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Que penser de l’exposition d’Omar Ball « oiseaux du banc d’arguin, oiseaux du désert » ?


A.O.S.A
Vendredi 18 Novembre 2011 - 20:01


Que penser de l’exposition d’Omar Ball « oiseaux du banc d’arguin, oiseaux du désert » ?
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C’est une première en Mauritanie : une exposition d’art contemporain où il n’y a rien à vendre ! Presque un an au milieu des fils de fer à les tordre, les couper, les arranger pour donner vie à un certain nombre d’oiseaux du plus majestueux au plus discret. Bien avant l’installation de l’ensemble, chaque pièce est pleine de vie, Omar ayant capté l’âme de chaque spécimen comme on peut croquer un visage en quelques traits sauf que chaque trait est un fil travaillé des milliers de fois. Combien d’effets sur le fil au cm2 ? C’est tout simplement prodigieux ! Quel effort ! Quel résultat !

Quant à l’installation à la galerie sinaa sous les ailes bienveillantes de Marie et Isabel, elle restitue autant l’atmosphère d’un milieu hétéroclite que chaque œuvre rend l’âme de l’espèce. On entre dans la pièce, on y est. On entend le bruit de la mer, on sent le sable sous nos pieds, les cris des oiseaux, le tout sans  un bruit car l’installation silencieuse fait raisonner tous les souvenirs de quiconque a déjà vu une telle scène ou titille l’imaginaire de quiconque n’a jamais rien vu de pareil.
 
Ici le mystérieux flamant rose qui décolle avec son œil sévère, là le nonchalant pélican qui plane et partout tous ces oiseaux qui semblent gravir des escaliers d’Escher. Scène kaléidoscopique qui fait disparaître les murs et respirer l’espace en vous plongeant au milieu d’une nuée d’oiseaux qu’on reconnaît sans pouvoir en nommer un seul...

D’ailleurs, je pensais que le pélican était l’oiseau au vol le plus majestueux car le pélican est le partisan du moindre effort, il bat trois ou quatre fois des ailes puis plane un long moment ; c’était compter sans le flamant rose : j’invite tous les néophytes comme moi à voir d’urgence le documentaire « les ailes pourpres », une pure merveille qui raconte le mystère formidable de cet oiseau qui vient au monde au diable dans un lac toxique au pied d’un volcan sans lequel plus de flamant rose. C’est vraiment extraordinaire. Le décollage du flamant est lamentable, son vol banal mais son atterrissage est d’une élégance inouïe !
 
Passons ! J’en sais pas plus sur ces oiseaux sauf que cette installation m’a rappelé un coin du banc où à marée basse sur la pointe du sable on trouve exactement ce mélange à deux mètres de votre peau étalée dans le sable chaud.
 
Quant à l’art dans tout ça, que demander de plus ? La performance est là ! Cette installation mérite d’être exposée ailleurs. Peut-être même la faire voyager comme les oiseaux qui la peuplent.  A voir avec le petit documentaire de l’artiste bolivienne Patricia Mariaca qui a suivi Omar Ball.
 

 

chezvlane


              

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