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Noorinfo

Quand le politique occulte le social


Tribunes
Mercredi 6 Mars 2013 - 10:35


un soir de campagne électorale à Nouakchott
un soir de campagne électorale à Nouakchott
Depuis le départ de Ould Taya, la Mauritanie ne mange, ne respire, ne roule et ne cahote que sous la politique et des tiraillements entre hommes politiques de tous bords. La crise politique née des tensions entre nos leaders, sur le « partage du gâteau Mauritanie » aura occupé les esprits et les corps.

Pendant ce temps, les prix des produits de consommation n’ont cessé de grimper au grand dam des ménages ! Et pendant que l’élite s’occupe du seul domaine dans laquelle elle s’est forgé une expertise, à savoir les intrigues politiciennes et les échauffourées dans la fange boueuse des arrières cours partisanes, la population se serre le gosier en attendant l’heure où on se souviendra d’elle. Pour le moment, et certainement pour un temps encore, elle devra se suffire des quelques osselets qu’on lui a lancés, des promesses de mieux vivre, histoire de tempérer la marmite. C’est connu, le petit peuple, on y pense que lorsqu’on sollicite sa voix.

A ce propos, la grande moisson n’est pas pour maintenant, même si la CENI souhaite qu’elle se tienne au cours de l’année 2013 ! Alors, on l’oublie, ce peuple, en attendant que la date des suffrages approche. Les élections, c’est connu, c’est le seul moment où les responsables se souviennent qu’il y a un peuple et des voix à récolter. On se rappelle encore des décisions de baisse importante du prix du carburant décidées par le candidat-président Ould Abdel Aziz en 2009 alors que le pays s’apprêtait à organiser des élections présidentielles !...

En fait, passée cette grande foire aux tintamarres qu’est la campagne électorale, on ne se souvient plus du difficile quotidien du peuple jusqu’aux échéances prochaines. Même les bleds les plus oubliés, profitent de l’intermède pour vivre aux rythmes des grosses cylindrées, se rincer les yeux de ces messieurs de la capitale pétant de santé et de frics, qui viennent leur dire que la Mauritanie, c’est eux, qu’on va les extirper de la pauvreté et de la misère, qu’ils sont les maîtres et que ce sont eux les esclaves, que l’administration est à leur service, qu’ils peuvent venir se planter devant le préfet ou le wali à chaque fois que cela leur chante, qu’ils peuvent même les réveiller à toute heure de la nuit pour leur auguste besoin.

Des propos qu’ils parviennent cependant à peu comprendre, eux qui sont traités, après les élections, en troupeaux sans droit ni existence. Depuis quelques temps, la question de développement n’est plus à l’ordre du jour chez nous. Le pouvoir semble avoir oublié sa mission première qui est de s’occuper du quotidien de ce peuple qui ne sait plus où donner de la tête face à des commerçants mercantilistes et cupides. Au lieu de se tourner vers ce quotidien, c’est des querelles de chapelle, des règlements de compte que l’on s’occupe. C’est cela le quotidien du leader mauritanien !

Sneiba
pour l'Authentic


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