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Sénégal : un face à face explosif qui risque de dégénérer


International
Dimanche 25 Décembre 2011 - 14:26

A moins deux mois de l’élection présidentielle, le ciel politique sénégalais est sous la hantise d’un syndrome à l’ivoirienne. Entre le camp des partisans du parti au pouvoir, l’opposition et le Mouvement 23, c’est le « Far West » qui fait la loi. L’avant campagne électorale a commencé à faire son deuil ce jeudi avec un mort et trois blessés.


Sénégal : un face à face explosif qui risque de dégénérer
Jeudi 22 décembre, de violents accrochages ont opposé un groupe de nervis, proches du parti au pouvoir, à l’édile socialiste de la circonscription Mermoz- Sacré (Région de Dakar), Barthélémy Diaz, fils d’un ancien lieutenant du président Wade. Le jeune maire socialiste a fait usage de son arme sur les partisans du parti au pouvoir, faisant un mort et trois blessés évacués aux urgences hospitalières.

Les images de cette attaque dignes d’un Far West ont fait le tour du monde. Le maire socialiste qui avait alerté le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade et le ministre de l’intérieur Ousmane Ngom, sur le danger qui guette le pays, était-il en légitime défense ? « J’ai tiré sur mes agresseurs puisque j’étais en légitime défense » a avoué Barthélémy Diaz aux médias.
L’information sur son arrestation par les forces de sécurité peu après cet incident n’a pas été confirmée. Le candidat de la coalition Benno Siggil Sénégal, Moustapha Niasse et son directeur de campagne, Abdoulaye Bathily , se sont rendus sur les lieux pour constater les dégâts. La mairie en question, principale cible des nervis, a été quadrillée aussitôt après les accrochages par les forces de l’ordre.

Ce heurt mortel pourrait être le sombre présage d’un avenir politique incertain pour le Sénégal.

Pour beaucoup d’observateurs, ce vendredi 23 décembre, pourrait être la journée de tous les dangers avec d’un côté, les partisans du candidat Abdoulaye Wade qui tiennent leur congrès d’investiture. De l’autre, les leaders de l’opposition et du Mouvement 23 qui promettent un rassemblement monstre à la Place de l’Obélisque.

Un face à face explosif qui inquiète les Sénégalais et les chancelleries accréditées à Dakar. Ce regain de violences est alimenté par la polémique autour de la candidature du chef de l’Etat, Abdoulaye Wade. La position du conseil constitutionnel appelé à se prononcer sur la recevabilité d’une telle candidature, est très attendue par les Sénégalais et devra intervenir début février 2012. En attendant, la guerre pour le contrôle de la rue fait rage, sans doute un avant avant-goût la présidentielle du 26 février 2012

Source: www.lesafriques.com
Mamoudou Kane


              

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