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Santé : La mortalité du paludisme sous-évaluée


Société
Jeudi 16 Février 2012 - 04:13

La maladie causerait deux fois plus de décès que ce qu’estime l’Organisation mondiale de la Santé révèle une nouvelle étude qui suscite la controverse.


Les moustiques du genre anophèle sont les vecteurs du paludisme. (c) Afp
Les moustiques du genre anophèle sont les vecteurs du paludisme. (c) Afp

Le paludisme aurait causé plus de 1,2 million de décès en 2010 au lieu des 655 000 estimés par l’OMS, affirment des chercheurs de l’Institut de métrologie sanitaire et d'évaluation, de l'Université de Washington (USA), dans la revue médicale The Lancet. Une étude qui assombrit quelque peu les bonnes nouvelles communiquées ces derniers mois sur le front de la lutte contre cette maladie. L’Organisation Mondiale de la Santé déclarant notamment que les efforts entrepris ces dix dernières années avaient permis de [sauver un million de vies]url:http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20110913.OBS0268/paludisme-1-million-de-vie-sauvees-en-10-ans.html .

Mais si l’estimation du nombre de décès a fortement augmenté dans cette étude, les grandes tendances annoncées par l’OMS et les ONG sont confirmées : la mortalité du paludisme est bien en baisse, particulièrement en Afrique, suite à l’intensification des efforts de lutte contre les moustiques vecteurs du parasite et à un meilleur accès aux soins.

Ces nouveaux chiffres découlent d’une compilation des données récoltées entre 1980 et 2010, et de modèles prédictifs intégrant la prévalence du Plasmodium falciparum (le plus dangereux des parasites), les résistances médicamenteuses et les mesures antivectorielles. Les chercheurs ont également interrogé l’entourage de défunts afin de réaliser un diagnostic a posteriori.  

Les résultats indiquent que les décès dus au paludisme ont augmenté de 995.000 en 1980 jusqu'à un pic de 1.817.000 en 2004 pour ensuite diminuer à 1.238.000 en 2010. En Afrique, le nombre des décès atteignait 493.000 en 1980, 1.613.000 en 2004 et 1.133.000 en 2010. Ils permettent aussi de relever un fait nouveau : 42% des morts sont des personnes âgées de 15 ans et plus. Un pourcentage bien plus élevé que prévu.

Cette étude, financée par La Fondation Bill & Melinda Gates, et les chiffres annoncés sont désapprouvés par l’OMS qui maintient son estimation et pointe un problème de sur-diagnostic lié aux méthodes utilisées. Le débat est loin d’être tranché, retenons déjà l’efficacité des mesures déployées depuis 2004 en soulignant que ces progrès, pour qu’ils perdurent, nécessitent un maintien des moyens opérationnels et donc de l’argent frais. Par Joël Ignasse

Sciences et Avenir.fr


              

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