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Sociétés Mixtes en Mauritanie : Pourquoi ça foire tout le temps


Economie
Lundi 17 Juin 2013 - 10:22

C’est à croire qu’il s’agit d’une damnation. Les sociétés mixtes, en Mauritanie, cela ne marche pas. Dernier échecs en date, société mauritano-soudanaise bunkering (Sahel), chargée de l’approvisionnement en haute mer, des navires, et qui avait été confiée, après son lancement en grande pompe, au Dr Cheikh Sidel Moctar Ould Babana.


Sociétés Mixtes en Mauritanie : Pourquoi ça foire tout le temps
Un an plus tard, les partenaires mauritaniens et soudanais été obligés de dire : stop ! Une feuilleton qui rappelle ces histoires de montages aventureux faits avec les Algériens, les Russes, les Chinois et les Coréens, dans le domaine de la pêche. Et qui rappelle aussi, que sous l’ère Aziz, il y a eu aussi l’échec de la Convention de pêche avec les Chinois de Poly-Hondone. Que l’on parle depuis quatre ans maintenant d’un autre « montage » avec les Soudanais dans le domaine de la production du sucre, que l’Accord de pêche avec l’Union européenne, reconduit dans le passé de manière quasi systématique, a connu cette fois des « troubles existentiels » qui font même douter de sa pérennité. Pourquoi tant de secousses ? Existe-t-il une explication rationnelle à ces dérapages qui s’annoncent comme un nouveau cycle de gabegie régénérée mais no maitrisée ?

Ce qui est sûr, c’est que tous ces problèmes ne jouent pas en faveur de la politique du gouvernement pour attirer les investissements directs étrangers. Les préjudices subis sont énormes. Ne serait-ce que par les échos qu’en font la presse tous les jours. Illustration de cela, ce qu’on raconte ces jours-ci, dans les sites de la place, sur la manière dont la société « Sahel » a été liquidée et les points de divergences qu’elle soulève entre les désormais anciens partenaires mauritaniens et soudanais.

Selon ces sources le partenaire soudanais dans la société n’apprécie guère la manière dont l’entreprise a été liquidée par le ministère du Pétrole qui avait désigné, pour cela, une commission présidée par l’inspecteur général du Département. Ce dernier aurait récupéré, des mains du directeur général de la société, Abdellahi Ould Bennane, et des partenaires mauritaniens (Société Chinguitt pour l’investissement et l’homme d’affaires Isselmou Ould Tajidine) tous les documents afférents à ses biens. Mais la partie soudanaise ne le verrait pas de cette manière et l’un des membres de la commission de liquidation aurait même refusé de remettre la V8 dont il disposait avant de quitter le territoire mauritanien.

Et toujours selon ces sources, un haut responsable de la société aurait, lui aussi, « séquestré » deux véhicules, dont également un V8 et une Toyoya Corrola. Il aurait également viré des comptes de l’entreprise quelque 88 millions d’UM pour les placer dans l’un des comptes du ministère.

La source indique que l’ambassadeur du Soudan en Mauritanie, Awadh Yacine, a évoqué cette affaire avec le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, lors d’une audience qui lui a été accordée la semaine dernière.

Pour revenir à la manière dont le gouvernement met en place ses partenariats, avec des investisseurs privés étrangers, on peut dire que tout cela peut être mis sur le compte de l’improvisation mais aussi de la présence, à tous les niveaux, de ces fameux chasseurs de commissions.

Source:Elhourriya
Noorinfo


              

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