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Rebecca Ayoko : l'égérie noire d'Yves Saint Laurent, oubliée de tous


Lu sur le web
Dimanche 9 Septembre 2012 - 13:00

Plus personne ne semble se souvenir, aujourd’hui, de Rebecca Ayoko. Pourtant cette native d’Abidjan en Côte d’Ivoire a occupé les grands podiums de la haute couture internationale pendant plus d’une décennie.


De 1980 à 1990, elle fut notamment l’égérie du créateur français Yves Saint Laurent et l’un des tout premiers top-models noirs en France. Une période pendant laquelle Rebecca Ayoko brille de toute sa beauté noire sous les feux des projecteurs, avant de connaître la chute et l’oubli.

Le site MyBoox, spécialisé sur l’actualité littéraire, nous apprend, ce samedi 8 septembre, que l’ancien mannequin ivoirien se prépare à publier une autobiographie chez l’éditeur Jean-Claude Gawsewitch. L’ouvrage, qui sera en librairie au mois de novembre, s’intitule Quand les étoiles deviennent noires.

Ce titre est inspiré du nom d’une robe qu'Yves Saint Laurent lui avait dédiée. Il a été choisi pour mieux revenir sur le trou noir dans lequel est plongée l’une de celles qui a fait les plus belles heures de la maison Saint Laurent.

MyBoox ne révèle rien du contenu du prochain livre, si ce ne sont quelques rappels des heures de gloire de Rebecca Ayoko, comme ce jour où le célèbre créateur la fait défiler avec une création qui marqua les esprits, raconte le site d’information littéraire:

«Paris VIIIe, 1987. Regard doux, sourire timide et port de tête de danseuse, Rebecca Ayoko défile dans un tailleur Yves Saint Laurent dont la blancheur éclatante contraste avec la couleur de sa peau. A voir la grâce de son déhanché, l’égérie d’Yves Saint Laurent semble avoir fait cela toute sa vie.»

Pourtant, ajoute MyBoox, Rebecca Ayoko qui côtoie ainsi tous les top-models internationaux n’a pas une histoire toute simple. Le succès qu’elle connaît à ce moment-là, cache en réalité, une jeunesse douloureuse:

«Née dans la misère en Côte d’Ivoire, battue, violée et exploitée toute son enfance, elle devient esclave, dès son plus jeune âge et mère à 13 ans.»

Dès lors, l’Ivoirienne se battra pour échapper à son destin. MyBoox nous rappelle qu’elle s’envolera ensuite pour Paris, la capitale de la mode, où elle fera la connaissance de celui qui deviendra son mentor.

«Sa rencontre avec le grand couturier Yves Saint Laurent l’a projetée —de façon aussi fabuleuse que brutale— de la violence des rues d’Abidjan à la magie —souvent cruelle— du monde de la mode, des top-models et de la jet-set», précise le site dans une courte biographie qu’il consacre à l’ancien mannequin.

Au mois d’août, c’est le site Africultures qui lui consacrait quelques lignes: Rebecca Ayoko était alors la marraine de la deuxième édition de la Fashion Night de Saint-Martin de Ré, dans l’ouest de la France.

Lu sur MyBoox, Africultures
Mamoudou Kane


              

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