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Recensement: Première marche autorisée du collectif «touches pas à ma nationalité»


Actualité
Samedi 8 Octobre 2011 - 14:43

Ce samedi 10 octobre a eu lieu la première manifestation autorisée du collectif touches pas à ma nationalité, qui est cette fois arrivée à l'assemblée nationale. Une manifestation suivie par plusieurs centaines de sympathisants qui revendiquent un peu plus que le recensement aujourd'hui.


La police était là mais sans matraques et gaz cette fois-ci, avec une couverture médiatique importante
La police était là mais sans matraques et gaz cette fois-ci, avec une couverture médiatique importante
Pour la première marche autorisée du collectif contre le recensement, touches pas à ma nationalité, la police n'a pas fait les choses à moitié pour encadrer la manifestation qui s'est ébranlée, toujours du bureau de recensement de Tevragh Zeina, vers l'assemblée nationale.

Des dizaines de policiers antiémeutes ont formé un cordon de «sécurité, juste au cas où» selon un des jeunes officiers de la police en charge de la sécurité de la manifestation. Ils ont accompagné les centaines de manifestants venus dénoncer un recensement discriminatoire et cette fois sûrs de remettre leur lettre de doléances aux députés de l'assemblée nationale.

Pour la sécurité, et éviter les débordement de la semaine passée, les manifestants eux-mêmes ont formé leur propre cordon et jurent de ne plus se «faire avoir par les voyous infiltrés, venus casser» affirme un des maillons du cordon humain de sécurité qui entoure le corps manifestant, qui scande durant tout le trajet «recensement raciste» et «Aziz zéro».

«Cette marche autorisée n'est pas une victoire, ou une étape dans la lutte, ou un geste conciliant du pouvoir. On nous a accordé notre droit garanti par la Constitution mauritanienne. Donc ça ne change rien à nos revendications, ou à notre détermination» évoque le leader du collectif, Abdoulaye Birane Wane.

Une manifestation suivie
Une manifestation suivie
Contre le recensement, et plus

Et dans la foule presque silencieuse qui se masse autour du comptoir américain près du bureau symbole de recensement de Tevragh Zeina, les revendications ne sont plus liées qu'au recensement. Le souhait de voir le discours s'élargir prend de l'ampleur. «La discrimination liée au recensement c'est une goutte d'eau dans l'océan d'injustices qui existent en Mauritanie. Le combat doit continuer et revendiquer l'égalité citoyenne en général» estime Amadou Dia, enseignant dans le privé.

Django Wadé acquiesce à côté. Pour cet éboueur travaillant à Pizzorno, «le temps des discours trop longs est passé. Maintenant on doit savoir si on peut vivre tous ensemble et égaux en droits et devoirs dans ce pays ou pas. Et ce mouvement doit s'élargir et devenir un véritable mouvement pour les droits de tous les mauritaniens» crie-t-il.

Ce que le coordinateur du mouvement ne désapprouve pas. «On a voulu étiqueter notre combat comme un combat politique, à partir du moment où on a posé sur la table des revendications plus vates, qui allaient au-delà du recensement. Mais nous ne sommes pas politiques. La question des terres spoliées, de l'égalité, des droits culturels, tout ça à mon sens relève de la justice, pas de la politique» justifie Wane.


Arrivée du cortège devant l'assemblée nationale
Arrivée du cortège devant l'assemblée nationale
Arrivée à l'assemblée nationale

Pour la première fois depuis le début de leurs manifestations entamées il y a plusieurs semaines, le collectif arrive devant les grilles de l'assemblée nationale, où ils remettent leur lettre à trois députés venus les accueillir.
«Ce sont eux les vrais représentants du peuple. Nous les avons élus, et c'est donc tout naturellement que nous leur envoyons un message de soutien et qu'ils écoutent nos revendications, pour mieux les faire parvenir plus haut» explique Abdoulaye Birane Wane, coordinateur national du mouvement, «plus déterminé que jamais».
La lettre est remise à trois députés de l'opposition: Saleck Ould Sidi Mahmoud, rapporteur pour le budget à l'assemblée nationale, de Tawassoul, Kadiata Malick Diallo de l'UFP et Yacoub Ould Moïne du RFD.

Pour Kadiata Malick Diallo, «cette marche enfin autorité relève du bon sens simple et de la démocratie. C'est leur droit le plus élémentaire de pouvoir manifester librement, et exprimer leur opinion» dit-elle, jointe par téléphone.

«Quant à leurs revendications, elles avaient déjà été posées par nous parlementaires et nous continuons à les poser. Et un régime qui se dit démocratique doit tenir compte des appréhensions légitimes d'une partie de la population. En temps de crise la meilleure réponse est le dialogue; et en dialoguant s'il est sincère et sans arrière-pensées dans sa démarche, l'état convaincra et rassurera les gens» conclut la députée de l'UFP.

Noorinfo

toutes les communautés étaient là pour cette manifestation
toutes les communautés étaient là pour cette manifestation

Recensement: Première marche autorisée du collectif «touches pas à ma nationalité»

Les femmes, comme souvent, au premier rang
Les femmes, comme souvent, au premier rang

Un cortège suivi par un cordon de sécurité de TPAMN attentif à ce qu'il n'y ait pas de débordements
Un cortège suivi par un cordon de sécurité de TPAMN attentif à ce qu'il n'y ait pas de débordements

Recensement: Première marche autorisée du collectif «touches pas à ma nationalité»
Mamoudou Kane


              

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