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Redistribution des richesses nationales : L’avenir de la Mauritanie réside dans son agriculture


Société
Dimanche 9 Juin 2013 - 18:30

Après l’échec des politiques de redistribution des richesses nationales dans les secteurs extractives, mines, pétrole et produits de mer, nombreux sont ceux qui pensent que l’avenir de la Mauritanie résiderait dans son agriculture d’une manière spécifique, et d’une façon plus globale, dans son économie rurale.


Redistribution des richesses nationales : L’avenir de la Mauritanie réside dans son agriculture
 D’où l’intérêt de plus en plus grand accordé à ce secteur qui a connu des avancées appréciables ces dernières années, sur le plan de la diversification (avec l’introduction de la culture du blé), des surfaces aménagées pour les produits d’exportation à grandes valeurs commerciales comme le riz, mais aussi en termes d’emploi et d’autosuffisance alimentaire. Certes, des difficultés d’ordre institutionnel, structurel et financier persistent, mais le développement de la Mauritanie passera en grande partie par l’exploitation de ses terres arables.


Selon la FAO, la production agricole en Mauritanie va connaître une importante augmentation en 2013 après les cinq dernières années de sècheresse qui ont frappé le pays. La grande période de récolte étant prévue au mois de juillet prochain, les experts s’attendent à une hausse de près de 68% de la production agricole par rapport à 2012 et de l’ordre de 53% par rapport aux cinq dernières années. L’année la plus mauvaise serait 2011 où cette même production avait connu une chute de 30%, selon le Fonds mondial pour l’agriculture. Cela avait entraîné une grave crise alimentaire dans les régions du Sud et de l’Est. L’organise trouve que l’amélioration de la production dans les pays voisins, contribuera à la baisse du prix du blé en Mauritanie à des niveaux abordables pour les populations, notamment pendant la période commerciale, octobre-novembre. La Mauritanie reste cependant déficitaire, dans la mesure où elle ne produit que 30% de ses besoins en céréales, alors qu’elle importe les 70% de ses besoins restants en blé et céréales du Sénégal et du Mali. Même si le prix du mil a baissé de 33% par rapport à 2012, la FAO a déjà sonné l’alarme.

Quelques 56.000 citoyens mauritaniens, selon elle, resteront dans une situation d’insécurité alimentaire, à cause des effets encore latents de la sècheresse de 2011. A ceux-là, s’ajouteront les 74.000 réfugiés maliens, dont l’écrasante majorité est cantonnée dans la Wilaya du Hodh Charghi. Ils constitueront un fardeau supplémentaire pour les réserves alimentaires disponibles.

Le ministre du Développement Rural, Brahim Ould MBareck se réjouit tout de même des niveaux record atteints en termes de périmètres aménagés, 19.000 hectares, dévoilera-t-il en substance. Il s’agit là selon lui d’un record historique en Mauritanie. Le ministre qui s’exprimait au cours d’une réunion avec la paysannerie du Trarza le dimanche 2 juin dernier, faisait le point de la campagne agricole 2013-2014. En perspective de la prochaine récolte au niveau de R’Kiz où son département venait d’aménager 1.000 hectares en faveur d’une population estimée à 7.000 habitants, le ministre s’est longuement entretenu avec les agricultures. Selon lui, les avancées notoires enregistrées dans le domaine du développement agricole sont le fruit d’une politique réfléchie élaborée en 2009 et qui vise à aménager quelques 40.000 hectares de terre.

L’endettement ayant constitué jusque-là le cauchemar du monde rural, l’ouverture des guichets de l’Union nationale des coopératives de crédits agricoles de Mauritanie (UNCACEM), fermés depuis des années à cause des impayés, a constitué cette année une aubaine. Ainsi, une enveloppe de 12,8 millions de dollars, soit 3,8 Milliards d’UM sont disponibles pour financer les prochaines saisons. Ces crédits profitent cependant rarement aux agriculteurs analphabètes dont les dossiers sont souvent rejetés pour manque de consistance. Ce qui ouvre les vannes de l’UNCACEM aux cadres, retraités et hommes d’affaires mauritaniens venus de Nouakchott qui raflent des crédits dont la finalité n’est pas toujours l’agriculture.

Cette belle euphorie ne fait cependant pas oublier que tout le Sud de la Mauritanie, Trarza, Brakna, Gorgol et Guidimagha continue de dépendre en grande parti des aides octroyés par le Programme alimentaire mondial, grâce aux banques céréalières installées dans ces régions rurales où quelques centaines de comités de gestion locaux s’activent.

Malgré ces lacunes, l’agriculture continue d’occuper près de 60% de la population mauritanienne. De plus en plus de jeunes diplômés se sont également orientés vers le secteur, par des initiatives privées ou dans le cadre des politiques d’insertion initiés par l’Etat.
Ainsi, l’agriculture est le premier moteur de croissance en Mauritanie, soit un taux de 39,6% en 2012, loin devant les BTP (23,3%) et la pêche (14,8%). Elle contribue à l’ordre de 17,8 % à la formation du PIB.

Source:Lauthentic
Noorinfo


              

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