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Prix des Nations-Unies pour les droits de l’homme : La CNDH veut semer la zizanie entre les organisations crédibles mauritaniennes


Communiqué
Jeudi 26 Décembre 2013 - 22:00


Prix des Nations-Unies pour les droits de l’homme : La CNDH veut semer la zizanie entre les organisations crédibles mauritaniennes
L’Organisation des Nations Unies a décerné à notre compatriote Biram Dah Ould Abeid , président de l’IRA-Mauritanie, son prestigieux Prix des droits de l’homme, récompensant ses efforts dans la lutte pour l’éradication de l’esclavage dans notre pays.

Á cette occasion, SOS-Esclaves exprime à l’heureux récipiendaire et à l’organisation qu’il dirige ses très sincères félicitations et sa solidarité.
 
Une aussi haute distinction accordée à un compatriote devrait réjouir l’ensemble du peuple mauritanien. La remise d’un aussi prestigieux prix à un militant des droits de l’homme aurait dû faire la fierté de toute la communauté des défenseurs des droits humains. En l’occurrence, c’est avec beaucoup de peine que SOS –Esclaves constate que cela n’est pas le cas. Autant, nous comprenons que les esclavagistes, les conservateurs irréductibles et autres partisans de l’ordre social domi- nant soient affligés par cette distinction, autant nous sommes étonnés de voir des organisations et instances officiellement dédiées à la défense des droits de l’homme s’offusquer et s’indigner d’une telle distinction.
 
Depuis quelques jours, certaines organisations de lutte pour les droits humains, ou qui se prétendent telles, et avec elles, la Commission nationale des Droits de l’homme (CNDH), ont engagé une campagne de propagande de grande ampleur (conférence de presse, mobilisation de médias, lobbying international, etc.) contre l’attribution à Biram Dah Ould Abeid du Prix des Nations Unies. Cette campagne ne fait pas honneur aux organisations qui l’ont initiée. En particulier, elle ne grandit pas la CNDH dont la présidente a cru utile de prendre la parole à la tribune des Nations Unies pour discréditer l’IRA, et semer le doute sur l’engagement et l’action de Biram Dah Ould Abeid.
 
Tout en déplorant et dénonçant ces agissements, SOS-Esclaves est loin d’en être surpris. Nous connaissons assez les armes et les subterfuges de forces esclavagistes et féodales de la réalité de l’esclavage pour ne pas nous en étonner. Nous sommes cependant peinés de voir des organisations « indépendantes » et des instances gouvernementales s’affirmant au service des droits de l’homme s’approprier les arguments et les méthodes des pires ennemis de ces droits.
 
La tactique de ces derniers emprunte principalement deux voies :
 
- Rompre l’unité et la solidarité des organisations les plus résolues dans la lutte contre l’esclavage, en jouant sur d’é-
ventuelles ambitions personnelles ou rivalités organisationnelles. Par exemple, selon les animateurs de la cam- pagne contre Biram, celui-ci ne mériterait pas le Prix décerné par l’ONU, qui aurait dû revenir à Me Brahim Ould Ebety, Me Maroufa Diabira ou à Boubacar Ould Messaoud, Aminetou Mint El Moctar Ould Ely, Me Fatimata M’Baye ou Me Mine Ould Abdoullah, ou encore Mamadou Sarr ou Lalla Aïcha Ouédrago Sy. Ni l’une ou l’autre de ces personnalités, ni SOS-Esclaves, n’est dupe d’une telle hypocrisie, et tous sont trop éloignés de telles mesquineries.
Chacun a la liberté de partager ou pas le sens du combat dans lequel l’IRA et Biram sont engagés, d’être en accord ou pas avec leur conviction et leurs actions. Nul, cependant, ne peut contester la qualité de leur engagement et les sacrifices qu’ils consentent dans le combat pour l’éradication de l’esclavage dans notre pays.

- L’autre axe de la contre-offensive pro-esclavagiste est la sauvegarde de l’unité nationale. Toute dénonciation de l’es- clavage est perçue comme une action de sape contre l’unité nationale, devenue l’objectif absolu devant lequel doivent s’effacer tous les principes et les exigences de liberté, d’égalité et de justice et de progrès social.
 
Á SOS-Esclaves, nous demeurons convaincus qu’une unité nationale fondée sur l’asservissement, la domination et l’humiliation est un objectif vain et dangereux e que l’éradication définitive de l’esclavage est une condition de la paix sociale et du développement durable en Mauritanie.
 
En fondant leurs réactions et leurs attitudes sur des arguments aussi pernicieux, nombre d’organisations de «défense» des droits de l’homme s’alignent, consciemment ou non, sur les positions des forces esclavagistes et féodales.
 
Pour sa part, SOS-Esclaves tout en appelant l’ensemble des citoyens épris de justice et de liberté à s’unir fermement dans la lutte contre l’esclavage et toute autre forme d’atteinte aux droits de l’homme, regrette profondément une telle orientation, et en appelle au sens des responsabilités de chacun, pour que la lutte effective contre les atteintes aux droits de l’homme et en particulier contre l’esclavage soient au centre de leur action et qu’ils évitent toute diversion de leur véritable combat.
 
Pour le Bureau Exécutif
Boubacar Messaoud, Président
Mamoudou Kane


              

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