutes les parties. Et c'est ce manque d'actions concrètes qui est critiqué de façon récurrente dans les politiques de l'UA. Ou ce manque de courage politique.

Idem pour la question libyenne, ces hésitations et même divisions au sein même de l'union africaine, sont encore plus flagrantes. Les africains ont un panel de médiateurs africains au sein desquels beaucoup sont redevables à Kadhafi qui les a amplement soutenus. Ceci expliquerait selon certains observateurs leurs tergiversations, face à un un dictateur qui a pilonné avec l'aviation militaire sa propre population!

Sortir des atermoiements

Pour ce 17ème sommet de l'Union africaine qui doit s'ouvrir ce jeudi 30 juin, à Malabo en Guinée-équatoriale, le dossier libyen occupera donc certainement une place prépondérante. L'organisation panafricaine prône plus que jamais la médiation politique (encore), mais désormais la question du départ du colonel Kadhafi n'est plus un tabou. Pour preuve, la présence à Malabo d'émissaires du conseil national pour la Libye, rebelles au pouvoir de Khadafi.

Le panel pour la paix, lors de ce 17ème sommet en Guinée-équatoriale présentera son dernier rapport de médiation pour la Libye. L'occasion pour lui de s'affirmer et de sortir d'une frilosité et d'une indécision jugée chronique. En effet, celui-ci est vivement critiqué depuis sa gestion jugée «frileuse» de la crise ivoirienne et même ces derniers mois de la crise libyenne. On se souvient de la célèbre formule stalinienne «Le Vatican combien de divisons?», certains ironisent déjà dans toute l'Afrique de l'ouest: «L'union africaine combien de médiations?» Côte d'ivoire, Libye, Soudan... Des médiations incessantes sans résultats.

Hier encore le conseil des ministres des Affaires étrangères évoquait longuement à Malabo la crise libyenne pour soutenir la feuille de route de l'organisation qui prévoit en premier lieu, un cessez-le-feu, suivi de négociations politiques.

Jusqu'à présent, les deux crises majeures dont il a eu à s'occuper (Côte d'Ivoire et Libye, silence radio sur le Soudan) ont été réglées, ou prises en main par les occidentaux. Mais par défaut pourrait-on aussi voir les choses. «En Côte d'Ivoire, l'ONU et la France en particulier ont mis quatre mois avant d'agir, laissant toute la latitude nécessaire à l'UA et son panel de gérer cette crise en «interne». Mais ils ont échoué tout simplement» résume un cadre du ministère mauritanien des affaires étrangères qui a requis l'anonymat.

MLK
Mamoudou Kane


              

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