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Renouvellement de l’accord de pêche Mauritanie/UE : le forcing espagnol


Actu Mauritanie
Dimanche 1 Juillet 2012 - 09:13

Après 5 rounds de négociations infructueuses, le renouvellement de l’accord de pêche liant la Mauritanie à l’Union Européenne (UE), prévu en juillet 2011 par le calendrier habituel, semble de plus en plus compromis.


Renouvellement de l’accord de pêche Mauritanie/UE : le forcing espagnol
Face à ce constat, le gouvernement espagnol, particulièrement intéressé par une issue positive, a engagé un forcing pour trouver un terrain d’entente entre les deux partenaires. C’est ce qui explique l’arrivée à Nouakchott du ministre espagnol de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement, Miguel Arias Cañete, le mardi 29 mai.

Le responsable gouvernemental espagnol a été reçu en audience par le président Mohamed Ould Abdel Aziz, et eu des séances de travail avec le ministre mauritanien des pêches et de l’économie maritime, Eghdavne Ould Eyih.

Expliquant les raisons de son voyage à Nouakchott, Cañete a indiqué qu’il rentre dans le cadre «des efforts visant le renouvellement de l’accord de pêche entre l’Union Européenne (UE) et la Mauritanie, qui sert l’intérêt» de Madrid et de Nouakchott.

«Nous souhaitons le renouvellement du protocole de pêche sur la base de conditions techniques et financières favorables, permettant de reprendre les activités de la flotte espagnole de pêche dans la zone économique mauritanienne. J’espère que le dialogue entre les gouvernements d’Espagne et de Mauritanie aura un effet positif sur l’issue des négociations en vue du renouvellement de l’accord de pêche, permettant de fixer un terme rapide pour la signature»

Par ailleurs, le ministre espagnol de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement, a rappelé que son pays à plaidé avec insistance en faveur du renouvellement de l’accord de pêche lors de la dernière réunion des ministres européens des pêches, et qu’à l’avenir le même effort sera poursuivi pour une issue positive.

Les raisons de l’intérêt de Madrid

Le désir du gouvernement espagnol de voir un renouvellement rapide de l’accord de pêche entre Nouakchott et Bruxelles est justifié par deux objectifs : la crise économique et financière, léguée par le pouvoir socialiste, poussant le pays au bord de la déprime et provoquant une grosse peur du syndrome grec.

Cela, dans un contexte où les activités de pêche représentent une importante mamelle dans l’économie nationale, à l’image d’une région telle que l’Andalousie. Il y a également le poids du contingent espagnol au sein de la flotte européenne pêchant dans les eaux mauritaniennes (plus de 60 bateaux sur un total européens de 110 bâtiments).

Obstacles sur le chemin du renouvellement

Le dernier round de négociations, en vue du renouvellement de l’accord de pêche entre la Mauritanie et l’Union Européenne (UE), s’est déroulé en décembre 2011 à Nouakchott. Les négociateurs se sont quittés sans avoir fixé une nouvelle date pour continuer le dialogue. Un constat qui est en soi «un signe inquiétant par rapport aux chances de renouvellement» selon l’avis de nombreux observateurs. En fait, le premier obstacle sur le long chemin de la reconduction du protocole de pêche entre Nouakchott et Bruxelles est représenté par une résolution du parlement européen adopté en mai 2011. Celle-ci n’autorise désormais la flotte européenne à pêcher dans les eaux étrangères qu’en cas de surplus de stocks.

Au même moment, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer «la surpêche dans les eaux mauritaniennes comme une véritable menace contre le renouvellement de certaines espèces».

En plus, au cours des précédents rounds de négociations, les experts mauritaniens et européens ont buté sur une plus importante compensation financière exigée par Nouakchott. Et les aménagements à apporter dans la perspective de signature d’un nouveau protocole (révision à la hausse des débarquements à Nouadhibou et le recul de la zone de pêche).

Du coup, la Mauritanie risque de prendre le chemin d’une rupture avec les partenaires européens dans le domaine de la pêche, à l’image de ses voisins marocains et sénégalais. L’Accord de pêche précédent, valide pour 3 ans, rapportait à la Mauritanie une enveloppe annuelle de 84 millions d’euros.

Amadou Seck
Pour lesafriques.com
Mamoudou Kane


              

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