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Recrudescence du viol : Les Ongs tirent la sonnette d’alarme


Actu Mauritanie
Mardi 5 Juin 2012 - 09:15

Le viol ainsi que d’autres formes d’abus sexuels deviennent de plus en plus courants en Mauritanie.Les centaines de victimes recensées à Nouakchott et à l’intérieur du pays sont encore réticentes devant tout recours capable de les aider à surmonter ces situations aux conséquences sociales désastreuses telles que les cas de traumatisme, notamment en se confiant aux Ongs spécialisées dans la lutte contre ce phénomène.


Recrudescence du viol : Les Ongs tirent la sonnette d’alarme
Une récente étude organisée par l’association mauritanienne pour la santé de la mère et de l’enfant (Amsme) révèle une recrudescence du phénomène des viols dans le pays au cours des dernières années, évoquant le chiffre alarmant de 1166 cas, qualifiant 2008 d’année noire avec 306 viols soit un cas toutes les 36h.

De son côté, l’initiative « La-Ibahiya » (anti libertinage), estime que plus de 800 cas de viols se produisent annuellement en Mauritanie dont la population ne dépasse pas les 3 millions de personnes. Ces cas comportent selon les Ong opérantes dans le domaine des violences sur mineures et des viols sur les garçons. Une autre étude révèle que 90% des cas de viol sont tenus dans la discrétion totale en raison de la crainte de leurs victimes , de l’humiliation. L’étude indique que 65% des filles souillées sont des mineures, 90% des célibataires, 23% des illettrées et 84% des filles issues de familles démunies.

Dans un état des lieux de la violence sexuelle à l’égard des filles et des femmes à Nouakchott établi en novembre 2002, l’Amsme indique au chapitre relatif aux données sur le viol dans la capitale sur la base d’une enquête menée dans les centres de santé de Sebkha, Pilote, Riad, Toujounine, El Mina, Arafatt, Teyarett et au à l’Hôpital National, que le nombre de cas enregistrés fût de 65 en 2000 et 82 en 2001.

«Les victimes arrivant dans les structures de santé publique sans réquisition de la police sont estimées pour l’année 2000 à 200 et 250 pour l’année 2001, soit environ 5 cas par semaine» souligne le document selon lequel «le nombre total de victimes non déclarées, et qui ne se rendent pas dans une structure sanitaire peut être estimé à 10 fois ce chiffre, soit 2.000 à 2.500 cas par an, soit 5 à 7 cas par jour». La plupart de cas de viols déclarés sont référés au CHN, les plus nombreux (20) venant d’El Mina et Drsn (19). L’effectif nombre de cas reçus en 2001 a augmenté d’un 20 % par rapport aux cas reçus en 2000.

Md O Md Lemine
Pour L'Authentique
Mamoudou Kane


              

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