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Semaine de la francophonie : La guerre contre le français menée par des franco-belgo-mauritaniens


Société
Mardi 19 Mars 2013 - 14:14

Aichetou Mint Vergès, Mohamed Ould Laghdaf, Cisse Mint Cheikh Boyde, Brahim Ould Khlil. Ces quatre-là ont en commun de par leurs origines, filiale, estudiantine, ou professionnelle des liens naturellement forts avec l’Europe et le français. Parallèlement et paradoxalement, ils entretiennent un combat farouche (publiquement en tout cas) contre la langue de Molière, qu’ils maitrisent bien mieux que l’arabe revendiqué.


De gauche à droite : Mohamed Ould Laghdaf, Cissé Mint Cheikh Boyde, Brahim Ould Khlil, Aichetou Fall Mint Vergès. Photos : agences. Montage : Noorinfo
De gauche à droite : Mohamed Ould Laghdaf, Cissé Mint Cheikh Boyde, Brahim Ould Khlil, Aichetou Fall Mint Vergès. Photos : agences. Montage : Noorinfo
Cette semaine, la francophonie est à l’honneur, comme chaque année. L’occasion donnée à toutes les zones francophones du monde, de faire revivre la langue de l’ancien colonisateur, pour la plupart de ces zones.

En Mauritanie, entre autres pays, mais surtout en Mauritanie, le français est encore perçu par une frange de la population comme la «langue du colon», chevillant aux corps de cette catégorie de mauritaniens, un sentiment mêlé de ressentiment, de complexe et de revanche à prendre. Comment la prendre ? en la niant tout simplement, même si concrètement elle est parlée par 80% des fonctionnaires (réels) mauritaniens, au quotidien.

En tout cas, c’est la première des solutions venue aux têtes creuses et aboyeuses de certains des représentants de cette catégorie de la population. Quatre d’entre eux (voir photo), symboliques par leur présence médiatique, mais surtout par leur ronronnement au début du pouvoir d’Aziz, qui s’est mué en aboiement aujourd’hui, pour promulguer unilatéralement, anti-socialement, anti-«multiethniquement», et anti-unitairement l’arabité totale du pays du million de pouêt-pouêt.

Cela va sans dire que cela nous permet d’assister à des situations loufoques (restons polis), pour ne pas dire honteuses, et tristes pour l’image de la Mauritanie. La dernière en date : Dioucounda Traoré reçu en grandes pompes à Nouakchott il y a quelques jours, mais à qui on s’adresse, par traducteur interposé, en tout cas devant les caméras, en hassanya!

Les cavaliers de l’apocalypse

Pour en revenir à nos quatre larrons qui veulent l’extinction du français en Mauritanie : le premier, qui n’est autre que le premier ministre en personne, a passé littéralement 26 ans de sa vie en Belgique francophone, de son poste de docteur en sciences appliquées à l’université libre de Bruxelles en 1990, à celui d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Mauritanie à Bruxelles et auprès de l'Union européenne en 2006. Il en possède la nationalité d’ailleurs.

La deuxième, Cissé Mint Cheikh Ould Boyde, aujourd’hui ministre de la jeunesse, de la culture et des sports, rencontré il y a quelques années, alors qu’elle était directrice du tourisme, a vécu «quatre de ses plus belles années à Lille et où elle a appris à apprécier le raffinement de la langue française» confiait-elle alors à l’occasion d’un entretien. Depuis son accession au poste de ministre, elle n'a de cesse, régulièrement de boycotter de sa présence, les festivals et évènements culturels francophones, allant même à l'UNESCO répéter à l'envie le caractère monoculturel de la Mauritanie.

Le troisième est certainement le pire : Brahim Ould Khlil, actuellement ambassadeur du pays en France, et un des principaux architectes de la politique d’exclusion négro-mauritanienne d’Aziz, et d’assimilation des autres composantes de la populations, qui ne seraient pas de culture hassanya. On se demande ce qu’il va chercher là-bas quand on connaît sa haine viscérale de tout ce qui n’est pas arabe. Passons, ce sire n’est plus à un paradoxe près.

La quatrième est l’exemple le plus kafkaïen de tous, et le plus illustratif de cette pseudo-élite en mal d’idées et de perspective, et qui patauge dans le marasme d’une arabité réclamée à cors et à cris, et à laquelle aucun d’entre eux n’appartient. Aichetou Fall Mint VERGES. Vergès hein. D’ascendance en partie, en grande partie française. Et c’est elle, qui de Rosso, à Kaédi, dans toute la Vallée est allée cracher sur le «français colonisateur», et les bienfaits à adopter la langue arabe «qui nous unirait tous».

De ce quatuor bien rôdé, seul Brahim Ould Khlil parle un arabe littéraire, les trois autres, dont le premier ministre, baragouinent un hassanya saupoudré de mots arabes.

MLK
Mamoudou Kane


              

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