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Société: Libres, jeunes, confinés, mais créatifs


Société
Samedi 22 Décembre 2012 - 22:00

Comment évoquer la jeunesse Nouakchottoise sans être saisi d’un certain vertige face à sa mosaïque de particularités? Une jeunesse multiculturelle, en quête d’identité parallèlement, malheureusement confinée dans un cadre éducatif et culturel limité dans la capitale, et plus largement dans le pays.


Seul sur le chemin de son avenir
Seul sur le chemin de son avenir
De la culture comme mode d’expression- Ce confinement n’a nullement sclérosé le désir d’expression, de redécouverte de soi, de cette jeunesse à multiples facettes. C’est ainsi que culturellement par exemple, depuis un peu moins de deux ans, et l’enthousiasme suscité par la transition politique, associations, groupes musicaux et artistes peintres se manifestent à Nouakchott.

Une effervescence culturelle qui révèle un renouveau des perspectives d’une frange de la population qui représente 75% de la population mauritanienne. Un des chefs de file de ce renouveau culturel est Soum, artiste peintre, qui utilise le pinceau comme «une arme fatale» depuis l’âge de 9 ans. La technique complexe du «bogolan», qui associe peaux de moutons à des teintes argileuses, plus des ajouts de collage, rend ses créations saisissantes de vie.

Cette effervescence culturelle de la jeunesse délaissée médiatiquement, et qui se mue en mouvement «underground» se retrouve principalement dans le milieu musical, avec une pléthore de groupes de hip-hop, qui se font l’écho des difficultés sociales et d’expressions des habitants et de la jeunesse des quartiers périphériques pauvres.

Né véritablement vers 1996, le hip hop mauritanien pour des contraintes socioculturelles, a eu du mal à décoller à ses débuts. Mais il a résisté contre vents et marées pour aujourd'hui croquer à pleines dents les fruits d'une adaptation à un environnement peu propice au développement de la musique.

L’espoir de nouvelles perspectives- Trouver un travail pour un jeune diplômé à Nouakchott n’a jamais été une sinécure, même si les choses ont très légèrement évolué dans ce domaine. Sur le chemin professionnel, beaucoup sont seuls et trouvent très rarement un travail adapté à leurs compétences. Même si un tel travail existe, il ne s’acquerra pas sans l’exercice d’un bras long, sur la seule base de son mérite.

Les réalités sociales (tribalisme, clientélisme) sont telles que ces pesanteurs empêchent une partie de la jeunesse de s’épanouir complètement professionnellement. Mais les choses bougent lentement: de nouveaux cadres réglementaires préparent une facilitation de l’intégration des jeunes diplômés dans les circuits administratifs. "Et à défaut de trouver du travail, s’en créer!" exhorte Elimane Diabira, membre de l’association des jeunes entrepreneurs mauritaniens (AJEM). celle-ci a enregistré pour l’année 2009, trente nouvelles créations d’entreprises, notamment dans le consulting informatique et financier.

MLK
Mamoudou Kane


              

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