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REVUE DE PRESSE AFRIQUE A la Une: comment venir à bout du terrorisme au Sahel?


Guerre au Mali
Lundi 7 Septembre 2015 - 14:03

Délicate question sur laquelle se penchent les représentants des pays membres du G5 Sahel à partir de ce jeudi à Bamako au Mali.


REVUE DE PRESSE AFRIQUE A la Une: comment venir à bout du terrorisme au Sahel?
« Le G5 Sahel, initiative de développement des pays situés aux alentours ou dans la zone sahélienne, aura fort à faire face à l’urgence sécuritaire, relève Le Républicain. Le volet militaire doit surtout réussir là où a échoué une expérience précédente : le Comité d’états-majors opérationnels conjoints (le CEMOC), dont le siège était à Tamanrasset, en Algérie.
 
Les experts du nouveau programme des pays du champ terroriste cherchent donc leur voie. » Alors, « le défi sécuritaire de ces pays, pointe Le Républicain, est d’établir la paix et le développement dans la région, à travers notamment la création d’unités mixtes de défense. Ces unités mixtes auraient la mission d’organiser des patrouilles conjointes avec la création d’une Unité d’intervention pour le Sahel. »
 
Par ailleurs, « un point important de la rencontre de Bamako, note encore Le Républicain, est le renforcement des capacités opérationnelles de la Minusma. La mission onusienne étant confrontée à des problèmes d’effectifs. »
 
Enième initiative régionale, donc, mais la tâche est rude… « L’Afrique est éprouvée », soupire le site guinéen Ledjely.com : « Aux nombreux problèmes qui ont toujours assailli le continent africain, s’est ajoutée depuis quelques années la lancinante question du terrorisme islamiste.
 
 Une problématique face à laquelle les Etats africains donnent des signes d’impuissance. A la tête de pays aux économies faibles et ne pouvant s’appuyer que sur des armées sous-équipées et malformées et sur des services de renseignement très peu efficaces, les dirigeants du continent en sont presque réduits à sous-traiter la gestion de la menace terroriste.
 
Autrement, comme on peut le voir avec Boko Haram et les shebabs en Somalie, les jihadistes sont partis pour régner en maîtres, estime Ledjely.com, et étendre davantage leurs tentacules. »
 
Et le site guinéen de prendre justement l’exemple du Mali : « Aussi humiliant que cela peut l’être, on est obligé de reconnaître que sans l’intervention expresse de la France, le Mali serait aujourd’hui ce que l’Afghanistan était du temps des talibans du Mollah Omar.
 
Parce qu’à eux seuls, les Africains ne seraient pas venus à bout des islamistes qui s’étaient emparés de plus de la moitié de ce vaste et austère pays sahélien. Mais on n’a pas l’impression qu’on en a tiré les leçons qui s’imposaient, soupire le site guinéen. Autrement, des réflexions auraient été engagées pour mieux faire face aux menaces du même genre. Hélas. »
 
IBK agacé…
 
A la Une toujours, le Mali, avec justement le processus de paix au Nord qui bat de l’aile et IBK qui s’énerve. Le président malien est apparemment agacé. Accusé par certains d’être un peu trop complaisant envers le Gatia, groupe d’autodéfense progouvernemental, IBK a une nouvelle fois hier fermement enjoint celui-ci de quitter la localité d’Anéfis.
 
Mais pour le moment, rien ne bouge, constate L’Indicateur du Renouveau à Bamako : « Le Gatia est toujours sur place. Aucune échéance n’est pour l’instant avancée. » Apparemment, les dirigeants politiques du mouvement peineraient toujours à convaincre leurs combattants de quitter la ville qu’ils occupent depuis fin août.
 
En tout cas, pointe le quotidien Aujourd’hui au Burkina, « ce discours musclé et à la limite militaire du chef de l’Etat malien donne une nouvelle tournure à la position de Bamako par rapport à la violation du cessez-le-feu.
 
Même si le palais de Koulouba n’avait pas ouvertement pris le camp des mouvements armés qui sont de son côté, il n’avait pas non plus tenu de langage de fermeté à cette fameuse plateforme qui affirme à qui veut l’entendre qu’elle roule pour Bamako. L’appel de Niamey semble donc rompre avec cette attitude d’équilibriste. »
 
En principe, « le Gatia devrait se plier à l’ordre présidentiel. Mais, tempère Aujourd’hui, on sait qu’en la matière, une chose est de susciter une troupe à prendre les armes, une autre est de la contraindre à les déposer.

Alors, s’interroge le quotidien burkinabè, de quels moyens de coercition dispose IBK pour faire dégager le Gatia d’Anéfis, si jamais la plate-forme renâclait ? Ce serait alors l’histoire de la queue qui refuse d’obéir à la tête, scénario-catastrophe et un tantinet humiliant pour IBK. »

RFI
Noorinfo


              

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